Nouvelle taxation sur les réseaux sociaux au Bénin : Whatsapp chute, Telegram monte en puissance

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Comme d’autres peuples, les Béninois aiment bien se lâcher sur les réseaux sociaux et ne comptent pas perdre cette habitude. 24 heures après avoir vu leurs accès à certains médias sociaux verrouillés, ils ont réfléchi à une alternative.

 Le gouvernement de la Rupture croyait trouver la solution efficace pour restreindre la liberté d’expression au Bénin. Mais il semble que les Béninois sont un peu futés. La nouvelle taxation sur les réseaux sociaux imposée par le décret 2018-341 du 25 juillet 2018, ne devrait pas dissuader de milliers de citoyens à utiliser leurs téléphones portables. Les internautes ont trouvé la faille. En effet, les nouveaux tarifs rendus publics par les deux géants de la téléphonie mobile au Bénin ont obligé de nombreux citoyens à abandonner les réseaux sociaux tels que Whatsapp et Facebook. Ces deux médias abondamment utilisés sont de véritables plateformes de discussions. Mais la nouvelle taxation décrétée par le gouvernement de la Rupture devrait amener les internautes à casser leur tirelire pour avoir accès à ces médias. Face à cette dure réalité, beaucoup ont fait recours à  un autre réseau social moins coûteux mais très dynamique afin de contourner les nouvelles règles. Ainsi, le nombre d’utilisateurs de Telegram a explosé depuis le 19 septembre 2018. Whatsapp trop coûteux est délaissé au profit de Telegram qui existait pourtant depuis plusieurs mois. En 24 heures, il est monté en puissance à Cotonou, Porto-Novo et à Abomey-Calavi. Et whatsapp s’est vidé de ses fanatiques. A tout le moins, ce média est de moins en moins exploité. L’application Telegram qui offre un accès presque gratuit dame progressivement le pion à sa concurrente Whatsapp. Ce changement radical révèle non seulement un réel besoin des Béninois de communiquer mais aussi une volonté de résister à toute tentative de bâillonnement. Limiter l’accès à l’internet est une arme souvent utilisée par les régimes aux méthodes rétrogrades. Pour le moment, les Béninois ont trouvé la parade à l’attaque du gouvernement. Ils ont découvert un  moyen efficace de continuer à jouir pleinement de leur liberté d’expression.

 

Mike MAHOUNA

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