Développement du cinéma africain : Canal+ s’investit dans la formation de jeunes talents

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(10 jeunes béninois formés par Sylvestre Amoussou, reçoivent leur attestation)

Le Groupe Canal+ concrétise un rêve : celui de contribuer à la formation de jeunes aspirants au métier du cinéma en Afrique. Du 4 au 8 février 2019, ce sont dix (10) jeunes béninois, régulièrement sélectionnés, qui ont été formés à Cotonou par le cinéaste professionnel Sylvestre Amoussou, avec à la clé leur parchemin reçu. C’était à la faveur d’un cocktail de presse de clôture de la formation, vendredi dernier à Canal Olympia.

 

Plus d’une centaine à postuler à l’appel à candidatures de Canal+ lancé via ses réseaux partenaires (écoles, les réseaux sociaux…) en janvier, ils seront 10 à être retenus, à l’arrivée, par le jury de trois professionnels présidé par le Réalisateur, producteur et acteur de cinéma d’origine béninoise mais vivant en France, Sylvestre Amoussou. C’est justement Sylvestre Amoussou dont le film ”L’orage africain” a reçu l’Etalon d’argent de Yennenga au Fespaco 2017, qui a été le formateur de ces 10 jeunes veinards durant une semaine. Et selon ses propos, ils ont été à l’actorat (au jeu d’acteur) pour qu’ils puissent avoir de base afin de pouvoir tourner dans des films. « (…) j’ai pris des jeunes qui n’ont pas encore assez d’expérience pour leur donner le b.a.-ba, parce que beaucoup de gens pensent qu’être acteur c’est faire le guignol. C’est un métier (…) Je leur ai appris la technique, le travail vocal, comment s’approprier un personnage, comment faire un travail intérieur (…) Je leur ai parlé un peu du métier du cinéma », a renchéri le formateur. Mais pourquoi Canal+ a fait l’option de s’investir d’abord dans le cinéma, puis après la formation de jeunes aspirants au cinéma ? Grace Loubassou, Responsable des relations institutionnelles chez Canal+ international, explique : « Nous avons décidé de lancer depuis la fin de l’année dernière des formations parce que le continent africain est devenu un continent phare pour le Groupe. Et il faut savoir redonner là où il y a des talents. De plus en plus nos programmes sont africanisés puisque c’est ce qui fonctionne. Il faut que les gens se reconnaissent à la télé. Pour se reconnaître, il faut des personnes locales qui puissent jouer le rôle pour qu’après vous, vous puissiez vous abonner et  vous reconnaître. Donc, c’est vraiment dans la chaîne de notre ADN de pouvoir proposer cette formation ». Poursuivant, elle a fait savoir qu’avant le Bénin, cette formation a eu lieu en Côte d’Ivoire, au Mali, et suivra le Congo.

« En une semaine c’est très peu (…). Eux-mêmes, il faut qu’ils continuent de travailler », dira Sylvestre Amoussou. A en croire la Responsable des relations institutionnelles chez Canal+ international, le Groupe aurait souhaité faire mieux. « Si déjà on arrive à trouver des partenaires, des gens qui veulent former, des instituts, des ministères qui veulent aussi nous accompagner nous sommes preneurs pour travailler tous ensemble », a-t-elle laissé entendre. A la question des journalistes de savoir le sort réservé à ces futurs cinéastes après la formation, Grace Loubassou répond : « La suite, ça va être le suivi de ces talents, coacher 10 personnes, savoir si elles sont toujours intéressées par le cinéma, leur passer les annonces, savoir si elles peuvent jouer des petits rôles par ci par là, et répondre à leurs conseils dès qu’elles ont besoin ». Il faut souligner qu’à l’unanimité, ces jeunes talents ont salué l’avènement de cette formation assurée par Canal+ international en collaboration avec Canal+ Bénin, et promis de mettre en pratique les rudiments reçus.

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