Encadrement du droit de grève au Bénin : Paul Essè Iko déplore un aveu d’échec du gouvernement

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Les partenaires sociaux ne disposent que de dix jours au plus par an pour déclencher une cessation collective de travail en vue de la satisfaction de leurs revendications. La nouvelle loi votée à l’Assemblée nationale et qui encadre le droit de grève en République du Bénin n’a pas laissé indifférent, le monde syndical ainsi que la société civile. Paul Essè Iko (photo), ancien secrétaire général de la Confédération syndical des travailleurs du Bénin (Cstb) a également haussé le ton pour dénoncer la menace qui plane sur les acquis démocratiques.

Pour le bouillant syndicaliste, le droit de grève est le pilier de la démocratie et aucun gouvernement ne saurait l’arracher aux travailleurs, encore moins le restreindre. La grève reste donc l’arme dont dispose les travailleurs pour se défendre. En effet, l’ancien secrétaire confédéral de la Cstb a profité des travaux du quatrième congrès ordinaire du Syndicat national des enseignements publics primaire et maternel (Synaprim) qui s’est déroulé mardi, 04 septembre 2018, pour se prononcer sur l’actualité nationale. Depuis son départ du monde syndical, l’homme n’est plus monté au créneau pour se faire entendre. Mais cette fois-ci, il n’a pas lésiné sur les mots. « C’est l’aveu d’échec de ces gouvernements, c’est le fait de ne pas pouvoir affronter les syndicats pour discuter avec eux des revendications et leur donner le minimum » a martelé Paul EssèIko avant de rappeler qu’en 1969, le droit de grève avait été retiré aux travailleurs sous le régime de Emile DerlinZinsou. Mais des combats ont été menés pour la réhabilitation dudit droit, selon ses propos. Le syndicaliste juge de ce fait, inadmissible qu’on veuille aujourd’hui restreindre le droit à la grève alors que des citoyens ont combattu au prix de leur vie pour l’obtenir. « Nous allons continuer le combat » a-t-il menacé. Notons qu’il a été question au cours du congrès du Synaprim, dirigé par Paul EssèIko, de procéder au renouvellement de son bureau pour plus d’acquis socioprofessionnels. Les travaux se sont déroulés autour du thème « S’organiser pour mieux résister aux assauts du pouvoir tyrannique contre nos conditions de vie, de travail et les libertés ». « Ici s’achève ma course folle et effrénée pour la satisfaction de nos revendications et la libération de notre pays contre le joug de l’impérialisme », dira Paul IssèIko. Quant à l’actuel secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), KassaNagniniMampo, il a évoqué la nécessité de recourir à une unité d’action pour des luttes syndicales fructueuses. « Que les enseignants se regroupent pour faire un seul syndicat dans le primaire, un seul dans le secondaire et un dans le supérieur » a-t-il fait savoir.

 

Aziz BADAROU

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