Colloque international Taccovar édition 2018 à Cotonou : Des océanographes se préoccupent du climat de l’Atlantique tropical et la variabilité côtière

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La communauté scientifique notamment des chercheurs océanographes ont été conviés depuis ce lundi, 24 septembre 2018, aux travaux du Colloque international Taccovar (Tropical Atlantic Climate and Coastal Variability). Ce rendez-vous scientifique annuel qui se tient du 24 au 28 septembre 2018 à l’Isba à Cotonou, permettra aux scientifiques des pays riverains du Golfe de Guinée d’exposer et de débattre des résultats des travaux effectués en océanographie. La cérémonie d’ouverture du colloque a été marquée par la présence de l’Ambassadrice de la France près le Bénin, le Représentant de l’Ird, le directeur du cabinet du Ministère de l’enseignement supérieur…

Venus de onze (11) pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie, les scientifiques, chercheurs océanographes harmonisent, cinq jours durant, des expériences et connaissances en lien avec le climat de l’Atlantique tropical et la variabilité littorale et lagunaire. Ceci, en vue de parvenir à des pistes de solutions susceptibles de contribuer à faire face aux défis climatiques et environnementaux. Organisée conjointement par l’Institut de recherche pour le développement (Ird), la Chaire internationale de physique mathématique et applications-Chaire Unesco (Cipma) de l’Uac, le Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (Legos), et l’Institut des recherches halieutiques et océanographiques du Bénin (Irhob), la conférence Taccovar se veut un creuset d’échanges et de partages entre scientifiques sur des thématiques prioritaires dans le domaine du climat et de l’environnement et maintenir un réseau de mesures côtières avec une banque de données commune, selon le président de la Cipma/Uac, Norbert Hounkonnou. A l’en croire, les présentes assises permettront aux scientifiques concernés de faire le bilan des travaux entrepris dans le cadre des projets nationaux et internationaux (Preface, Coastvar, Pirata, Alti-ETAO, Arc d’Emeraude, etc.) portant sur différentes échelles depuis le bassin de l’Atlantique tropical à des processus locaux d’érosion côtière, de dynamique lagunaire et estuarienne ou d’hydrologie continentale. Le colloque sera donc ponctué de quatre (04) sessions scientifiques avec des communications sur des thématiques telles que l’océanographie hauturière et régionale, l’océanographie littorale et côtière, climat, hydrologie, fonctionnement hydro sédimentaire des lagunes et estuaires. Quant à la directrice adjointe du Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales, Isabelle Dadou, elle a fait savoir que les défis climatiques actuels méritent une implication active de la nouvelle génération avant d’évoquer la nécessité d’une formation de qualité pour les jeunes chercheurs. Prenant la parole, la directrice adjoint du département climat et océans de l’Ird, Marina Lévy a souligné la vulnérabilité des côtes face aux aléas naturels et changements climatiques pour démontrer la nécessité d’une action concertée contre la menace. Le renforcement des collaborations régionales en recherche et formation sur des thèmes particuliers s’impose donc, selon ses dires. Le représentant du recteur de l’Université d’Abomey-Calavi a, quant à lui, témoigné toute sa gratitude aux partenaires de l’évènement qui réunit des scientifiques autour des enjeux du développement durable de l’Afrique. Les changements climatiques restent le défi majeur auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, à en croire l’Ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux. Si l’amplification du financement pour l’adaptation et la résilience des changements climatiques reste un engagement renouvelé, le présent Colloque devra déboucher sur des pistes de solutions efficaces et durables aux problèmes climatiques et environnementaux, a-t-elle martelé. Procédant à l’ouverture des travaux, le représentant du ministre de l’enseignement supérieur, Bienvenu Koudjo a félicité les structures organisatrices du colloque avant de rassurer de la disponibilité du gouvernement à accompagner toute initiative visant la protection de l’environnement et de nos côtes. Notons que pour cette édition 2018, il a également été décidé de proposer une session scientifique sur le continuum continent-océan et en particulier sur l’hydrologie des bassins versants et des grands fleuves africains. Le Colloque sera clôturé par la soutenance des stages du Master « Océanographie et Applications » de l’Université d’Abomey Calavi (Bénin) et de l’Université Paul Sabatier de Toulouse (France), prévue pour vendredi prochain.

Aziz BADAROU

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