Politique et Economie : Ce que ne sera pas 2019

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L’année 2018 s’achève avec son lot de mécontentement social et son flux de réformes économiques  au niveau des Etats de l’Union Economique Ouest Africaine. A quelques pas de la nouvelle année, on peut projeter 2019 sans être ni devin ni astrologue.  Nous nous proposons de dire ce que ne sera pas l’année 2019 (1) et ce qu’elle pourrait être (2) en la circonscrivant dans le champ politique et économique.

 

  1. Ce que ne sera pas 2019

 

La note de conjoncture de l’Uemoa  annonce que la production industrielle a baissé dans tous les pays. Au niveau du commerce extérieur, il a été enregistré une baisse des exportations  et une légère hausse des importations induisant un solde commercial qui se dégrade. Les avoirs extérieurs nets et la masse monétaire ont progressé  tandis que les crédits à l’économie baissent. Au plan politique, le front politique est enrhumé par des dissensions et des atteintes graves à la démocratie par une crise de confiance entre la justice et les justiciables. Ce qui permet de dire que 2019 , dans tous les pays de l’UEMOA, ne sera pas une année de tranquillité. Les réformes dites économiques sont incompréhensibles et leurs résultats sont extrêmement lents de sorte qu’’elles mécontentent les ménages. Au-delà des chiffres qui ne rassurent que les gouvernants, il y a lieu de leur donner un visage humain. A s’y méprendre la fronde sociale va gronder aux portes des gouvernements. 2019 ne sera pas calme tant que le panier de la ménagère serait troué et la relance économique serait l’objet de grandes théories et le recours à l’endettement exponentiel, une solution de facilité.

 

  1. Ce que sera 2019

 

Année quasiment d’élections ou de veille d’élections, 2019 au sein de l’espace sera une année de conflits postélectoraux pour trois raisons. La première est liée à la volonté des pouvoirs publics de se mettre en marge de la loi électorale. La deuxième est liée à l’organisation des élections. La troisième est en rapport avec  la crédibilité des organes appelés à dire le droit lié au contentieux électoral. Le système d’alerte précoce devrait être mis en branle pour faire entendre raison car les conflits post électoraux coûtent chers à l’économie et détruisent le tissu social.  Voilà pourquoi, les médiateurs des Républiques doivent dormir les yeux ouverts pour lever à temps les équivoques. Au plan économique, rien n’augure de la reprise. Toutefois, il faudra espérer que l’environnement international  soit apaisé pour la diplomatie puisse avoir de d’excellents  leviers pour un partenariat économique fructueux. Ceci d’autant plus que l’immigration a pris une ampleur inquiétante. 2019 sera encore une année où les jeunes seront tentés par les voies de l’immigration parce que les conditions d’insertion sont pénibles.

 

Par H-Tauyé

Juri-Journaliste

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