Incivisme sur la voie principale d’Ekpè (Sèmè-Kpodji) : Des lampadaires solaires vandalisés, les autorités passives

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Depuis plusieurs mois, sur la trentaine de lampadaires solaires installés le long de la voie principale donnant accès au village d’Ekpè dans Sèmè-Podji, à peine une dizaine continue pour l’heure de s’allumer. En effet, des individus jusque-là non identifiés profitent de la nuit, pour dépouiller ces lampadaires de leurs batteries d’alimentation. Un acte d’incivisme qui  replonge ainsi cet axe, très pratiqué, dans le noir et dans son insécurité d’antan.

Pendant des dizaines d’années, la voie principale qui donne accès à Ekpèa végété dans le noir. Il a fallu le projet d’électrification  rurale par l’énergie solaire, en février 2016, pour qu’ellesoit éclairée,à l’instar de plusieurs autres dans la commune de Sèmè-Podji. Un éclairage qui a d’une part fait sortir cet axe de son noir et de son insécurité d’avant avec pour corollaires, des accidents nocturnes, des vols de motos… D’autre part, l’éclairage de cette voie par les lampadaires solaires, a permis le développement de petits commerces de nuit, de ventes à la sauvette…, le long de cette artère. On pouvait donc s’imaginer que grâce à ces lumières féériques qui cohabitent désormais avec les usagers de cette voie, les nuits, les vols et accidents seront jugulés. Mais c’était sans savoir que d’autres comportements désobligeants de certains individus, jusque-là non identifiés, qui n’ont d’yeux que pour le vol, viendraient tout chambouler. En fait, ces chenapans profitent du calme olympien de la nuit profonde pour commettre leur forfait sur cette voie. Une forfaiture qui  n’est rien d’autre que le vol des batteries rechargeables qui alimentent ces lampadaires solaires, les nuits. Un acte d’incivisme qui consiste à saccager des biens publics et faire du mal à toute une communauté, juste pour des intérêts personnels. Conséquence, sur la trentaine de lampadaires qui alimentaient régulièrement cette voie pavée toutes les nuits,  à peine une dizaine tiennent encore ou continuent de s’allumer. Une situation qui replonge une bonne partie de la voie, à nouveau dans l’abîme qu’on lui connaissait, obligeant ainsi les petits commerçants et vendeurs de circonstance, à déserter les lieux. Les autorités locales, communales et surtout le commissariat de police d’Ekpè n’ont malheureusement pas réagi jusque-là face à cet acte antisocial. En tout cas, pas de façon officielle. Et, visiblement, le renouvellement de ces lampes pillées, n’est pas pour demain.

Janvier Gbedo (Stag)

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