Non délivrance du certificat de conformité aux partis de l’opposition : Les populations se soulèvent à Porto-Novo, Allada, Tori, Tchaourou…

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(Des arrestations à Porto-Novo, les mises en garde du Dgpr)

La tension a monté davantage ce lundi, 25 février 2019 dans plusieurs villes du Bénin suite à la situation relative à la non-conformité des partis politiques de l’opposition pour les élections législatives du 28 avril 2019. Des soulèvements de populations ont été observés dans plusieurs villes et localités du pays notamment à Porto-Novo, Allada, Tori, Tchaourou. Très remontés contre la gouvernance électorale avec des machinations visant à exclure l’opposition des élections, les populations ont exprimé leur mécontentement. Mais plusieurs manifestants ont été arrêtés par les éléments de la police républicaine…

Déjà très tôt dans la matinée de ce lundi, ce sont les militants pro-Ajavon de l’Union sociale libérale (Usl) qui ont pris d’assaut le pont de Porto-Novo, bloquant ainsi la circulation durant de longues minutes. Au niveau du pont à Adjinan jusqu’à la place du cinquantenaire à Ouando, ils étaient déterminés à se faire entendre quel que soit le prix à payer. Rien ne semblait les faire reculer. Le refus du Ministère de l’intérieur d’accorder le certificat de conformité aux partis de l’opposition est le motif de cette manifestation. Mécontents, ils exigent l’établissement de ce certificat sans délai à tous les partis politiques. Les machinations autour des quitus fiscaux des opposants ont été aussi dénoncées. «Non à l’exclusion de l’USL. Sans l’USL pas d’élections législatives du 28 avril 2019» ont-ils imprimé sur des banderoles scandant des slogans hostiles au gouvernement. Cette masse de manifestants a engendré un grand embouteillage obstruant le passage sur le pont de Porto-Novo. Plusieurs manifestants ont été interpellés par les éléments de la police républicaine pour troubles à l’ordre public et destruction de biens publics. Les éléments de la police républicaine ont-ils été surpris par les évènements ? «Comme ils se sont apprêtés et qu’ils étaient comme des pêcheurs sous le pont, automatiquement ils ont envahi partout, avec des groupuscules un peu partout. Ils se sont mis à plusieurs endroits» a expliqué le directeur général de la Police républicaine, Général Nazaire Hounnonkpè au micro de Frisson radio. Mais à coups de gaz lacrymogènes et autres, ils ont été dispersés.  « Des individus ont pris d’assaut le pont de Porto-Novo et nous avons essayé de leur expliquer que conformément aux dispositions en vigueur dans notre pays, toute manifestation est subordonnée à une déclaration de 03 jours à la mairie avant de se mettre dans la rue », a déclaré Nazaire Hounnonkpè qui estime que recours a été fait aux moyens légaux pour faire reprendre le trafic sur le pont. Il a, par ailleurs, fait savoir que ces derniers encourent des peines d’emprisonnement. « Toutes les fois qu’ils ne vont pas faire la déclaration préalable et vont se mettre dans la rue, ils tombent sous le coup des dispositions de l’article 237 du code pénal qui réprime les attroupements. Ils encourent donc des peines d’emprisonnement pour délit d’attroupement…S’ils veulent protester, ils n’ont qu’à faire seulement la déclaration mais ils ne peuvent aller bloquer le pont empêchant les autres citoyens de jouir de leur liberté… Les arrestations se poursuivent, tous ceux qui ont pris part à cette manifestation seront interpellés. Ça peut prendre des jours puisque nous avons les images, nous allons procéder à leur arrestation et ils vont répondre devant les juridictions », a affirmé Nazaire Hounnonkpè.

Par ailleurs, il rappelle que la police a le monopole de l’usage de la violence légitime. Si l’ordre public est troublé, avise le général. Mais pendant ce temps, plusieurs autres localités étaient déjà en effervescence…

Allada, Tori, Tchaourou : les populations ont manifesté…

Comme celles de Porto-Novo, les populations d’Allada, Tori, Tchaourou se sont également soulevées pour exiger des élections inclusives, transparentes et crédibles. A Tchaourou, ce sont les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui sont descendus dans les rues pour se faire entendre. Ils ont aussi pris d’assaut la voie inter-État à Tchaourou. Sur la voie inter-Etat reliant les villes de Tchaourou et Parakou à hauteur de l’ancienne brigade, on remarque depuis quelques heures des pneus en feu sur le goudron rendant ainsi la voie impraticable. Le constat est de même au niveau de la route inter-État Allada, Cotonou et Tori. Les populations sont sorties massivement pour manifester leur mécontentent contre le rejet des dossiers de plusieurs partis de l’opposition pour non-conformité. Les policiers républicains ont été ensuite déployés sur le terrain pour rétablir l’ordre.

 

Aziz BADAROU

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