Avalanche de mesures sociales : Tout l’édifice s’écroule

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Au Bénin, ce qui semble être une exclusion des partis politiques de l’opposition dans le cadre des élections législatives du 28 avril prochain procrée depuis un moment dans le pays, une tension sociale. La conséquence directe qui risque de provenir de ces foyers de tensions, c’est la pénitence des populations dans les urnes et ce, vis-à-vis des deux Blocs politiques de la mouvance, au grand dam de la kyrielle de mesures sociales sur lesquelles comptait à coup sûr le gouvernement pour ratisser large, dans le cadre de ces élections. 

Le gouvernement de la rupture et du nouveau départ a surpris plus d’uns, à travers maintes décisions mielleuses et mesures sociales qui depuis un moment ont commencé par inonder le pays. Entre autres, le décaissement de plus de 500 millions de fcfa au profit des sinistrés du marché Dantokpa, le payement d’arriérés à une certaine catégorie d’enseignants, le payement des pensions dues à des agents de l’Etat à la retraite, l’asphaltage, le lancement de plusieurs chantiers infrastructurels et routiers, le lancement du microcrédit mobile qui fait actuellement objet de communication dans les villages et hameaux du pays. Il est un secret de polichinelle pour tout béninois que cette avalanche de mesures sociales et sages décisions ayant subitement pris corps juste à quelques mois des élections législatives était sans doute pour appâter et rallier à sa cause les indécis et déçus du régime de Patrice Talon. Ce faisant, il aura l’insigne occasion de donner plus d’arguments et une certaine crédibilité à ses candidats en lice pour la députation prochaine, une fois la campagne électorale lancée. Ainsi, progressistes et républicains seront plus à l’aise dans la persuasion des militants qui a d’ailleurs commencé depuis un moment dans tous les coins et recoins du pays, afin d’assurer une descente en douce à la huitième législature, à ces deux partis parrainés par Patrice Talon. Mais l’effet boomerang qui se susurrait de ces initiatives fait malheureusement flop, depuis quelques jours. En d’autres termes, la situation conflictuelle qui prévaut actuellement dans le pays, et que beaucoup qualifient d’exclusion par le truchement des lois électorales des partis politiques de l’opposition, a pris le dessus sur toutes ces mesures sociales du gouvernement. Un conflit qui engendre déjà des soulèvements et mécontentements, constatés dans plusieurs villes pour déchanter la rupture et surtout le Chef de l’Etat que ces protestataires pointent comme responsable de cette impasse. A l’arrivée, si cette colère des populations afflue vers les urnes le 28 avril prochain, la rupture rabattra de ses prétentions et toutes ces mesures sociales n’auront servi à rien. Au pire des cas, pas à grand-chose et l’objectif politique que le pouvoir s’est fixé ne sera pas atteint.

 

Janvier GBEDO (Stag)

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