Gouvernance dans les universités nationales : Pourquoi la Rupture préfère nommer que proroger?

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Le gouvernement a simplement remercié les responsables des unités de formation et de recherche (Ufr) des universités publiques pour faciliter la mise en œuvre de ses réformes. Alors qu’il pouvait proroger les mandats de ces universitaires qui ne manquent pas d’expériences dans la gestion, il a préféré les congédier. Ce qui amène à penser qu’il a plutôt d’autres intérêts.

Tous les chefs d’établissement et d’autres unités de recherche de toutes universités publiques du Bénin  ont été systématiquement remplacés. Le gouvernement a posé cet acte grave lors du conseil  des ministres du mercredi dernier. Selon le relevé dudit Conseil, les élections décannales ont été reportées en attendant la fin des travaux du Conseil national de l’éducation (Cne) sur les réformes à engager dans l’éducation ou encore la gouvernance des universités publiques. Le gouvernement est même allé loin en nommant des proches qui devront  assurer l’intérim des responsables ” chassés”. Il a utilisé la méthode forte alors qu’il aurait pu agir autrement pour montrer sa bonne foi. Au Bénin, l’Exécutif a eu à recourir à  une méthode plus valorisante face à une situation similaire. En 2013, ne pouvant organiser les  municipales et les locales à cause de difficultés techniques, le gouvernement d’alors avait prorogé les mandats des élus de plusieurs mois. Mais la Rupture a, elle, cherché à appliquer la solution extrême en éjectant les responsables des Ufr de leurs postes. Or il pouvait chercher à encadrer leurs mandats en les maintenant en poste. C’est dire que les nommés déjà décriés par l’intersyndicale des universités vont gérer les universités pendant tout le temps que dureront  les travaux du Cne. C’est un choix radical qui montre sans doute qu’il n’y a que les réformes de l’éducation qui intéressent  la Rupture. Il y a bien un objectif qui justifie l’acte. En effet, on a comme impression que la Rupture veut se débarrasser de certains responsables des Ufr qui n’étaient pas prêts à faire la courbette ou soutenir  certaines options dans le milieu universitaire. A tout le moins, l’empressement avec lequel, les patrons des Ufr ont été “licenciés” révèle qu’il y a bien un agenda caché. Et le temps  devrait pouvoir tout révéler.

Mike MAHOUNA

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