Réunir ses soutiens en deux Blocs au plus : La vision de Talon, un échec…

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Déjà quatre Blocs pour la mouvance présidentielle. Et ce n’est peut-être pas fini. Après l’Udbn de Claudine Prudencio, c’est le tour de l’And de Valentin Houdé de prendre la décision d’évoluer à part, dans son propre Bloc, dans le cadre des législatives de 2019. C’est la conclusion issue de la réunion du bureau politique de l’And aile Houdé.  Ainsi donc en dehors des Blocs progressiste et républicain que pilote en personne le chef de l’Etat, les Blocs Udbn et And-aile Houdé naissent sur les frustrations des uns et des autres et décident de faire cavalier seul tout en se réclamant de la mouvance présidentielle.

L’idée de Patrice Talon de réunir tous ses soutiens en deux blocs se solde par un fiasco. C’est un échec qui en dit long sur la suite de ce que sera la réforme du système partisan ou du moins le contenu que lui réserve les politiciens, les mêmes qui ont voté les lois sur la nouvelle Charte des partis politiques et le Code électoral. A qui la faute ? On ne peut jeter le tort sur ceux qui ont décidé de prendre en mains leur destin. C’est connu que face au danger, l’espèce humaine développe un instinct de survie. On ne peut en vouloir à celui qui refuse de compter sur la bienveillance du chef de l’Etat et se donne lui-même les moyens de retourner au parlement. La question qui mérite d’être posée, c’est comment en est-on arrivé là ? Comment le chef de l’Etat s’y prend dans le management des Blocs pour qu’il ait aujourd’hui tant de craintes dans son propre camp ? Patrice Talon n’est-il pas bon père de famille pour susciter dans le rang de ses enfants ce sentiment d’injustice ? C’est un secret de Polichinelle que de dire que le chef de l’Etat a une préférence pour l’un des Blocs. Il n’y a qu’à constater le remue-ménage qu’on observe dans le rang des républicains. Alors que dans le même temps, c’est la sérénité totale chez les progressistes. Il se susurre que Patrice Talon a demandé à ses soutiens de première heure d’aller du côté du Bloc progressiste. Et ce sont les ouvriers de la 25e heure qui se retrouvent du côté des républicains. Si cela se confirme, c’est la preuve qu’il y a du deux poids deux mesures. Ceux qui vont au Bloc républicain ne savent pas jusqu’aujourd’hui le sort qui sera le leur quand viendra le moment de confectionner les listes. Et cela peut à juste titre être source de méfiance, d’incertitude. Toute chose qui est aujourd’hui à l’origine de la naissance d’autres Blocs autre que ceux voulus par le chef de l’Etat.

 

B.H

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