Un membre du Comité de Suivi du Dossier Icc-Services : « Par sa foi, Yayi ne peut jamais plonger son peuple dans un tel drame »

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Le 17 décembre 2018, la Cour spéciale à polémique (Criet) installée par le Pouvoir de Patrice Talon, connaîtra du Dossier Icc-services. Cette affaire dans laquelle plusieurs épargnants ont été spoliés au Bénin. Que la justice veuille voir clair ou situer les responsabilités dans ce scandale, qui de plus normal. C’est d’ailleurs cela le souhait du peuple béninois. Mais le hic ici est qu’à peine l’annonce de la ‘’résurrection’’ du dossier faite, que sur les réseaux sociaux et dans une certaine presse, la cabale contre l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni, a pris corps. Selon certains, « L’étau se resserre sur l’ancien président ». Révolté parce qu’ayant une certaine connaissance du dossier, un collaborateur de l’ancien président, membre du Comité de Supervision et de Gestion de la Crise Icc-Services, qui a préféré requérir l’anonymat, est monté au créneau pour faire des clarifications. Et il conclut en ces termes : « Par sa foi, son humanisme et son intégrité, le Président YAYI Boni ne peut jamais plonger son peuple qu’il aime si tant dans un tel drame. Le reste n’est qu’intoxications auxquelles il a été habitué depuis 2006 et sans transition maintenant en ce moment où il devient Ancien Président. Il est banalisé, il n’est pas respecté. Il saura se défendre dans tous les cas… » Lisez plutôt.

En prononçant la Refondation à sa campagne électorale présidentielle, Yayi voyait que le manque d’éthique et de morale nuit à notre culture, une culture du mensonge pour nuire.Le problème qui se pose dans notre pays est notre culture. Une diplomate, représentante de l’Union européenne a demandé une audience au président Yayi. A cette audience, elle disait : « L’avenir du Bénin est en danger car, la culture dominante repose sur du faux, le mensonge » fin de citation.

Je suis un des collaborateurs du Président, membre du Comité de Suivi et pour le moment je préfère taire le nom. J’ai des questions à vous poser :

1-Si Yayi était informé, pourquoi a-t-il fait garder au commissariat pendant une semaine M. Zinzindohoue Armand, alors Ministre de l’Intérieur ? Yayi a été surpris d’apprendre que Zinzindohoue a délivré l’autorisation de port d’armes et détaché un garde de corps à l’un des promoteurs des structures de collecte des fonds, Émile Tegbenou. Le Président a convoqué le ministre Zinzindohoue et M. Emile Tegbenou devant les Hauts Gradés de la Police, au Palais de la République. Il a fallu la présence de ces Hauts Gradés pour que Zinzindohoue reconnaisse sa responsabilité. C’était le garde de corps qui a été convoqué et a fait les révélations.
Il a avoué que le Ministre recevait régulièrement Emile Tegbenou à son bureau et lui a recommandé de bien garder Émile. Il en est de même de l’autorisation du Port d’armes. Le Ministre disait qu’il a signé le port d’armes sans le savoir. A ce Haut poste de responsabilité, ce personnage n’était pas approprié à ce poste. D’où la décision du Président Yayi de le relever de ses fonctions et de le faire garder à vue pendant 7 jours avant de saisir la justice en vue de sa mise en accusation à la Haute Cour de justice.

A ce jour, ce dossier a été bloqué par le Parlement parce que le Président Yayi n’avait pas la majorité parlementaire, et curieusement la justice aussi n’a pu rien faire.

2- Question : Après son limogeage du gouvernement et sa détention au commissariat, pensez-vous que Zinzindohoue ferait de cadeau au Président Yayi ? Je ne le crois pas. Il a plutôt passé son temps à s’acharner contre le Président.

3-Interrogation : Les dimanches, le Président organisait les séances de prière à sa résidence. Beaucoup de gens y participaient. La sécurité n’a pas su extraire le bon grain de l’ivraie. C’est à la déposition de ÉmileTegbenou, que nous avons constaté qu’un groupe a introduit Émile à la résidence du Président. Ce dernier aurait cru que c’est le Président qui pouvait lui donner l’agrément pour son activité illégale. Le Président ne s’est pas rendu compte qu’il y a eu d’infiltration à son lieu de prière.Après la prière, le Président est monté à sa chambre. Il n’a reçu personne. Il n’a donc pas rencontré Emile.
Qui a donc conduit Emile Tegbenou, chez le Président ? C’est la question qui se pose aujourd’hui.
Au terme des enquêtes, Zinzindohoue Armand qui assistait souvent à ces prières ne s’est-il pas déjà entendu avec d’autres proches de Yayi Boni ?
En tout cas, le Président Yayin’a rencontré Emile que deux fois après l’audience :

