Législatives 2019/ Pour une sortie de crise : Nicéphore Soglo critique Talon et fait des propositions

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L’ancien Président de la république Nicéphore Dieudonné Soglo fait des propositions pour une sortie de la crise électorale qui secoue actuellement la classe politique béninoise. Mais avant, l’ancien Maire de Cotonou n’a pas lésiné sur les mots pour dénoncer le pouvoir de Patrice Talon, qu’il juge responsable du brouhaha qui s’installe dans le pays.  C’était dans une déclaration de presse, rendue publique  à Cotonou, le 7 mars dernier.

Nicéphore Dieudonné Soglo  n’a pas à nouveau été tendre envers Patrice Talon et son régime.  Dans sa déclaration, il est resté dans le sillage des législatives prochaines pour pouvoir rappeler quelques « vérités », au Président de la république. « Au Bénin, berceau des conférences nationales souveraines, la ligne de partage est, pour le moment l’argent. Et pour tous les fossoyeurs patentés de notre économie nationale (les preuves sont disponibles), un parti doit disposer d’au moins 249.000.000 FCFA soit 380.000 euros, pour participer à une élection législative. Les pauvres, ces sous-hommes qui croulent déjà sous la kyrielle d’impôts de celui qu’on appelle Talon Takoue, (Talon l’impôt, Talon la gabelle) et qui doivent pour être candidat, se mettre en règle avec le fisc pour obtenir un quitus fiscal. ‘’Ces Salauds de pauvres’’ comme disait l’acteur français Jean Gabin dans le film La Traversée de Paris, n’ont après tout que ce qu’ils méritent. Taillables et corvéables à merci, ils sont privés du droit de grève (Talon l’a claironné à Berlin), du droit de manifestations et de la liberté de presse et de communication », renseigne ladite déclaration. Pour lui, ce climat qu’il qualifie  de non rassurant est instauré de main de maître par le Chef de l’Etat qui, a l’en croire, est déjà vomi par le peuple béninois. Nicéphore Dieudonné Soglo dans son adresse, n’a pas manqué de rappeler la température sociopolitique délétère dans laquelle, les législatives du 28 avril 2019 ont conduit. Selon la déclaration, les lois liberticides se retournent aujourd’hui contre ceux qui ont voté ces lois. Pour cette raison, il déclare être en phase avec l’opposition lorsqu’elle, d’après lui, proclame solennellement qu’il n’y aura pas d’élection crédible et pacifique au Bénin qu’à condition que tous les citoyens riches ou pauvres y participent librement et qu’elle s’y opposera par tous les moyens.  « La solution ne se trouve donc pas dans le replâtrage hâtif des lois liberticides votées par un parlement croupion qui s’est totalement discrédité. La réforme du système partisan et du code électoral doivent être gelés et discutés après les élections dans un climat apaisé et consensuel après ces élections. Il nous faut pour cela, retrouver au plus vite les vertus qui ont fait le succès de la conférence nationale », a-t-il suggéré pour finir.

 

Janvier GBEDO (Stag)

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