Adidjath Sounon Bouko sur ‘’Président d’un Jour’’ : «Il urge de sauver l’école béninoise»

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La rubrique Président d’un Jour revient dans les colonnes de votre canard en ce début d’année. Elle reçoit pour vous la présidente Adidjath Sounon Bouko pour le compte de cette semaine. Fille de Kpéra Sounon Bouko secrétaire de direction en service à Bétérou et de Alice Akouta commerçante, Adidjath Sounon Bouko est élève en classe de terminale B1 au Lycée Mathieu Bouké de Parakou. Notre présidente du jour aime le plat de salade bien garni. Elle adore chanter et écouter de la bonne musique. Dans cet entretien, la présidente, sans langue de bois, revient sur sa façon d’assurer un mieux-être aux populations dans les secteurs de l’éducation, la santé et l’environnement. Lisez plutôt.

 

Madame la présidente, comment appréciez-vous les causes des mauvais résultats scolaires enregistrés au Bénin ?

 

Les mauvais résultats scolaires…Il faut dire qu’il y a beaucoup de personnes qui viennent à l’enseignement sans vocation et le manque d’enseignants et certains moins qualifiés, des classes et de mobiliers scolaires. A cela, il faut ajouter que les apprenants s’amusent avec leur avenir en adoptant des comportements qui impactent négativement sur leurs résultats scolaires. Je veux citer par exemple, il y en a qui passent leur temps, à être connectés sur les réseaux sociaux pendant que les enseignants dispensent les cours. La responsabilité des mauvais résultats scolaires est partagée entre l’Etat, les apprenants et les parents d’élèves. Face au mauvais tableau du système éducatif, il urge de sauver l’école béninoise.  Les solutions actuelles ne sont pas bonnes dans leur ensemble. C’est pourquoi, ce que je propose, se résume à adapter les différents programmes à nos réalités, recruter des enseignants qualifiés et en nombre suffisant pour tous les établissements qui en ont besoin ; les doter des infrastructures nécessaires. Je vais instituer des concours pour promouvoir l’excellence en milieu scolaire.

Comment se porte le système sanitaire quant à lui?

 

Le diagnostic au niveau du secteur de la santé est pratiquement le même que celui de l’éducation, mais, il faut remarquer qu’il s’agit de la santé, qui est un secteur primordial. Une prise en charge sanitaire correcte et efficiente n’est pas possible aujourd’hui dans tous les centres de santé du pays. Les hôpitaux manquent de tout et il y a des médecins qui abandonnent les hôpitaux publics pour leur clinique, ce qui n’est pas bien. Un tour au CHD-Borgou vous permet de constater ce que je dis. Or, le droit à la santé est un droit reconnu à tous les citoyens.

Quelles sont les solutions pour corriger les choses ?

 

Pour régler la situation, je vais commencer par recruter des médecins qualifiés, renforcer les instruments et machines de travail qui manquent pour leur permettre de faire correctement le travail. La situation salariale des infirmiers, infirmières et du personnel d’appui sera revue à la hausse, de même que les primes et autres pour leur assurer de meilleures conditions de vie et de travail, ceci pour une bonne prise en charge des usagers de leurs différents centres de santé.

Que pensez-vous qu’il faut faire pour garantir un environnement sain à vos concitoyens ?

 

Un environnement sain est gage d’une bonne santé. Et l’ensemble du pays a besoin de grands travaux d’assainissement. C’est pourquoi, je compte lancer de grands chantiers de construction de routes pour les localités qui n’en ont pas et de réparation pour celles qui en disposent et qui sont dégradées. Il sera question des travaux d’assainissement et d’embellissement de plusieurs villes dans le pays avec des jardins publics. Je mettrai en place une politique contre l’insalubrité dans nos villes à travers des campagnes de salubrité périodique et la mise à disposition des poubelles publiques un peu partout. La police environnementale sera mise à contribution pour punir ceux qui vont jeter les ordures dans la rue afin de garantir un cadre de vie sain à la population.

Madame la présidente, un mot à l’endroit de vos concitoyens pour finir cet entretien

 

Je voudrais rassurer la population que si je suis devenue présidente grâce à leur soutien, c’est parce que j’ai une mission à accomplir et des projets à accomplir pour leur bonheur, car le pays va mal. Je les rassure de ce que je ne vais pas les décevoir, car, je compte honorer mes engagements. Je demande leur soutien pour qu’ensemble nous puissions faire avancer notre pays vers le développement qui va nous assurer le bonheur à tous.

Propos recueillis par Albérique HOUNDJO

 (Br Borgou-Alibori)

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