2ème session ordinaire de la Commission nationale de concertation et de négociations : Gouvernement et syndicalistes se retrouvent ce jour mais…

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Les centrales et confédérations syndicales se retrouveront ce jour, jeudi, 13 septembre 2018 à la table de négociation avec le gouvernement. Ceci, dans le cadre de la deuxièmesession ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives. Mais il faut souligner que cette assise intervient dans un contexte particulier marqué par la restriction de l’exercice du droit de grève à dix jours au plus par an…

A quelques jours seulement de la reprise des activités académiques, le gouvernement convie les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales aux négociations. Il sera notamment question de débattre à nouveau des différents points de revendications des travailleurs. De sources concordantes, cette rencontre gouvernement-syndicats devrait permettre aux différentes parties de solutionner leurs divergences dans l’optique d’une année scolaire apaisée. L’information a été alors notifiée aux responsables syndicaux par correspondance N°0609/MTFP/SP-C en date du 06 Septembre 2018 du ministre du travail et de la fonction publique. Seulement que cette deuxièmesession ordinaire de la Commission nationale permanente de concertations et de négociations collectives s’ouvre à un moment où les partenaires sociaux sont plus que jamais remontés contre le gouvernement. Et ce, en raison de l’adoption à l’Assemblée nationale la proposition de loi modifiant et complétant la loi N°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Une proposition de loi qui limite désormais la grève à dix jours au plus par an. « Lorsque les conditions de procédures sont respectées, le droit de grève s’exerce dans les conditions de durée ci-après : la durée totale de la grève ne peut excéder 10 jours au cours d’une même année ; quelle qu’en soit la durée, la cessation de travail au cours d’une même journée est considérée comme un jour entier de grève », précise l’article 13 nouveau de la proposition de loi adoptée. Si au lendemain du vote, des voix se sont élevées pour dénoncer une atteinte aux acquis démocratiques, la rencontre de ce jour pourrait être une occasion pour les syndicalistes, d’exprimer leur indignation et mécontentement. C’est fort probable que les discussions ne soient pas cordiales et des écarts de langage ne sont point à exclure. Déjà, deux confédérations syndicales à savoir la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) organisent une marche pacifique dans la même journée pour protester contre les actes de violation des libertés individuelles et collectives. Et en raison de cette marche, les secrétaires généraux de la Cstb et de l’Unstb ont conjointement signé une note adressée à l’autorité ministérielle pour solliciter le report de l’ouverture de ladite session à 15heures le même jour au lieu de 10 heures comme prévu, la marche étant prévue pour se dérouler de 8 heures du matin à 13 heures. De toute façon, les regards seront tournés vers l’Infosec de Cotonou ce jour en ce qui concerne les conclusions de ce rendez-vous tant attendu…

 

Aziz BADAROU

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