Maison d’arrêt de Porto-Novo et prison civile de Missérété : L’Ue fait don d’infrastructures et de matériels roulants

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Dans le cadre du Projet d’appui à la justice (Paj), financé par l’Union européenne (Ue), Chantal Symoens, Chef d’Equipe Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne au Bénin, a procédé à la remise officielle du château d’eau de la maison d’arrêt de Porto–Novo et des lampadaires solaires à la prison civile d’Akpro-Missérété. C’était mercredi 26 février 2019.

L’appui de l’Union européenne au secteur pénitentiaire était composé de 5 fourgons, dont un pour la maison d’arrêt de Porto-Novo, pour le transport des prisonniers et plus de 75 lits métalliques réalisés à la prison civile d’Abomey. Selon le Chef d’Equipe Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne au Bénin, Chantal Symoens, le geste se poursuivra dans les mois à venir par la construction de dortoirs et ateliers de formation et la réalisation d’un poste d’eau autonome à la prison civile de Lokossa. L’Union européenne apportera également un appui au Barreau du Bénin, pour la mise en œuvre de l’aide juridictionnelle et attribuera cinq subventions à des organisations de la société civile pour des actions visant à améliorer le cadre de vie des détenus. Pour le Chef d’Equipe Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne au Bénin, la contribution de l’Ue sous le Programme d’appui à la justice s´insère dans les priorités exprimées par le ministère de la Justice et de la législation et contribuera à renforcer la justice au Bénin. A l’en croire, l’exécution digne et efficace des peines de privation de liberté est une pierre angulaire de l’Etat de droit et la Constitution béninoise de 1990, en son article 18, indique clairement les standards de détention à respecter, dont l´interdiction de tout traitement cruel, inhumain ou dégradant. Ce qui appelle des solutions efficaces aux problématiques actuelles du système carcéral dont la surpopulation est une des plus évidentes. Elle se félicite donc de la création de l’Agence pénitentiaire du Bénin et la récente mise en service des prisons civiles d’Abomey, de Parakou et de Savalou, toutes choses démontrant la volonté du gouvernement, de relever les défis dans ce secteur. Des mesures ayant permis une baisse significative du taux d’occupation carcéral passé, en un an seulement, de 192% en 2017 à 151% en 2018. Tout en assurant de l’accompagnement de l´Union européenne dans le processus d´amélioration des conditions de détention, Chantal Symoens a exhorté à la poursuite efforts consentis.

 

Thomas AZANMASSO

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