Grève des gilets jaunes : Macron fait semblant de capituler

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La crise des « gilets jaunes » en France a connu un léger dénouement avec l’annonce faite par le Premier Ministre de la suspension de la hausse des taxes. En agissant comme il l’a fait le gouvernement français fait semblant de capituler (1) en donnant la main aux manifestants (2) au détriment des forces sociales organisées ou politiques.

1. Faire semblant de capituler

 

De quoi s’agit-il ? Le mouvement dit des « Gilets jaunes »  est une organisation centrale lâche de protestation portée par des manifestants qui portent des gilets jaunes de haute visibilité. Leurs revendications au début étaient centrées sur l’augmentation des prix du carburant. Comme une épidémie, la manifestation a gagné  les autres villes de la France. Le cahier de revendication s’est élargi au pouvoir d’achat avant de prendre l’allure d’une revendication politique fondée sur la démission du Chef de l’Etat  ou sa destitution. Le mode d’action, c’est la mobilisation par les réseaux sociaux avec les appels à manifester à travers les groupes de discussions.  Commencé le 17 novembre 2018, le mouvement a pris de l’ampleur avec des violences mortelles à Paris.  Ce mouvement spontané du peuple, a amené le Premier Ministre a annoncé un moratoire sur la hausse des taxes sur le carburant.  Le gel des mesures fiscales  comporte entre autres la suspension pendant six mois de la hausse de la taxe carbone, de la convergence diesel-essence et de la hausse de la fiscalité sur le gazole entrepreneur non routier. Le Chef du gouvernement a aussi annoncé qu’il n’y aurait pas de hausse de tarif de l’électricité en mai 2019. Le gouvernement n’a pas capitulé puisqu’il s’est donné six (06) mois pour pouvoir continuer la discussion. D’ailleurs les représentants des « Gilets jaunes » ne se font pas  d’illusions. Ils veulent intensifier les mouvements jusqu’à ce que le gouvernement plie totalement. En se donnant six mois, le gouvernement voudrait se donner les moyens de contenir les mécontentements. Il ne donne pas des signaux d’une sincérité.   D’ailleurs la revendication prend une autre allure, celle de la demande d’une conférence nationale sur la fiscalité. Les gilets jaunes, par la spontanéité de leurs mouvements prouvent que la crise de confiance est réelle avec les forces sociales politiques organisées.

2.  Les politiques  perdent la main.

 

Le mouvement des « gilets jaunes » met en exergue le fossé entre les politiques organisés et les travailleurs. La revendication en faisant plier le gouvernement montre que la majorité à l’Assemblée Nationale est déconnectée de la réalité. La politique sociale du gouvernement est décriée. L’opposition tente une récupération à travers des messages de soutien quant au fondement de la revendication.  Les organisations syndicales ne sont du reste comme la confédération syndicale  CFDT qui se félicite de l’ouverture d’un dialogue. Pendant ce temps  la Force ouvrière (FO) revendique l’augmentation des salaires.

En jouant au milieu récupérateur les forces sociales et politiques proches de  l’opposition devraient se remettre en cause. Les citoyens libres s’organisent de façon spontanée pour exprimer leurs revendications.

En somme, il y a lieu de s’interroger sur les activités et le fonctionnement idéologique des partis. C’est un signal fort de la fracture socio politique.

 

Par H-Tauyé

Juri-Journaliste

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