Relation Municipalité de Cotonou et la tutelle : Toboula peine toujours à maîtriser ses nerfs de jeunesse

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Si ce n’est pas face à un ancien président de la République, c’est alors face aux femmes revendeuses qui occupent les abords de rues pour leurs activités, ou face aux zemidjan, les éléments de l’armée et même les élus municipaux dont il assure la tutelle qu’il bande ses muscles. Et, visiblement, le jeune préfet du Littoral n’entend pas se remettre en cause malgré les critiques à son encontre. Depuis que le président Talon lui a confié la gestion du Littoral et surtout la tutelle de la seule mairie de Cotonou, Modeste Toboula ne cesse de d’illustrer et de se reveler à l’opinion. Dans ses discours que d’aucuns jugent souvent de ”déplacés”, Il ne connaît ni d’élu  ni de nommé. Qu’importe si vous êtes maire plénipotentiaire, maire intérimaire, chef d’arrondissement, simple conseiller municipal ou simple employé à l’hôtel de ville de Cotonou ! Chacun reçoit sa dose de la part de celui-là même que certains qualifient de ”super maire” de la capitale économique du Bénin. Que vous vous adressez à Toboula élégamment ou pas, il pourrait vous égratigner, lui, à sa prise de parole. Le dernier spectacle en date auquel le préfet de Cotonou s’est livré, et qui a fait le tour de certaines chaînes de télévision et de la toile, c’est à une réunion à la préfecture de Cotonou. Une fois encore, Toboula a manqué de contrôler ou de maîtriser ses nerfs de jeune préfet tout puissant. Ces quelques morceaux choisis du discours en disent beaucoup sur la délicatesse de l’ambiance qui a prévalu à cette réunion, il y a seulement quelques jours, entre le préfet en l’équipe municipale. D’abord, Modeste Toboula qui s’adresse à l’ancien ministre de la Décentralisation et maire intérimaire depuis au moins 1an,  Isidore Gnonlonfoun: ” le maire a salué les efforts du gouvernement. Il n’avait pas d’ailleurs le choix. Il sait comment ça se passe avec ceux qui disent autre chose ». Sans commentaire.

Et le voilà dans ses vociférations (avec son index gauche pointé, ses yeux écarquillés) face à un chef d’arrondissement (Ca) qui aurait pris la parole sans qu’il (lui préfet) ne la lui donne: « On est dans une réunion sérieuse ! Et vous attendez qu’on vous la parole avant de la prendre. Vous n’avez pas été éduqué suffisamment pour ça ? Ca, c’est la dernière fois que vous allez vous comporter comme cela vis-à-vis de moi. Je ne vous donne pas la parole (…) Sachez que vous êtes à la préfecture ici (…) La pagaille que vous faites avec votre maire là-bas ne vient pas ici (…)  J’incarne l’autorité de l’État (…) Est-ce que vous pouvez faire ça devant le chef de l’État ?… M. Sortez de la salle…  Je vais le sortir et il ne pourra rien faire,,,”

De l’avis de plusieurs Béninois notamment sur les réseaux sociaux, le préfet à une fois encore manqué l’occasion de se mettre au-dessus de la mêlée. Pour raffermir l’autorité de l’État, a-t-on besoin d’exhiber pour autant ses muscles ou de vociférer ainsi ? Pour plusieurs internautes, même si l’élu, c’est-à-dire le Ca en question, a arraché la parole sans qu’on ne la lui donne, Modeste Toboula pouvait gérer autrement la situation. Devant caméras et micros, Il y a des postures à adopter. Un problème de coaching ou de management communicationnel ? Difficile de le dire.

Worou BORO

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