Projet migration et développement dans le Nord Bénin : Helvetas Bénin valide le rapport de capitalisation du volet communautaire

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La salle de conférence  de l’hôtel Kobourou City a abrité, vendredi 21 septembre 2018, un atelier de validation du rapport de capitalisation du volet communautaire du projet migration et développement dans le Nord Bénin. Cet atelier a enregistré la présence du directeur départemental des affaires sociales et de la microfinance du Borgou, représentant la ministre des affaires sociales et de la microfinance, de la conseillère technique en  gestion  du programme à HelvetasSwissintercoopération Bénin, du troisième adjoint au maire de Parakou et du deuxième adjoint au maire de Tchaourou. Étaient également présents les représentants des institutions internationales, des organisations non gouvernementales, des organisations de la société civile, des organismes nationaux et institutions partenaires, des consultants et chercheurs sur les questions de migrations et développement et des membres des associations de migrants de la ville de Parakou. Contribuer à une meilleure protection des droits des migrants, minimiser les risques et coûts sociaux et maximiser l’impact de la migration sur le développement social et économique local. Tel est l’objectif de l’étude du projet intitulé « migration et développement » qui a eu pour cible la commune de Tchaourou réputée être la commune frontalière d’où partent massivement les jeunes migrants chaque année. Ce projet, par une étude réalisée en 2014 sur la migration des jeunes, a permis de mesurer l’ampleur du phénomène dans le département du Borgou. Le département accueille non seulement de nombreux migrants internes venant surtout de l’Atacora-Donga, mais aussi des pays frontaliers, et les jeunes du Borgou sont nombreux à migrer saisonnièrement, entre huit et douze mois. Pour la représentante du directeur pays de HelvetasSwissintercooporation, Fabienne Dubey, ces jeunes migrent pour aller travailler dans les fermes du Nigéria pour les jeunes hommes et travailler comme des domestiques dans les familles au Niger pour les femmes. «… nous avons mis en œuvre depuis 2016 des activités pilotes pour sensibiliser, informer sur les risques comme les opportunités que représente la migration. Avec Helvetas, nous ne sommes pas là pour décourager ni pour encourager ; si un jeune veut migrer, il est difficile de l’en empêcher.», a-t-elle indiqué en précisant par contre qu’ils peuvent impliquer les communautés dans la sensibilisation, le dialogue avec les jeunes et aider les jeunes qui ont décidé de partir à sécuriser leur migration afin qu’elle soit réussie. Quant à SuanonBakourégui, représentant la ministre des affaires sociales et de la microfinance, « l’absence de protection sociale mine les ressources financières des béninois, notamment les plus démunis; ce qui ne les dispense de nombres de phénomènes sociaux dont les phénomènes migratoires». Il a ensuite précisé que toutes les actions menées au cours de ce projet sont en lien direct avec la politique du gouvernement en matière sociale notamment le Programme d’Actions du Gouvernement (Pag) en son pilier 3 « amélioration des conditions de vie de la population», sur l’axe stratégique 6 : « renforcement des services sociaux de base et protection sociale ». L’atelier a également permis au consultant Edmond Attakin de faire la présentation du rapport de capitalisation sur la mesure d’effets et d’impacts du volet communautaire du projet au terme de laquelle a eu lieu des échanges fructueuses et très enrichissantes. Le rapport de capitalisation du volet communautaire du projet migration et développement dans le Nord Bénin a été adopté à l’unanimité des participants de même que le rapport de séance.

Albérique HOUNDJO (Br/Borgou-Alibori)

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