Situation sociopolitique tendue à l’ère de la Rupture : L’appel à l’unité nationale du prof Baloubi

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S’agissant du Bénin sous la Rupture, le Renouveau, la Renaissance, la Refondation et que sais-je encore, dans les rues, dans les médias et réseaux sociaux, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, les avis sont gravement partagés. De la mouvance à l’opposition, chacun tire le drap de son côté comme pour déshabiller l’autre et le ridiculiser au plus haut niveau de l’échelle, et ce de la manière la plus batarde, dévergondée et déshonorante qui soit.

Ainsi je puis dire sans le moindre risque de me tromper que j’ai effroyablement honte de constater que la réputation du pays de Kaba, Bio Guera, Béhanzin et Orukutuku où je vis le jour est désormais saccagée et étouffée tous azimuts dans les rues de Bruxelles, Paris et New York sous le feu des slogans « y en a marre » et « trop c’est trop » scandés et articulés   avec entrain, dédain, véhémence et sans clémence. Quand vous êtes de ceux qui sont à l’étranger, tout vous paraît confus et vous interrogez rhétoriquement les autres.

Que devient donc ce pays qui jadis portait avec honneur et bonheur ce joli label de quartier latin de l’Afrique? Aujourd’hui, plus latins, romains ou grecques nous ne sommes. En vérité, nous avons tellement tiré et tout déchiré que chacun dorénavant se demande de quel côté jeter sa dernière petite pierre d’espoir. Alors, moi j’ai royalement choisi mon camp, le camp de l’honneur en appelant tous les fils et toutes les filles dignes du Bénin à l’unité nationale.

Une deuxième Conférence des Forces Vives de la Nation s’impose à nous tous.

Rendons-nous humblement et courageusement là où le sort nous attend, là où nous saisirons de bon cœur et de toutes nos forces la très belle perche que nous tend notre propre histoire une fois encore au plus grand étonnement du reste de l’Afrique et du monde tout entier. Ce faisant, nous aurons conjuré le mal du siècle et notre pays recouvrera  inexorablement la place d’honneur qu’il mérite dans le concert des nations véritablement indépendantes.

Enfin, à la faveur du vent panafricaniste à la Sankara et Nkrumah qui gagne du terrain désormais chaque jour davantage sur le continent, nous chanterons tous à l’unisson « vive l’unité en toute liberté au Bénin et partout en Afrique: notre langue, notre monnaie, notre armée! »

Professeur Désiré Baloubi

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