Affaire « Ecureuils Cadets» : Le procès renvoyé au jeudi prochain

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Mis sous mandat de dépôt dans l’affaire de disqualification des Ecureuils Cadets pour tricherie sur les âges des joueurs, Moucharafou Anjorin, Quentin Didavi, Vicentia Boco et Cie ont de nouveau comparu  au Tribunal de Première Instance de Première classe de Cotonou, mardi 23 octobre 2018. Après trois heures de débat, le procès a été renvoyé au jeudi 25 octobre prochain.

C’est peut-être le début d’un très long feuilleton. L’audience d’hier a visiblement lancé les hostilités d’un procès sans fin. Il s’agit bel et bien de l’affaire de disqualification des Ecureuils Cadets pour tricherie sur les âges des joueurs. Ouverte à 13 heures 08 avec l’entrée en salle du  Maître de céans  Rodolphe Azo et Raoul Tchiakpè (3e Substitut du procureur de la République), l’audience a été renvoyée à jeudi prochain après trois heures de débat. En effet, après appel des détenus et des convoqués, les 11 joueurs se sont déclarés coupables alors que Moucharafou Anjorin (Ancien président de la Fédération béninoise de football), Quentin Didavi (Directeur des compétitions), Lafiou Yessoufou, Jonas Nounagnon et Jean-Louis Noumahangnan (membres de l’encadrement technique), Parfait Aïvodji (Médecin de l’équipe), Zéphirin Déguénon (Secrétaire administratif), Moïse Ekoué (Directeur technique national), le Professeur Vicentia Boco (Directrice de la Clinique retenue pour la contre-expertise de l’Irm),  Désiré Koffi Hounguè (médecin à la Clinique de Boco) se sont déclarés non coupables. Ils sont au total, 27 personnes qui ont été nommément citées dans cette affaire.

Moucharafou Anjorin, premier à la barre…

 

Appelé à la barre, Moucharafou Anjorin, sur demande du Maître de céans, a relaté les faits qui ont eu lieu au Nigéria. Selon ses dires, il a convoqué une réunion après le match où les joueurs sont passés aux aveux en confiant qu’ils ont plus de 17 ans. «Sur les 25 retenus, 18 ont avoué avoir plus de 17 ans», a-t-il relaté avant de dire qu’il a aussitôt appelé le ministre pour l’informer de l’urgence qu’il y a. Le début de la compétition étant proche, il a, selon ses propos, suggéré au ministre, une contre-expertise de l’Irm qui pourrait être brandie à la Caf pour justifier le retrait du Bénin. Pour lui, sans une preuve scientifique, le Bénin courrait de graves sanctions. Mais malheureusement ou heureusement, après la contre expertise, 22 joueurs sur les 25 ont été déclarés aptes pour prendre part à la compétition. A en croire Moucharafou Anjorin, «c’est l’âge de l’Irm qui sert à compétir». Durant deux heures d’horloge, l’ancien président a apporté des éléments de réponses aux questions du Maître de céans, du représentant du Ministère du public et des avocats. Mais le débat devenant houleux, le maître de céans a renvoyé le dossier au jeudi 25 octobre prochain

 

Mike MAHOUNA

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