– la première fois avec un proche du président où les deux disaient qu’ils faisaient des forages et non de la collecte des fonds ;
– la deuxième fois à la confrontation avec le commandement de la Police et le ministre Zinzindohoué pour auditionner Emile Tegbenou et son Garde de corps mis à sa disposition par Armand Zinzindohoué.C’est ce jour que ce dernier a  été mis sous mandat de dépôt. Conformément à notre Constitution, le Président ne pouvait que traduire à la Haute Cour de Justice le Ministre.
4- Clarification
Le Protocole programme les audiences au Palais.
Et une audience programmée faisait mention de ce que le Président va échanger avec les « investisseurs venus investir au Benin ». Ce Groupe était composé d’une dizaine de personnes.
Il y avait des asiatiques, des arabes et les deux présumés escrocs. Deux Conseillers avaient assisté le Président à l’époque.Le Président ne savait pas à quels types d’activités menait ce groupe dit d’investisseurs au Benin. Le Président a fini par les confier à ses Conseillers. C’est après que le Président a appris que parmi ses visiteurs d’antan, figuraient ces messieurs.
Après enquête, à l’éclatement de l’affaire, le Président s’est rendu compte qu’il y a derrière ces audiences, ses hommes de confiance dont des pasteurs. Par la suite, ces proches en question ont rejoint Tégbénou en prison.
A ce jour, je puis le dire, le Président ne connait pas M. Aplogan en personne. Ni sa taille ni son teint. Dans ses déclarations, Monsieur Aplogan avait lui-même reconnu cela.
A ce jour, son Excellence Yayi Boni n’a jamais échangé directement avec M. Aplogan en dehors de l’audience accordée à une délégation de soi-disant investisseurs dont il faisait partie. Le Président ne savait même pas qui était qui. C’est la veille du scandale que le Président a orienté la lettre d’information du Ministre des Finances d’alors M. Idriss Daouda à l’un de ses conseillers lorsque le Président allait en mission. Dès son retour, il demande à ce conseiller la suite du dossier. Ce dernier a informé le Président qu’il a téléphoné au Directeur de la Direction chargée de la Microfinance au Ministère des Finances. Ce dernier lui aurait dit que la situation était sous contrôle. Dans cette même affaire, et dans le souci de situer les premières responsabilités, il y a eu des confrontations entre le Procureur Général d’alors et le ministre de la justice. De ces confrontations, l’ancien Président de la République a décidé de relever le P.G de ses fonctions.
Autant de faits qui prouvent à quel point Yayi Boni était préoccupé par cette affaire qui a plongé son peuple dans la détresse et que certains détracteurs ont tôt fait de récupérer et de politiser à des fins inavouées. Visiblement, leur seul objectif,c’est d’obliger les auteurs de ce scandale économique à impliquer le Président Yayi. Alors, il convient de se demander : si le Président Yayi était impliqué, pourquoi lui-même a veillé à ce que :
1- tous les responsables de ces structures aillent en prison ; idem pour
2- le Directeur de la microfinance du Ministère des Finances
3- les responsables directs Aplogan et Emile Tegbenou
4- Le Procureur général Amoussou Georges
5- Le ministre Zinzindohoué soit gardé à vue puis traduit à la Haute Cour de Justice ;
6- Toute personne citée à tort ou à raison par Emile Tegbenou soit mise à la disposition de la justice ;
Seule la justice peut dire pourquoi certains inculpés ont été relâchés, en raison du respect de l’indépendance des pouvoirs.
Enfin, en dépit des cris, des appels lancés par les populations en son temps, ce dossier qui était pendant devant la justice est resté bloqué jusqu’au 17 décembre prochain où la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) va le dépoussiérer.
Les gros mensonges de gens malintentionnés, lus ici et là, ne surprennent guère. En cette veille de campagne électorale, tous les coups sont bons pour appâter le peule, acheter des consciences.
L’affaire Dangnivo en sera de même. Là aussi, la seule chose qu’on veut voir cité  dans le rapport de la commission installée pour des enquêtes complémentaires, c’est le nom du Président Yayi. Qu’on l’implique à tout prix. Heureusement qu’il y a encore des citoyens honnêtes qui connaissent la honte dans ce pays. De toutes les façons, Yayi Boni est habitué à des persécutions gratuites sur sa personne, venant de la Rupture. Il saura se défendre. Il est serein.
Pendant ses dix ans à la Marina, Yayi ne connaîtni de parents ni d’amis. Il est toujours collé à l’intérêt général.
Par sa foi, son humanisme et son intégrité, le Président YAYI Boni ne peut jamais plonger son peuple qu’il aime si tant dans un tel drame. Le reste n’est qu’intoxications auxquelles il a été habitué depuis 2006 et sans transition maintenant en ce moment où il devient Ancien Président.
Il est banalisé, il n’est pas respecté. Il saura se défendre dans tous les cas. Dieu est le vrai Maitre des lieux et lui rendra justice pour sa patience. Membre du Comité de Supervision et de Gestion de la Crise

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