Programme « Driving government performance » : Reckya Madougou en formation à Harvard

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Une démocratie sans experts qui actualisent leurs connaissances dans un monde globalisé se fragilise, car laisse le champ libre à toutes les croyances. C’est la défaite de la raison.

Malgré son parcours académique riche et sanctionné entre autre par un diplôme de troisième siècle de l’école des Hautes Études Internationales de Paris, Reckya Madougou, aussi diplômée de l’Institut Supérieur Européen de Gestion de Lille a opté pour l’instruction permanente. L’ex Garde des Sceaux est actuellement à Boston et Cambridge et y suit intensément une formation accélérée sur le driving government performance dans la plus prestigieuse Université au monde Harvard. Nous apprenons que le rythme y est très soutenu et sans répit pour la nouvelle étudiante occasionnelle.

Reckya Madougou a été retenue au cours d’un processus internationale très sélectif et est la seule personnalité originaire de l’Afrique francophone ayant passé avec succès le test d’accès pour la promotion 2019 du très élitiste programme Harvardien « Driving government performance », qu’on pourrait traduire par « conduire à la performance gouvernementale», destiné aux entités du gouvernement américain et ouvert de façon très limitée à des personnalités étrangères aux compétences avérées.

La nouvelle est d’autant plus intéressante dans la mesure où Harvard accueille depuis plus de 300 ans l’élite mondiale. Sont sortis de ses rangs une cinquantaine de présidents américains et étrangers, 48 prix Nobel (recensés en 2015), une flopée de prix Pulitzer et un nombre toujours grandissant de personnalités influentes dans les domaines politiques, économiques, artistiques.

Souvent sollicitée par les cercles intellectuels et politiques pour participer ici à un séminaire, donner là une conférence, participer à l’élaboration des stratégies de politiques publiques, Reckya Madougou est l’une des personnalités les plus influentes de l’Afrique. Mais cette militante qui lutte pour une Afrique transformée et moins inégalitaire est aussi une formidable force de propositions qui fait une lecture résolument afro-optimiste du continent. C’est certainement la plasticité de sa pensée en mouvement qui ouvre la voie à son désir de se performer continuellement, de développer sa capacité à voir derrière le rideau du monde actuel avec une ambition : comprendre pour oser.

Cerise sur le gâteau, notre illustre compatriote a même été admise à deux différents processus de sélection pour deux programmes distincts de la Havard Kennedy School. En effet outre celui relatif à la performance gouvernementale, son expertise en inclusion financière a également été  reconnue par la HKS qui l’a sélectionnée aussi au « Rethinking Financial Inclusion » program. Elle nous reviendra sans doute perfectionnée dans son domaine de prédilection avec de nouvelles propositions.

A l’heure où le Bénin cherche un nouveau souffle, où des relents de confiscation des libertés apparaissent, rappeler la vie de militante engagée et tout simplement l’humilité de cette icône à vouloir sans cesse apprendre est oeuvre utile. Pour mieux affronter le tourbillon de doutes et d’incertitudes dans lequel nous plonge le pouvoir actuel, il ne peut être que salutaire de s’inspirer de la témérité de cette dame, femme de caractère, battante et indépendante.

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