Procès Icc-services à la Criet : De nouvelles dépositions à la barre…

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Le procès sur le scandale financier Icc-services se poursuit devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce lundi, 21 janvier 2019, le directeur financier de Icc-services, Etienne Tinhoundjro, le promoteur Guy Akplogan et autres personnes ont comparu devant la Cour…

A l’ouverture de l’audience, les avocats déplorent le fait que certaines personnes convoquées en qualité de sachant devant la Cour n’aient toujours pas comparu pour apporter plus de clarifications dans ce scandale financier qui a fait des milliers de victimes. Il s’agit notamment du ministre Idriss Daouda et chef de renseignement. Appelé à déposer à la barre, le directeur de l’agence Icc de Dantokpa et directeur financier de Icc-services, Etienne Tinhoundjro a confirmé disposer d’une imprimerie qui lui a couté quarante-neuf millions et une maison dans la Zoca tout en réfutant l’information selon laquelle la maison aurait un niveau souterrain.  Si Guy Akplogan, promoteur de la structure illégale de collecte de fonds, reconnait que ce dernier dispose d’une imprimerie, il affirme tout ignorer du coût. La Cour s’est également intéressée aux relations entre Etienne Tinhoundjro et Placide Azandé, ancien préfet. Le Directeur financier de Icc services affirme n’avoir jamais financé les activités du parti Frap, parti de Placide Azandé. Interrogé sur les critères de recrutement du directeur financier, Guy Akplogan affirme l’avoir recruté sans demander son curriculum vitae étant donné qu’il est un frère en christ. Le sacerdoce fraternel oblige, selon le Pdg de Icc-services. Bien que ce dernier ait démontré son incapacité à jouer son rôle, il n’a pas été relevé de ses fonctions mais ne participait pas au processus décisionnel, soutient Guy Akplogan. «…Je remontais mes constats au niveau du feu révérend pasteur. Je ne voulais pas créer de trouble » clarifie Guy Akplogan. Mais depuis janvier 2009, Etienne Tinhoundjro a quitté la structure. La Cour cherche à savoir pourquoi le Pdg lui a alors délivré un chèque de 25 millions de francs alors qu’il ne fait plus partie du personnel. «C’est après l’éclatement de la crise que je l’ai fait. C’est parce que je suis le numéro 1 de la structure et si ça ne va pas, c’est moi qu’on voit » s’est défendu Guy Akplogan. Ce dernier estime qu’après des enquêtes, il a appris que son directeur financier avait des unités de productions dont une imprimerie et une poissonnerie. Des déclarations balayées du revers de la main par Etienne Tinhoundjro. « Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. Je ne sais pas pourquoi mon patron dit ça. Aujourd’hui, je suis heureux parce que tout le monde nous suit. Les gens avec qui nous avons travaillé, nous entendent aussi » a déclaré le directeur financier avant d’inviter Guy Akplogan à respecter la mémoire de sa feue mère. Il affirme n’avoir jamais quitté Icc-services et qu’après l’éclatement de la crise, son patron n’avait pas fait uniquement un chèque de 75 millions. « Il a payé plus de 400 millions avant d’arrêter » confie-t-il à la Cour. Il dit également méconnaitre son patron avant de rassurer qu’il rendait fidèlement compte à ce dernier et qu’aucun kopeck de la structure n’a servi à financer ses activités personnelles. Guy Akplogan, répondant à une interrogation de la Cour sur les accusations portées contre son directeur financier, affirme baser ses soupçons sur de nombreux voyages effectués par ce dernier. Quant aux placements en ligne, il affirme que cela s’est limité à la phase expérimentale. Si le directeur financier affirme tout ignorer du fonctionnement de la structure, il estime aussi ne pas être comptable de ce qui est arrivé, notamment la crise. D’autres dépositions ont été faites à la barre. Le procès se poursuit ce mardi, 22 janvier 2019.

 

Aziz BADAROU

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