Recours au Parlement pour une sortie de crise : Des citoyens livrent leurs opinions

233

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Les lignes semblent être bougées, en ce qui concerne l’impasse qui planait à l’horizon, pour le compte des législatives prochaines. Patrice Talon a décidé, hier mercredi 6 mars 2019, à l’issue de la rencontre qu’il a tenue avec certains partis politiques, de revoir positivement les choses. Autrement dit, l’Assemblée nationale par sa bénédiction, devra d’ici mardi prochain, proposer d’autres alternatives crédibles et inclusives pour permettre aux partis politiques recalés, de revenir dans la course au parlement. Votre journal a recueilli l’avis de quelques citoyens rencontrés au kiosque de journaux du Cnhu de Cotonou hier.

 

Golou Germain, cuisinier à Cotonou :

 « C’est une décision sage »

« D’emblée, je dirai en tant que citoyen, c’est une décision sage de la part du Président de la République. Sage parce que si à l’issue de ce conclave à l’Assemblée nationale, les députés pouvaient s’entendre pour qu’il y ait une bonne élection qui requiert la participation de tout le monde, notre démocratie sera honorée. En ce qui concerne le boycott de l’opposition, je ne lui trouve pas tort. Car si j’étais à leur place, j’allais faire la même chose, pour la déception de la fois passée. C’est pourquoi ils ne sont pas sûrement allés là-bas… »

 

Hector Dossou, soudeur:

« la rencontre est arrivée un peu tardivement »

« La rencontre d’hier est venue un peu tard. Elle l’est parce que la loi qu’ils ont votée  eux-mêmes a commencé par créer de problèmes. La loi a commencé par sacrifier les citoyens. Donc il faudrait rapidement prendre une décision pour dire non, le fétiche que nous-mêmes avons installé, si ce fétiche là commence par tuer les adeptes,   il vaut mieux le jeter. Donc la rencontre est arrivée un peu tardivement mais on accepte. Peut-être que le Président est revenu en de meilleurs sentiments.  Mais il ne faudrait pas que ces sentiments créent encore d’autres choses. Ils ont parlé de ruse et de rage, on les connait. Il faudrait que la loi qu’on va voter n’écarte personne.  Ni mouvance, ni opposition. Puisque nous n’avons jamais vu une période pré-électorale où des citoyens meurent. Il y a de violences par ci par là. Nous n’avons jamais vu depuis 29 ans une élection où il n’y a qu’un seul parti. Le président voulait faire reculer le pays de 29 ans. C’est vraiment grave. Notre démocratie a pris un choc violent et je crois qu’il n’est pas tard. Le pays nous appartient. Il faut que les opposants aussi se calment et fassent des propositions. Des propositions qui peuvent apporter la paix dans ce pays… »

 Marc Koumassegbo :

« C’est une décision sage du Chef de l’Etat »

« L’opposition a refusé de répondre présent, cela m’a énervé. Elle devrait répondre à l’appel du Chef de l’Etat qui malgré tout, demeure le père de la Nation. Soucieux des mécontentements, le Président a donné jusqu’au mardi au plus tard à l’Assemblée, pour qu’elle repense les lois à polémique. C’est une décision sage du Chef de l’Etat. Nous l’encourageons dans ses reformes et je suis personnellement derrière lui car, il avait déjà averti avant de venir au pouvoir. Il fait beaucoup pour le pays et je ne le regrette pas. Que le parlement corrige vite les choses et que l’opposition arrête de se plaindre tout le temps. Le pays a besoin de se développer dans la rigueur… »

 Dossou Félix :

« il ne peut avoir un seul arbre dans une forêt »

« Ce que je pense de la décision du Président de la république est que Patrice Talon a envie de travailler. Il a écouté le cri de cœur des populations car, il ne peut avoir un seul arbre dans une forêt. Quitte à l’opposition de marquer l’Assemblée nationale à la culotte, pour qu’elle ne soit pas à nouveau dribblée. Mais je souhaite que les nouvelles mesures se concentrent uniquement sur les trois partis politiques de l’opposition clairement impliqués dans le processus. Je ne souhaite plus trop de partis politiques dans notre pays. J’épouse donc la démarche du Chef de l’Etat, et je suis pour ses reformes… »

Saturnin Salanon, conducteur de Zem :

« il ne faudrait pas qu’on nous roule à nouveau dans la farine »

« Notre Président de la République Patrice Talon, on dirait que c’est Dieu qui est en train de se venger du peuple, vis-à-vis de lui. Ses reformes voulaient nous conduire tout droit dans le gouffre et tout le peuple cogitait. Notre échiquier politique voulait être réduit juste à ses deux partis politiques. Mais lui-même a enfin compris qu’il agissait mal par ce comportement pas catholique qu’on observait de sa part. C’est une bonne idée la rencontre mais il ne faudrait pas qu’on nous roule à nouveau dans la farine avec cette décision trop mielleuse. Puisque c’est son premier test électoral et on assiste déjà à des regrets. Lorsqu’il avait rencontré l’opposition, il n’a pas été tendre. Au contraire, il a jeté de l’huile sur le feu. Mais cette fois, il est apparu comme un père de famille. C’est bon mais il faut que Patrice Talon sache qu’on ne peut s’amuser avec tout, en se cachant sous les reformes car, on sait où et quand ça commence, mais jamais comment ça finit… »

 

Propos recueillis par Janvier GBEDO

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite