Programme des technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique : Vers de nouvelles résolutions pour relever les défis

256

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Mettre la technologie au service de la productivité agricole reste la préoccupation majeure des acteurs et décideurs pour un véritable développement du secteur de l’agriculture. C’est dans cette dynamique que s’inscrit d’ailleurs, le Programme des technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique, mise en œuvre depuis environ une année. Ainsi, depuis ce mardi, 06 mars 2019, les parties prenantes de plus d’une vingtaine de pays sont en conclave à Cotonou, capitale économique du Bénin. Il s’agit, pour celles-ci, de procéder à la première revue annuelle du programme qui s’inscrit également dans la logique « Nourrir l’Afrique » de la Banque africaine de développement (Bad). Coordonné par l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita), avec des centres de recherche agricole nationaux, régionaux et internationaux, le programme vise à augmenter la productivité agricole sur le continent le programme des Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique. Au cours de la présente assise, il s’agira pour les acteurs de faire le point des réalisations au cours de l’année 2018. Au cours de la première année, les filières concernées sont le riz, le manioc, la patate douce, le maïs, le mil, le sorgho, l’arachide, le bétail, le blé, le poisson, les haricots. Ils sont 27 pays à manifester leur intérêt au programme impliquant 143 interventions technologiques. Le représentant du directeur du département Agriculture et Agro-industrie de la Bad, Dr Andrew Mude, a indiqué que ce programme vise à mettre fin aux importations alimentaires massives, augmenter les revenus des producteurs agricoles, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et créer des emplois pour les jeunes en milieu rural. La cagnotte mise en place par la banque pour financer le programme Taat est de 120 millions de dollars US. Selon le représentant résident du groupe de la Bad au Bénin, John Andrianarisata, 24 milliards de dollars seront débloqués par la banque pour la stratégie « Nourrir l’Afrique » au cours des prochaines décennies pour la transformation agricole en Afrique. Il sera question aussi de déterminer la marche à suivre pour atteindre les objectifs au cours de l’année 2019. « Les actions qui sont développées dans le cadre du programme Taat devraient permettre de générer près de 120 millions de tonnes de production alimentaire supplémentaire et contribuer à sortir près de 130 millions d’Africains de la pauvreté d’ici à l’an 2025 », a expliqué le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Gaston Dossouhoui a ajouté que l’Afrique a importé pour 35 milliards de dollars US des produits alimentaires en 2015. Selon lui, la facture des importations alimentaires pourra aller à 110 milliards de dollars US en 2030, si rien n’est fait. Il appelle les acteurs à travailler pour la maîtrise des outils et produits techniques pour l’agriculture, la combinaison judicieuse de la volonté politique, un environnement économique et institutionnel favorable, des infrastructures adéquates, un meilleur accès au marché et la préservation des ressources naturelles.

 

A.B

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite