Bénin/Solution de sortie de la crise électorale : La lourde responsabilité du Bmp

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Les députés de la 7ème législature finissante vont-ils confirmer ce qui se dit dans l’opinion, comme quoi la solution pour une sortie de crise électorale ne se trouve pas à l’Assemblée nationale ? Les regards sont, en tout cas, tournés vers le Palais des gouverneurs ce lundi 18 mars 2019 où s’ouvre une session extraordinaire qui va se pencher sur ” l’examen des propositions de loi pour des élections inclusives 2019”. Après les propositions faites par les différentes formations politiques ayant manifesté le désir de prendre part aux prochaines législatives et le travail d’arbitrage fait par le comité restreint de cinq députés mis en place par le président du Parlement, Me Adrien Houngbedji,  la balle est désormais dans le camp de la plénière. Une plénière majoritairement constituée des parlementaires du Bmp, répartis dans les partis Union progressiste (Up) et Bloc Républicain (BR) qui eux, n’ont fait aucune proposition de sortie de crise. Justement, la grosse inquiétude de plusieurs observateurs réside à ce niveau. Comment le Bmp qui n’a pas fait de propositions pourrait se pencher sur les propositions faites par d’autres ?  Pourra-t-il surprendre agréablement en prenant de la hauteur par rapport aux propositions arrêtées par le comité présidé par Me Houngbedji? Le chef de l’État, Patrice Talon à la rencontre avec la classe politique exceptée l’opposition, a émis le vœu d’élections inclusives et, à cet effet, a mandaté le président de l’Assemblée nationale à y travailler au Parlement. Les nouvelles lois électorales votées en septembre 2018 par les députés de la 7ème législature sont incriminées par l’opposition. Mais aussi, certains soutiens du Pouvoir Talon y voient certaines contraintes à lever. Cependant, au même moment que le président Patrice Talon semble afficher sa volonté de voir participer aux législatives toutes les obédiences politiques, son entourage, lui, est dans la logique de l’exclusion. La récente intervention de son ministre Garde des Sceaux sur Radio France internationale (Rfi) et la sortie, jeudi dernier, des députés de l’Union progressiste membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) suscitent des inquiétudes sur la sincérité de la Mouvance d’ouvrir réellement le scrutin aux forces de l’opposition. Seules listes retenues par la Commission électorale nationale autonome (Cena), l’UP et le BR se disent déjà prêtes pour les élections avec ou sans l’opposition. N’y a-t-il pas lieu, au regard de ces observations, d’avoir des  inquiétudes sur la suite à donner aux propositions de sortie de crise à examiner ce jour à l’Hémicycle ? Il est clair que pour une pacification du processus électoral, la responsabilité des députés du Bmp est lourdement engagée quoique leurs collègues de l’opposition, minoritaires, doivent aussi œuvrer au consensus pour que le Bénin, modèle de démocratie, étonne à nouveau, positivement le monde.

 

Worou BORO

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