La loupe : Les géants aux pieds d’argile

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Depuis que le code électoral est voté, le derrière de la mère poule est ouvert. On sait désormais qui était qui et qui faisait quoi. On sait désormais ce que pèsent les dinosaures de la classe politique. On est maintenant en mesure de jauger avec aisance le grand Psd,  le très grand Prd, le Madep, le Fard Alafia, la Rb et autres.

Il a fallu que ledit code prévoit qu’au plan national, un parti représentatif au parlement parvienne à recueillir dix pour cent du suffrage exprimé.

Débandade totale, et gesticulations. Non seulement que nos très grands partis ne sont pas capables de réunir un tel nombre de voix, mais ils sont également incapables de s’unir, de se rassembler autour d’un idéal ou même autour de quelques idées.

Pour eux faire la politique, c’est conquérir un poste électif. Rien d’autre. Sinon comment comprendre que tous tremblent à l’idée de fusionner leurs différents petits machins dans au plus quatre grands partis. Opposition et mouvance présidentielle farfouillent honteusement. Ils ne savent pas sur quel pied danser, après une loi qu’ils ont pour la plupart voté en tout état de veille.

Un pays dans lequel un béninois plus un béninois donnent un béninois.

Et pourtant il n’est pas rare d’entendre dit que les jeunes ne sont pas mûrs pour faire la politique, ou alors ils n’emboitent pas le pas aux aînés.

Quel bel exemple ces aînés proposent?

Quel héritage veulent-ils laisser à la génération montante?

Où sont les indices?

C’est tout simplement désastreux.

Petits coups, discours sans fondement, théorie de Karl Max, à n’en point finir.

Béninoiserie, mesquinerie et intérêts égocentriques. Après ça les diplômes.

Quand on observe la guéguerre au sein des soi-disant blocs ou partis politiques ces dernières semaines, on a l’impression que ce pays est maudit et ne peut plus se relever.

Les soi-disant grands font la guerre de logo. On ne veut se séparer de son logo dans un contexte où le monde entier court vers le développement, dans un contexte de mondialisation des mœurs et de globalisation de tout.

 

Dine ABDOU

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