Opportunisme diplomatique cynique : Mode d’emploi sud-soudanais

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Un opportunisme diplomatique sans pareil ! Le Soudan du Sud et Djibouti se sont illustrés  par un soutien à Riyad dans l’affaire Khashoggi. Pour rappel, l’Arabie saoudite a fini par le reconnaître : le journaliste Jamal Khashoggi est bien mort dans l’enceinte du consulat du royaume à Istanbul. C’est dans ce concert de condamnation internationale que  Djibouti et le Soudan du Sud sautent pieds joints dans l’affaire pour apporter un soutien au prince héritier Mohamed Ben Salam. Cet opportunisme diplomatique cache des raisons politiques (1) et soulève des inquiétudes quant à la sécurité des journalistes à Djibouti et au Soudan du Sud (2)

 

  1. Un opportunisme diplomatique

Au sujet de l’affaire  Khashoggi le Soudan du Sud a déclaré que « la position de l’Arabie saoudite était « honorable » pour régler la crise. Cela s’appelle ramer à contre courant pour sauver des broutilles. C’est un acte suffisamment grave qui prouve que la diplomatie de ce nouvel Etat est sans éthique. Doit-on s’en émouvoir autrement ? En effet, le Soudan du Sud est un Etat qui a des conflits internes. Il est un Etat où tout est à reconstruire. C’est un terroir de semence du terrorisme. Cet opportunisme est commercial. En souhaitant aussi des relations fortes avec Ryad, le Soudan du Sud exprime clairement qu’il s’agit d’un soutien de raison et non cœur. Mais tout n’est pas si bien scellé. Il y a le facteur américain. Il s’agit d’un clin d’œil à l’allié américain de Ryad qui a opté pour des positions tranchées au sujet de la crise soudanaise. Autrement dit, il n’y a pas de morale et d’éthique dans les relations internationales avec les Etats artificiels ?  L’argent est devenu le coefficient directeur des relations dans la corne de l’Afrique. Suivez notre regard. Le Djibouti dénonce la campagne médiatique visant à ternir l’image de Ryad. La Somalie préfère se taire. L’Ethiopie gratte la tête. La corne de l’Afrique est derrière le Prince Saoudien.

 

  1. La sécurité des journalistes.

Au-delà de l’opportunisme diplomatique, il ya à craindre pour les opposants et les journalistes non alignés de la Corne de l’Afrique. Ce sont des ralliements qui posent des problèmes de sécurité pour la presse intérieure. Si tuer un journaliste aussi sauvagement est un acte qui laisse indifférents ces pays-là, il est à craindre le pire. Ryad va-t-il soutenir des actes totalement contraires à la promotion de  l’humanité ?

Il convient de susciter et d’obtenir une condamnation de ces soutiens d’indécence diplomatique. Les principes sont au-dessus des accords commerciaux. La vie est sacrée. La presse turque parle d’un « commando » de quinze Saoudiens ayant fait l’aller-retour entre Riyad et Istanbul le jour de la disparition du journaliste et qui se trouvait dans le consulat en même temps que lui.

 

Par H-Tauyé

Juri-Journaliste

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