Evaluation intellectuelle et pédagogique des enseignants du secondaire : Le boycott était inévitable…

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La décision du gouvernement de soumettre les enseignants du sous-secteur de l’enseignement secondaire à une évaluation intellectuelle et pédagogique est désapprouvée et les appels au boycott se multiplient au sein des organisations syndicales. Et ceci, malgré les campagnes de sensibilisation initiées à l’endroit des enseignants pour leur expliquer les objectifs visés. Quand bien même, l’assurance a été donnée et selon laquelle aucun enseignant ne sera radié ou renvoyé à l’issue de l’évaluation, ces derniers n’entendent pas plancher. Car pour eux, les vrais maux du secteur éducatif sont ailleurs. Ainsi, depuis quelques jours, plusieurs délégations constituées des cadres du ministère de l’enseignement secondaire et des responsables syndicaux du secteur sont allées échanger avec les concernés dans plusieurs localités du pays. A Savè, Glazoué et Ouèssè, les animateurs d’établissements (AE) ont simplement boycotté la séance initiée par le directeur départemental tandis qu’au Ceg Ste Rita à Cotonou, le Ddestfp a fait face à une surprise désagréable. Ici, tout a été dit sans crainte. Aucun  enseignant ne participera à l’évaluation le contexte n’étant pas approprié et cette évaluation serait contre les textes. Chose curieuse, le ton n’a pas baissé et rien ne semble faire fléchir ceux-ci, déterminés à boycotter cette évaluation. Le ministre de l’enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo n’est visiblement pas loin d’essuyer un revers tant le boycott est inévitable. Et pour beaucoup, le report de l’évaluation s’inscrivait dans la dynamique d’obtenir l’adhésion des enseignants à la mesure. Ceci, en les sensibilisant et en les rassurant. Cependant, la démarche semble pour l’instant, non concluante. L’autre aspect qui a été révélé à la face du monde reste la division des organisations syndicales. Ces responsables syndicaux qui n’hésitent plus à s’accuser mutuellement de trahison ou de syndicalisme aveugle sur les réseaux sociaux. De toute façon, le ministre Mahougnon Kakpo, pour faire passer cette mesure, devra faire face à de la résistance. Notons que l’évaluation est prévue pour ce samedi, 12 janvier 2019.

 

A.B

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