Vente des rondins : La Cites et le défi du bois précieux

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Quand ON évoque le bois précieux, on pense d’abord et surtout à l’île de Madagascar. Et c’est à juste titre que la  70e réunion du comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores sauvages menacées d’extinction (Cites) qui se déroule depuis lundi à Sotchi, en Russie, retient l’attention. Le gouvernement malgache parviendra –t-il à obtenir la levée de l’embargo (1) sur le bois précieux et rassurer sur la durabilité  de la ressource (2)

1. La levée de l’embargo

 

Le  bois de rose est une  essence précieuse endémique à Madagascar. Les forêts  de cette partie insulaire de l’océan indien sont exploitées au détriment du Rodin ; lequel est convoyé vers Pékin pour se vendre très cher pour l’ameublement. Pour contenir cette exploitation incontrôlée, il a été interdit d’exportation en 2013, le bois précieux.  Le schéma classique de l’exploration du Rodin est connu. De source informée rapportée par RFI, «   les rondins sont achetés  à l’avance, 40 % du prix, ce qui couvre la coupe et l’acheminement. Mais ce prix peut être diminué de moitié, voire divisé par quatre si l’acheteur possède un appui politique puissant à Madagascar ». Depuis lundi dernier, l’Etat malgache tenter de faire adhérer la Cites à son nouveau plan qui serait répressif contre le trafic du bois précieux. Ce plan comporte  deux (02) composantes à savoir saisie  et sanction des trafiquants. Ce plan s’il est séduisant, intègre-t-il la durabilité de la ressource ?

2. La durabilité du Rodin

 

Les chiffres rapportés par l’Alliance VoaryGasy, évoquent  qu’à  Madagascar, 300 000 rondins de bois de rose coupés.  Les études scientifiques se poursuivent. Mais il est important de protéger l’espèce car l’exploitation sans fin va limiter la ressource.  Il y a certes  un volume considérable de travaux scientifiques préparatoires sur la reproduction de cette espèce. La conservation du bois précieux par la fonction de reproduction devrait permettre aux communautés locales de voir que la conservation du bois précieux de Madagascar peut dépasser la simple « protection », et, au contraire, avoir une incidence en termes de croissance économique et de développement durables.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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