Nième déclaration d’épidémie de Lassa au Bénin : A quoi servent les brigades de santé au niveau des frontières ?

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Pour une Nième fois, le Bénin fait face depuis décembre 2018 à une épidémie de la fièvre hémorragique à virus de Lassa. Une maladie virale souvent mortelle qui a fait plusieurs victimes dans le département du Borgou sans oublier un cas confirmé à Cotonou. Si depuis vendredi dernier, les autorités béninoises se réjouissent du fait que les victimes de la partie septentrionale du pays (Borgou) soient définitivement guéries, il faut tout de même reconnaitre que le problème reste entier et le Bénin n’est point encore à l’abri. Etant donné que les premiers cas confirmés viennent presque toujours des pays voisins notamment le Nigéria, il importe de s’inquiéter quant à l’efficacité de la stratégie de prévention au niveau des frontières. A quoi servent les brigades de santé et les relais communautaires au niveau de nos frontières ?

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Ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir ? De toute façon, l’évidence aujourd’hui est que la stratégie de prévention contre la fièvre hémorragique à virus de Lassa au Bénin a montré ses limites surtout au niveau de nos frontières. Le mal resurgit toujours par les frontières alors qu’au niveau de la pyramide sanitaire, tout semble avoir été mis en place pour y veiller et pour que des maladies ne transitent pas comme des produits de la contrebande via ces frontières. Cependant, la fièvre de Lassa ne rencontre aucune barrière. Les premiers malades de la fièvre hémorragique virale viennent des pays voisins (Nigéria, Togo…) pour mettre en danger leurs proches, voisins et autres. Ce n’est donc que face à la menace de propagation du virus que les autorités béninoises se hâtent d’activer la stratégie de riposte. Seulement qu’à toutes les fois, les dégâts ne sont toujours pas limités. Des morts sont enregistrés même si depuis un moment, on réussit à circonscrire le mal et contenir le danger. La grosse inquiétude se trouve pourtant au niveau de la stratégie de prévention au niveau des frontières. Dans une interview accordée à Océan Fm, le chef du service de l’épidémiologie et de la surveillance sanitaire des frontières, port et aéroport à la direction nationale de la santé publique au ministère de la santé, Clément Kakai Glèlè a pourtant rassuré du dispositif mis en place au niveau des frontières. « Au niveau des frontières comme par le passé, il y a des brigades de santé et nous nous appuyons sur les relais communautaires pour notifier tous les cas éventuels venant du Nigéria. Ces relais sont en relation avec les agents de santé et ceci en relation avec l’équipe de la zone sanitaire… », avait-il confié. Et pourtant ? Oui, c’est clair que ce dispositif a montré ses limites et ses défaillances méritent d’être corrigées dans les plus brefs délais afin que les populations béninoises soient à l’abri définitivement du mal. La veille sanitaire devra être impérativement renforcée au niveau des frontières. Inutile de faire face encore à une nouvelle épidémiologie de la fièvre de Lassa au Bénin alors qu’on peut bien anticiper pour contrer le mal. Le Bénin devra bouter définitivement hors de ses frontières, la fièvre hémorragique à virus de Lassa. Et cela dépend bien de l’efficacité des stratégies de prévention et de riposte. Il est temps d’y songer ! Rappelons qu’à titre préventif, il est recommandé de se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ; éviter tout contact avec les selles, le sperme, l’urine, la salive, les vomissures et objets contaminés d’une personne suspecte, malade ou morte de Lassa ; bien protéger ses aliments et les conserver en lieu sûr et hors de portée des rats.

Aziz BADAROU

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