Soirée de restitution du festival Zinli Wéfo : Des corps dégoulinant de sueur provoquent une forte sensation

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La troisième édition du festival Zinli wéfo est conjuguée au passé dimanche 20 janvier 2019. La danse royale a été exécutée dans les règles de l’art avec à la clé la présence des têtes couronnées et d’autres figures emblématiques du monde artistique et culturel.

Le spectacle a conquis le grand monde qui a effectué le déplacement de l’esplanade intérieure du stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Sur un géant podium l’orchestre qui est apprêté pour accompagner les danseurs est installé. Trois vases sont installés (le Zinli,  l’instrument qui donne son nom au rythme)  frappés aux couleurs du festival. A côté des vases, deux seaux rempli d’eau avec à l’intérieur des calebasses renversées, le Kpahlouè (Tamtam), et d’autre contre percussions sont également installés pour une exécution réussie du rythme zinli. Après le passage de quelques artistes en mode play back à savoir : Gbèwèdo, Akpékan, des troupes de ballet ont aussi défilé devant le public très enthousiaste pour développer des tableaux non moins attrayants pour donner l’avant-goût de tout ce qui allait se produit. Parmi ces troupes on peut citer le ballet ‘’Les étoiles brillantes du Bénin’’  dirigé par Théodore Agbotounou, ‘’Les élites du Bénin’’ de Oscar Allossè et bien d’autres. A leur suite le spectacle attendu de la grande masse a pris place. Du vrai zinli dès ses origines. Le ‘’Kouton godognon djèssou gbètongnon’’ joué de main de maître par Mathias Ganhounouto alias ‘’Mathi vodoun’’. Exécuté royalement par plus d’une trentaine de danseurs sous le regard stupéfait des spectateurs, ce rythme majestueux qui remonte vers les origines de la création du Zinli d’Abomey a fait mouvoir harmonieusement les corps qui au bout de quelques minutes ont dégouliné de sueur. Mais bien avant ce premier tableau d’entrée qui montrait les danseurs torse nu avec un pagne lourd noué autour de la taille, une petite cérémonie de ‘’sin kpé et tabla nou zin’’ a été observée sous le contrôle de Dah Houangni Dèlidji, tête couronnée et député à l’Assemblée nationale. Ensuite, place a été faite à la grande création concoctée par Mathias et toute son équipe. A cette étape l’ambiance était effervescente. Le zinli (le vase à tonalité basique), le Kpézin (tambour majeur du rythme),  les castagnettes, les gongs, le Kpahlouè et autres percussions dans leur mélange de sonorité faisait sauter tout le stade. Le rythme était dansé de façon raffinée avec des mouvements inhabituels qui exposent clairement le nouveau qui est apporté à travers la création. Un véritable travail d’école qui reçut l’assentiment et l’adhésion favorable de la foule. Cette édition a fermé ses rideaux sur les notes de satisfaction et le regard du public est tourné vers les autres défis que Mathias et les siens comptent bien relever.

 

TG       

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