Procès Icc-services à la Criet : Séverine Lawson était encore à la barre…

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Le procès sur le scandale financier Icc-services se poursuit à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce mardi, 15 janvier 2019, Séverine Lawson, présidente du comité de suivi de la crise a comparu ainsi que d’autres personnes…

Déposant à la barre, l’ex présidente du comité de suivi de la crise, Séverine Lawson s’est à nouveau prononcée sur le recensement des épargnants fait par l’Insae. Un recensement qui évalue à 68 milliards 920 millions 683 mille. « Par rapport aux chiffres, nous n’avons rien à ajouter, rien à retirer…lorsque je devais passer service le 09 janvier 2017, le rapport a été déposé mais le compte ouvert n’était pas clôturé donc les dégels de compte de versement peuvent continuer…tous les comptes qui ont été placés sous mains de justice n’ont pas été dégelés avant mon départ. S’agissant du compte ouvert au trésor, au moment où je déposais mon rapport, j’ai appris que ce compte était un compte global qui a reçu les montants de toutes les structures. C’est le régisseur qui a rattaché les montants à chaque structure » a-t-elle déclaré. Elle a ensuite confié que les fonds récupérés de cette affaire Icc-services proviennent de trois sources à savoir les dégels des comptes des promoteurs ou leurs proches, la première vente des biens saisis et les dons et libéralités récupérés auprès de plusieurs personnes qui en ont bénéficié auprès des promoteurs ou leurs proches. Quant aux 27 milliards évoqués par Emile Tegbenou, elle dit n’avoir connaissance d’une telle somme et que cela n’a jamais été évoqué par ce dernier lors des différentes rencontres. Emile Tegbenou contre-attaque et estime avoir même écrit au Président Boni Yayi et en a discuté avec le Conseil économique et social. « Ni le président, ni la commission ou le comité n’avait pas la volonté de rembourser les déposants » appuie Guy Akplogan. Une accusation que rejette Séverine Lawson avant d’évoquer des pressions subies dans la gestion du dos notamment des médias, de l’opinion publique et du gouvernement qui voulait des résultats. Elle estime positive, la pression du président Boni Yayi. « Je vous assure que les 08 ans que j’ai fait dans le dossier, j’aurais souhaité que Dieu m’épargne cet épisode de ma vie professionnelle » regrette-t-elle. Elle avoue à la Cour avoir été piégée dans une arnaque orchestrée par un inconnu qu’elle a assimilé à l’aide de camp de Yayi. Ce dernier, utilisant le numéro d’un promoteur de structure illégale, a réussi à lui extorquer des millions au nom du comité du suivi. Elle a dû répondre à une plainte avant d’échapper à ce piège. « Je me suis retrouvée embarquée dans un développement de plan d’assassinat. Je l’ai lu pour la première fois dans un mémorandum de mon ami Georges Constant Amoussou…J’ai été choquée qu’un magistrat de sa trempe ait pu écrire de telles énormités…il a raison parce qu’il a construit une rancœur sur des élucubrations… J’ai eu une convocation devant la Cour suprême. C’est là que je vois que mon accusateur, c’est mon collègue Georges Amoussou. Et quelles sont les accusations ? Complicité d’assassinat, association de malfaiteur… » témoigne Séverine Lawson. Mais l’accusateur n’avait pas les preuves de ses allégations, reconnait-elle. Appelé à comparaitre à la barre, Clément Sohounou, directeur d’agence de Icc-services affirme ne s’être pas rendu compte de ce que la structure était dans l’illégalité. Il informe même qu’il avait des documents prouvant les relations de la structure avec le président de la République. Lesquels documents, à ses dires, auraient été détruits par des agents enquêteurs lors d’une perquisition à Klouéklanmè. Là-dessus, le Commandant Mohamed Saké, membre de la commission autonome d’enquête avoue que c’est la première fois qu’il entend de telles déclarations dans la conduite de l’enquête. D’autres révélations ont été faites. Le procès se poursuit ce mercredi, 16 janvier 2019.

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Aziz BADAROU

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