Parakou : Bénin Taxi en difficulté

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A Parakou, le projet Bénin-Taxi à l’instar d’autres villes du Bénin est acté. Quatre mois après le lancement officiel de cette flotte réduite d’un tiers dans la troisième ville à statut particulier du pays, les conducteurs de ces taxis broient de l’air et ne trouvent point de clients, d’après la Radio Fraternité Fm.

Le gouvernement du président Patrice Talon depuis le 3 juillet 2017 a mis en œuvre le projet Bénin-Taxi. L’intention en son temps était de doter certaines villes phares du Bénin de Taxis modernes, pour une certaine catégorie de citoyens, à en croire Assane Seibou coordonateur du projet, lors du lancement de sa phase expérimentale à Cotonou. Son extension vers d’autres villes béninoises résidait d’après ce responsable du projet, dans son adoption par les populations de Cotonou et environs. A Parakou où il a aussi été adopté, Bénin-Taxi est en bute à plusieurs facteurs. « Ce projet personnellement ne me dit rien puisque, je suis sous-informé », explique par exemple Wilfried, citoyen de la ville. A l’en croire donc, la communication et la sensibilisation qui devraient être faites autour des véhicules Bénin-Taxi ne sont nullement constatées. D’autres citoyens de cette ville évoquent comme désintérêt, le plan tarifaire de ces moyens de déplacementqu’ils trouvent exorbitant, compte tenu  de leur mode de vie et de la méconnaissance des superficies des arrondissements et distances entre arrondissements, par la plupartdes chauffeurs de ces taxis. Quant aux chauffeurs de ces taxis jaunes, un autre problème majeur est facteur de leur chemin de croix. « Les voies sont tellement dégradées. Donc pour quitter d’un endroit à un autre, c’est un calvaire. Un collègue la fois passée a pris un client qui lui a dit qu’il va à Nima, au niveau du marché. Le collègue lui demande si ça dépasse le marché, mais le client dit non. Une fois revenu, le collègue était en colère car le client l’a emmené à Sokounon, où ce n’était pas la joie », croit savoir Landry, conducteur de Bénin-Taxi à Parakou. Il profite de l’occasion pour lancer un cri de détresse aux autorités parakoises. « Nous appelons la mairie et la préfecture à comprendre les difficultés que nous vivons sur le terrain. Nous voudrions qu’elles nous sollicitent aussi. Car, il faut qu’on remplisse notre part de contrat et pour remplir cette part, il faut en amont trouver des clients », a-t-il laissé entendre.

 

Janvier GBEDO (Stag)

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