Législatives 2019/ Sortie tous azimuts d’une candidate de la 15è : Et si Sèdami Medegan se concentrait sur l’essentiel ?

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A quelques heures de la session extraordinaire devant éventuellement permettre aux députés de modifier les lois électorales qui constituent un blocus aux élections législatives du 28 avril prochain compte tenu de l’ « exclusion » de l’opposition, des voix continuent de s’élever dans le rang de la Mouvance présidentielle pour attiser le feu. Docteur Sèdami Medegan Fagla, candidate aux législatives, dont le vivier électoral reste à prouver, en est une.

Après le ballet des ténors de l’Union progressiste (Up) jeudi dernier tendant à montrer qu’ils sont exempts de tout  reproche et jetant le tort sur l’opposition qu’ils accusent de négligente, c’est au tour du Docteur Sèdami Medegan Fagla d’emboucher la même trompette. « Lorsque nous avons en face des partis politiques qui n’ont pas du tout fait le nécessaire pour se mettre en conformité avec nos textes, pour respecter les règles en vigueur et qu’aujourd’hui, ils subissent la rigueur de nos textes de lois, nous les considérons avec un regard condescendant (…) Ce sont eux qui ne sont pas dignes de représenter ceux qu’ils estiment représenter… », a-t-elle déclaré hier, sur les ondes de la radio Océan Fm, dans l’émission socio-politique ‘’Cartes sur table’’. A l’instar de ses nombreuses précédentes sorties médiatiques, elle n’a pas manqué de passer le clair de son temps à vitrioler l’opposition. Selon la candidate de l’Up, deuxième titulaire dans la 15ème circonscription électorale pour le compte des législatives du 28 avril 2019, aucun traitement de faveur n’a été fait aux formations politiques de la Mouvance et pour cette raison, les lois électorales en vigueur doivent être respectées et appliquées à l’opposition aussi. Ces propos en plus de contraster avec ceux tenus par le président de la République devant ses soutiens au palais de la Marina le 6 mars dernier, montrent le jeu flou des partis de Mouvance qui n’ont pas daigné faire des propositions au Parlement pour une sortie de la crise électorale. Quant à l’invitée de la radio Océan Fm, faisant partie de l’un des partis de la Mouvance, devra au lieu de s’occuper de l’opposition, penser aux défis qui l’attendent sur le terrain. Première fois candidate à une élection, sans véritable base électorale et surtout dans un contexte où celui qu’elle prétend défendre semble être en difficulté sur le terrain, Dr Sèdami Mèdégan devra redoubler d’ardeur dans sa circonscription souvent très difficile à conquérir pour le parti au pouvoir. Puisqu’à l’arrivée, ce ne seront pas ceux et celles qui ont beaucoup parcouru les médias sans rien apporter de nouveau aux débats actuels qui seront envoyés à l’hémicycle par les électeurs, mais plutôt ceux et celles qui ont pu s’imposer dans les urnes grâce à leur socle électoral.

J.G

 

Dr Sèdami Mèdégan, trop de com’ tue la com’!
C’est à croire qu’elle est la seule néo politicienne et la seule de la Rupture faite pour les medias. Il n’est pratiquement pas de semaine qu’elle ne soit ou, peut-être, qu’elle ne se fasse inviter sur une radio ou une télé. Pourvu que ça soit un canal ou une tribune de communication, elle prend. En réalité, toutes les occasions sont bonnes pour elle puisqu’elle sait tout et peut parler de tout. Mais, au finish, ne parle de rien.  On pourrait penser que dans sa balade médiatique elle allait baisser de régime à un moment donné. Erreur ! Bien au contraire, elle est passée à l’offensive depuis qu’elle est positionnée sur la liste Union progressiste dans la 15ème circonscription électorale.  Dans une zone où son nom et sa silhouette ne disent pas grand-chose aux potentiels électeurs, la Doctoresse qui s’est découvert des talents de politicienne sous le Nouveau départ, ne gagnerait-elle pas à se concentrer et à faire un travail de fourmi, loin des studios et plateaux de radios et télévisions pour se faire accepter d’abord ?  Sauf si Sèdami Mèdégan estime que les législatives se gagnent par les ondes et non sur le terrain, elle peut continuer à faire le tour des médias. Mais tout au moins, elle doit avoir à l’esprit que trop de communication tue la communication. Sur ce, faire en sorte qu’à la simple évocation de son nom sur un plateau, que téléspectateurs ou auditeurs, furent-ils de sa base électorale ou non, ne soient pas tentés de zapper.
Worou BORO  

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