Refus de réprimer pour défaut de plaque le 1er décembre : 
2019 assagit le gouvernement

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Quand vous observez la disparition des radars, du préfet du Littoral Modeste Toboula et quand la veille d’une échéance tant attendue pour la répression pour défaut de plaque d’immatriculation des engins à deux et trois roues,  le gouvernement même anticipe en publiant un communiqué qui apaise, on peut se demander ce qui a pu se passer ou si nous sommes toujours sous la Rupture/Nouveau départ. En tout cas, ce sont des signes qui ne trompent pas.

Bien avant le 27 novembre, date à laquelle le ministre de la Sécurité publique a rendu public son communiqué de report sine die de la répression pour défaut de plaque d’immatriculation des véhicules à deux et trois roues, il avait déjà annoncé la bonne nouvelle et dans les journaux et sur les réseaux sociaux, les commentaires allaient bon train. Ce qu’il convient de souligner dans ledit communiqué est que l’autorité a souligné  »l’incapacité de l’Anatt » à satisfaire les nombreuses demandes de plaques avant la date fatidique du 1er décembre. Plus intéressant, le ministre a rassuré que les propriétaires de motos dans le cas seront informés de la nouvelle date de répression. Mais quand concrètement ? Dans un mois, 6 mois ou un an? En tout cas, plus de précision à ce niveau. Et à cette allure, on peut sans risque de se tromper avouer qu’aucun contrôle en vue d’une répression ne se fera avant les législatives aux grands enjeux de mars ou avril 2019. La période est très sensible pour ne pas opérer tous les calculs possibles du monde. Ce serait vraiment irréfléchi de la part d’un pouvoir tant décrié dans l’opinion. Décembre, non seulement c’est la période de fête mais il ne faut pas en rajouter à la situation de morosité à laquelle n’ont pas fini de  penser des milliers de jeunes, des pères et mères de famille à qui on doit arracher encore ce qui leur permet de  »joindre les deux bouts ». Si non, qu’est-ce qui a changé en réalité, ces deux ou trois derniers mois après l’opération brusque et très mal pensée déclenchée récemment par la police sous la bénédiction de l’Executif? L ‘Anatt connaissait les mêmes difficultés, et contrairement à la méthode actuelle qui transparaît dans le communiqué en date, le ministre n’avait même pas informé d’une quelconque répression. Ce sont des aspects importants à relever. Au-delà de tout, l’acte cette fois-ci a été bien pensé, bien mûri même si d’aucuns pourraient y voir un relâchement ou un laxisme. Il n’est jamais trop tard pour se rebiffer quand on a mal agi, mais c’est persévérer dans l’erreur et foncer tête baissée qui est dangereux. C’est déjà heureux que les calculs politiques des législatives de 2019 amènent le gouvernement à retrouver de plus en plus sa magnanimité vis-à-vis des populations ces dernières semaines. Elles ne pourraient demander mieux pour mieux respirer.

 Worou BORO

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