Patrimoine culturel immatériel de l’humanité : Le reggae jamaïcain auréolé

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Hier, jeudi 29 novembre 2018, la musique de Jamaïque a été inscrite sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par un comité spécialisé de l’Unesco. Le  reggae jamaïcain est une musique originale (1) qui est un instrument de combat politique(2)

1. Une musique originale

C’est avec le Larousse  que nous avons la définition la plus consensuelle du reggae : « Musique populaire jamaïcaine née, à la fin des années 1960, de la fusion du Ska et des rythmes  calypso venus de la Trinité avec le blues et le rock and roll nord-américain, et caractérisée par un rythme binaire syncopé avec le décalage du temps fort. Le genre se métamorphose en reggae, un terme que l’on doit à Frederic TootsHibbert, compositeur en 1967 de « Do The reggay ». Cette musique a une histoire.  Le reggae trouve ses racines dans les rythmes et musiques blanches coloniales qu’on faisait jouer aux esclaves polka, mazurka, scottish, quadrille mais aussi de des musiques militaires avec tambours. L’originalité exceptionnelle  du reggae est sa pénétration des sonorités africaines qui se font avec  des chants nyabinghi et des tambours.   Le reggae est aujourd’hui, une musique mondiale conformément au souhait de son ambassadeur vénéré Bob Marley dont les classiques  The Wailers, comme No Woman, No Cry et Stir It up sont de grande notoriété.

2. Un instrument de combat politique

L’Unesco en approuvant l’inscription du Reggae au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité, a mis en exergue la « contribution » de cette musique à la prise de conscience internationale « sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité ». On peut citer à titre d’exemple, les animateurs Reggae du Burkina-Faso qui ont contribué à l’avènement d’une prise de conscience révolutionnaire récemment.

Le comité de sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel  a pour mission d’assurer « une plus grande visibilité aux traditions et aux savoir-faire portés par les communautés sans pour autant leur reconnaître de critère d’excellence ou d’exclusivité ».

Le reggae porté par  la Jamaïque est considéré comme la musique  comme la musique des opprimés. Sa teneur est relative aux  questions sociales et politiques, la prison et les inégalités. Cependant peut-on dissocier le reggae  du rastafarisme de l’’empereur éthiopien Haïlé Sélassié qui  utilise la marijuana ?

Par H-Tauyé

Juri-Journaliste

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