Enseignement supérieur : L’Intersyndicale exige l’annulation des nominations

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La tension a monté d’un cran depuis ce mercredi, 30 janvier 2019, entre les enseignants des universités nationales du Bénin et le gouvernement notamment avec les nominations des doyens, vice-doyens, directeurs et directeurs adjoints des UFR des universités publiques. En effet, après la décision du gouvernement de suspendre les élections des recteurs, vice-recteurs, doyens et autres, une série d’actions et de démarches a été menée pour contraindre les autorités au respect des acquis démocratiques et libertés universitaires. Mais ce fut vain, les nominations ont suivi. Très remontés, les enseignants du supérieur ont organisé un sit-in ce jeudi, 31 janvier 2019 pour exiger l’annulation des nominations…

Ils n’entendent pas se laisser faire face aux réformes exclusives menaçant leurs acquis. Réunis au sein de l’Intersyndicale des enseignants des universités nationales du Bénin, ils ont tenu un sit-in dans les locaux du ministère de l’enseignement supérieur pour manifester leur mécontentement suite à la décision du gouvernement de suspendre les élections des autorités rectorales, décanales etc. Ils s’insurgent par ailleurs contre les nominations des doyens, vice-doyens, directeurs et directeurs adjoints des Unités de formation et de recherche (UFR) des universités publiques. « Non à la nomination des chefs d’établissement dans les universités nationales du Bénin. Touche pas aux acquis des enseignants du supérieur », pouvait-on lire sur la banderole des manifestants. Dans leur motion de protestation, lue par leur porte-parole Manzourou Lawani, ils exigent le retrait du décret 2018-441 du 20 septembre 2018 qui suspend l’élection des recteurs et vice-recteurs, l’annulation des nominations faites en conseil des ministres et la reprise des élections des chefs d’établissements dans toutes les universités nationales du Bénin dans un délai maximum d’un mois. Aussi, invitent-ils le gouvernement à « prendre des mesures pour que le processus de révision des attributions du conseil national de l’éducation (CNE) soit plus transparent et inclusif en associant en toute sincérité les partenaires sociaux notamment l’intersyndicale de l’UNB ». Quant au ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, présente pour recueillir leur motion, elle affirme prendre acte des revendications tout en promettant rendre compte au gouvernement.  « Nous sommes tous ensemble pour bâtir ce pays, pour assurer une formation de qualité à la jeune génération. Nous allons déposer le document au gouvernement qui a pris acte de vos revendications et nous allons y réfléchir. Je pense qu’ensemble nous allons construire ce pays », a-t-elle déclaré. Après le sit-in, les protestataires sont allés en Assemblée Générale pour s’entendre sur le reste des démarches à mener pour la satisfaction de leurs revendications.

 

 

Aziz BADAROU

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