Que reproche-t-on concrètement à Isidore GNONLONFOUN, Maire intérimaire de la Ville de Cotonou ?

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Au terme des dispositions de la loi 97- 029 du 15 janvier 99 portant organisation des Communes en République du Bénin, pour destituer un maire ou lui retirer confiance, il faut avoir relevé des fautes dans sa gestion.
Pour le cas de Cotonou voilà ce que les conseillers signataires de la motion de défiance reprochent au Maire Intérimaire. Il s’agit:
1- L’atmosphère délétère au sein du Conseil ;
2- La situation des conseillers qui n’essuient que mépris et inconsidération ;
3- La gestion calamiteuse de la ville de Cotonou entravant l’épanouissement de la population;
4- La crise de plus en plus grandissante au sein du conseil municipal en raison d’un intérim de qualifié de permanent et contraire à toute déontologie professionnelle administrative;
A la lecture de cette motion, il est nécessaire de faire les clarifications qui s’imposent pour permettre à chaque Cotonois d’en tirer librement ses conclusions.

1- L’atmosphère délétère au sein du Conseil se mesure par rapport à quoi ? En d’autres termes quels sont les indicateurs, les signes, les actes qui permettent d’arriver à une telle conclusion ? 

Contrairement à cette accusation, il est important de faire ressortir certains aspects qui a priori présentent une excellente image du Conseil Municipal. Pour ceux qui ont l’habitude de participer aux différentes sessions du Conseil Municipal, ils doivent avoir fait le constat de l’atmosphère détendu et surtout de la démocratie qui caractérise les débats. Pour le compte de l’année 2018, en dehors des sessions ordinaires qui se tiennent à bonne date, le Maire Intérimaire a déjà convoqué 9 sessions extraordinaires (ce qui n’était jamais arrivé par le passé)pour débattre de différentes questions relatives au développement de la Ville. La réunion de la municipalité qui est une rencontre statutaire mensuelle entre le Maire, ses Adjoints directs et les Chefs d’arrondissement se déroule normalement. Les Conseillers signataires de la motion participent activement à toutes ces rencontres.
Toute chose qui prouve à suffisance la bonne gestion du Conseil par le Maire Intérimaire. Ce sont là des indicateurs de performance contrairement à ce qui est avancé par les détracteurs.

2- La situation des conseillers qui n’essuient que mépris et inconsidération.

Je n’ai pas connaissance qu’un conseiller de la Ville ait été victime d’un acte de mépris ou mal traité par le Maire. Sinon le mépris dont il est question,  c’est par rapport à quoi et par rapport à qui? Je veux juste qu’on nous cite des exemples. Je ne sais pas dans quelle commune autre que Cotonou, les conseillers sont mieux traités, choyés et bien entretenus par l’autorité. Aujourd’hui à Cotonou, les conseillers sont considérés comme des rois et logés au premier plan.
Mieux, dans la dynamique de doter les conseillers municipaux de moyens adéquats, plusieurs mesures ont été prises à leur profit. Quand bien même ces mesures ne sont pas encore mises en œuvre, on note une volonté manifeste de la part du maire Intérimaire. De plus les commissions ainsi que les organes infra communaux tels que les conseils d’arrondissement et de quartiers seront, dès que ces nouvelles dispositions deviendront une réalité, dotés d’importants moyens pour accomplir les missions à eux confiées.
A noter aussi que dans cette même dynamite le budget exercice 2018 a été élaboré  suivant une démarche  participative de tous les conseillers.

