Injonction de la Cadhp dans l’affaire ‘’18 Kg de cocaïne’’ : Amnesty international Bénin salue la décision et espère son exécution

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L’émission sociopolitique hebdomadaire ‘’Sans langue de bois’’ de la radio Soleil Fm a reçu hier dimanche 9 décembre 2018, Fidèle Kikan. Invité pour  faire un état des lieux relatif aux droits de l’Homme au Bénin, le directeur exécutif d’Amnesty international Bénin est revenu au cours de l’entretien, sur l’ordonnance rendue par la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (Cadhp), dans l’affaire qui oppose l’homme d’affaires Sébastien Ajavon à l’État béninois. Une prescription qu’il trouve normale et espère sa mise en exécution.

Vendredi 7 décembre dernier à Tunis, la Cadhp s’est réunie et a rendu plusieurs décisions dont celle liée à l’affaire ‘’18 kg de cocaïne’’, qui oppose Sébastien Ajavon à l’État du Bénin. Dans cette décision, la Cour ordonne à l’État béninois de suspendre l’exécution du jugement rendu par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le 18 octobre 2018, condamnant l’homme d’affaires et opposant au régime actuel, à 20 ans de prison avec 5 millions d’amende. Aussi, ordonne-t-elle au même État, de la mettre au courant dans un délai de 15 jours après accusé de réception, des mesures prises pour la mise œuvre de l’ordonnance. A propos, Fidèle Kikan se réjouit et trouve cette injonction  usuelle. « Les actions en justice par rapport à l’impunité devraient être empreinte d’équité et de justice. Dans ce feuilleton qui a commencé depuis 2016, nous avons l’impression qu’il y a quelques éléments de couacs, qui fondent à des violations des droits de la défense, des droits de la personne tout simplement. Ceci dit, je pense que c’est un service minimum que la cour a rendue dans cette affaire », a-t-il déclaré. Pour l’invité de Virgile Ahouansè, cette mesure  permettra à la Cadhp d’analyser le dossier dans son fond, afin qu’elle rende sa décision finale. Le représentant d’Amnesty international au Bénin sur le respect de cette injonction faite à l’État béninois, reste confiant.  « Nous espérons que le Bénin qui est un champion de la démocratie pourra déférer simplement aux injonctions de la Cour africaine. Autrement, notre pays se montrerait comme un indiscipliné communautaire, parce qu’il est parti à la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Il a donné quitus à ses citoyens de pouvoir saisir la Cour, de pouvoir l’ester devant cette Cour. Quand vous avez pris toutes ces décisions courageuses et élégantes, c’est qu’en amont, vous êtes prêts à vous y soumettre et nous pensons que le Bénin est loin d’être un État voyou, donc cette décision sera respectée. Nous pensons que démocratiquement, sur le point des droits de l’Homme, le Bénin garde encore cette élégance diplomatique, cette élégance de conviction qu’il mettra en jeu, afin de respecter cette décision », a laissé entendre le spécialiste des droits de l’Homme. Pour l’instant, Sebastien Ajavon dont cette décision est favorable et qui a entre temps préféré l’exil à la prison, n’a pas officiellement manifesté son désir de fouler le sol du Bénin.

 

Janvier GBEDO (Stag)

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