3- La gestion calamiteuse de la ville de Cotonou entravant l’épanouissement de la population ;

C’est trop vague de parler de gestion calamiteuse sans en apporter les preuves. Personne ne peut aujourd’hui nous dire que Isidore GNONLONFOUN a détourné les fonds de la Ville ou relever des malversations dans sa gestion. C’est un cadre émérite, un haut fonctionnaire de l’Etat et partout où il est passé, il a laissé ses empreintes. Il est l’expression de l’exemplarité, de l’honnêteté. Une référence pour les générations présentes et futures. Il incarne aujourd’hui le meilleur profil au sein du Conseil capable de conduire à bon port la municipalité.
Les conditions dans lesquelles il a pris les rênes de la Ville sont connues. Depuis 15 mois qu’il est installé, il a entrepris d’importantes réformes qui portent déjà des fruits.
Sur le plan administratif, loin de toutes considérations politiques, il a fait nommer les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. La compétence prime est la règle d’or pour cet homme.
En ce qui concerne les avantages du personnel, au jour d’aujourd’hui, rien n’est véritablement à lui reprocher. Les salaires sont payés à bonne date. Au 31 Décembre 2017, tous les avantages dus au titre de l’année 2017 ont été libérés. Pour le compte de 2018, dans l’optique d’harmoniser les primes et indemnités, en vue de mettre fin à l’iniquité et l’injustice qui sont devenues la pratique dans l’attribution de ces primes ( seuls les grands patrons se taillaient la part du lion au détriment des vrais travailleurs), il a entrepris une nouvelle politique qui a abouti tout récemment à une relecture des primes et indemnités dont l’arrêté d’approbation a été signé il y’a quelques semaines par l’autorité de tutelle. Et dans les jours à venir le dernier agent qui était mal traité dans un passé récent constatera fort heureusement l’incidence de ces réformes.
De plus, les arriérés dus au personnel au titre des allocations sociales et familiales pour le compte des années antérieures notamment 2015 et 2016 ont été totalement libérés cette année ainsi qu’une partie des dotations en carburant dus au titre des mêmes années.
Pour ce qui est de l’état d’insalubrité de la Ville, il n’est pas un secret de polichinelle que dans le cadre du Projet Grand Nokoué qui regroupe 5 Communes dont Cotonou, le Gouvernement a décidé de prendre désormais en charge la gestion des déchets solides ménagers. Le processus est toujours en cours. Mais en attendant, la municipalité en parfaite collaboration avec le Gouvernement essaie de trouver des mesures alternatives pour parer au plus urgent.
De quoi parlons-nous alors? Je ne dis pas que tout est rose et que nous sommes sur la meilleure des planètes. Reconnaissons plutôt les efforts malgré le contexte difficile.

4- La crise de plus en plus grandissante au sein du Conseil municipal en raison d’un intérim de qualifié de permanent et contraire à toute déontologie professionnelle administrative.

J’ai déjà énuméré au point 1, les éléments qui montrent plutôt qu’au sein du conseil l’atmosphère de travail est au beau fixe. Les portes de l’autorité sont grandement ouvertes aux conseillers en priorité.
Pour ce qui est de l’intérim, Isidiore Gnonlonfoun alors premier Adjoint au Maire est devenu Maire de fait. Et au terme des dispositions des articles 60 et 61 de la loi 97- 029 du 15 Janvier 99 portant organisation des Communes en République du Bénin, il est maire de plein pouvoir et à plein temps. Sa légalité ne saurait fait objet de contestation et il tire sa légitimité de son titre de 1er Adjoint au Maire.
Voilà quelques éléments parmi tant d’autres qui confondent les conseillers signataires de cette motion. Le débat est donc ailleurs. Que personne ne nous trompe. Cotonou ne mérite pas ça. Ce n’est pas maintenant que Isidore GNONLONFOUN a fini de baliser le terrain qu’il faut parler de retrait de confiance. Ce serait un éternel recommencement, du gâchis tout simplement.
Mieux certains conseillers signataires nous ont confié avoir été manipulés par d’autres et qu’à leur compréhension, il n’a jamais été question de retirer une quelconque confiance au Maire Intérimaire mais plutôt le confirmer dans ses fonctions actuelles par un vote pour le conforter dans ses actions.
En résumé les allégations formulées à l’encontre de l’autorité municipale ne sont nullement fondées. Elle relève de la politique politicienne qui arrière Cotonou.
RWF

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