Législatives 2019 : Le Parlement les tente…

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En leur for intérieur, ils ‘’salivent’’ le Palais des Gouverneurs. Sauf hypocrisie chez certains, ils veulent bien tenter leur chance aux prochaines élections législatives qui devront avoir lieu dans moins de 8 mois. D’ailleurs, certaines de ces figures, pour la plupart de jeunes dans l’arène politique, s’activent sur le terrain. D’autres ne le cachent d’ailleurs pas. Ils s’exhibent dans les médias. Pour le moment, voici ceux qui font parler d’eux en attendant que tout s’officialise et qu’à leur tour, les mandants décident de qui peut véritablement aller les représenter à Porto-Novo.

1-Malick Seibou Gomina

Malick Séibou Gomina sera candidat aux prochaines élections législatives. C’est d’ailleurs l’un des rares téméraires à le dire urbi et orbi. Et ce, depuis fin 2017, bien loin de l’échéance. Le Directeur général du groupe de presse « Fraternité » a fait cette annonce à l’occasion de la fête de la Gaani. Depuis lors, ses descentes et actions se multiplient au profit des populations  de la treizième circonscription électorale. Le natif de la commune de Djougou, le jeune MalickSeibou que d’aucuns annonçait candidat au poste de conseiller à la prochaine mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), a certainement d’autres ambitions. Celles d’aller porter la cause des populations béninoises et de la Donga en particulier, au Parlement. Des indiscrétions renseignent qu’il a l’onction du chef de l’Etat, Patrice Talon.et le feu vert du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané sur la liste duquel (Alliance Abt), il entend se présenter en attendant la concrétisation des grands blocs politiques.

 

2-Auguste Vidégla

Universitaire et soutien de la Rupture, Auguste Vidégla n’a encore rien déclaré officiellement. Mais ses actions sur le terrain ne devraient pas surprendre les avertis de la chose politique. Sinon, qu’est-ce qui pourrait justifier son activisme politique débordant depuis plusieurs mois et à quelques pas de 2019? Cependant, tantôt  promoteur de tournoi dans la région du plateau d’Agonlin, tantôt en meeting politique avec les femmes à Cotonou et dernièrement à Ouidah qui a vu naître l’Union nationale démocrate (Und), coalition d’une vingtaine de formation politiques dont il est le président, il est difficile de le localiser avec exactitude dans la 16ème ou la 24ème circonscription électorale. De toutes les façons, quand on observe bien le président du Rassemblement des Béninois pour une nouvelle vision (Rbnv), l’ambition de siéger à l’Assemblée nationale est bien là.

 

3-Fernand Gbaguidi

Visiblement, depuis quelques mois, il n’y a pas de semaine qu’on ne voit le Directeur de la pharmacie, du médicament et des explorations diagnostiques (Dpmed) dans les Collines, notamment à Savalou, sa commune d’origine. S’il n’est pas organisateur de tournoi de football ici, c’est qu’il ventile ailleurs les actions du gouvernement aux côtés d’autres personnalités politiques (députés, ministres ou maires) de la région. De plus en plus, celui-là même qui a fait la Une de la presse au temps chaud de la lutte gouvernementale contre les ‘’faux’’ médicaments, s’affirme sur le terrain. Certains affirment qu’il a la bénédiction du chef (Patrice Talon), sinon, le « socialement généreux » Dr Fernand Gbagudi ne serait pas aussi engagé à son poste qui, du reste ; est technique avant d’être politique. En tout cas,le président la jeunesse de l’Union fait la Nation (J-Un) estun probable candidat dans les starting-blocks pour les députations dans la 9ème circonscription électorale.

 

4-Ulrich Gbaguidi

Ulrich Gbaguidi. C’est un nom qui se fait entendre de plus en plus dans les médias. C’est peut-être congénital puisque son père, Alphonse Gbaguidi, fut député.  Le président de Jeunesse et République (JR) connaît bien les Collines et le département le connaît aussi, pour être en contact permanent avec les jeunes de la localité. Son  militantisme associatif et politique n’est plus à prouver. Depuis peu, il ose. Même face à ses ainés, exprime les préoccupations des jeunes qui ne doivent pas servir que d’échelle en  politique. Il l’a martelé plus d’une fois : « Les jeunes veulent être mieux positionnés sur les listes électorales ».  Et d’ajouter : « La jeunesse doit tirer profit de son engagement politique ». Ces messages sont-ils envoyés simplement en l’air, et sans intérêt ? Ulrich Gbaguidi dont l’activisme et les actions ne sont pas rares dans la 9ème circonscription électorale et même la 10ème, nous situera certainement dans les prochains mois. En attendant, il est sous les feux de la rampe. Et en politique, rien ne se perd. Tout se transforme et tout se calcule.

5-Kamar Ouasangari

La liquidation de la Sonapra par le gouvernement Talon a aiguisé ses ambitions politiques. Et depuis 2016, l’ancien responsable syndical de cette structure étatique défunte est plus que actif. Pour parler comme les artistes, le jumeau KamarOuassangari dira que la politique est dans son sang et qu’il l’a pris déjà dans le ventre de sa très calme mais efficace mère, AbibaDafiaOuassangari, première femme maire au Bénin et députée à l’Assemblée nationale. Loin des aisselles de sa génitrice, il écrit ses nouvelles pages. On se rappelle ses saisines de la Cour constitutionnelle dans la lenteur observée par le Parlement avant de désigner les membres du Cos-Lépi. Aussi, les passes d’armes entre le jeune Kamar et Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale à ce sujet. Engagé aux côtés du parti Fcbe (qui a porté les candidatures de sa maman), il multiplie ses sorties depuis le congrès historique des Fcbe dont l’ancien président de la République, Yayi Boni en est le président d’honneur. Récemment, Kamar s’est associé à d’autres jeunes pour créer une coalition des jeunes de l’opposition et des activistes appelée Pôle unifié des jeunes de l’Opposition (Pujo). Désormais au ‘’chômage’’, KamarOuassangari, sur les traces de sa mère pourrait travailler pour retrouver comme elle le chemin de l’Hémycle à Porto-Novo.

 

6-Nourou-Dine Saka Saley

C’était lancé comme une vaste blague, son envie de se présenter aux législatives de 2019. Mais depuis un moment, son insistance et surtout la colère noire qu’il manifeste face à la proposition du relèvement du cautionnement pour la candidature porté à 200 millions FCfa au lieu de 8 millions, amènent à prendre au sérieux l’annonce qu’il a faite en janvier 2018 au détour d’une émission web-Tv. Sauf revirement ou reniement de parole, le jeune Juriste d’affaires diplômé de l’université Paris 2 Panthéon ASSAS, sera sur l’une des listes dans la 16ème circonscription électorale à Cotonou. Le temps nous édifiera.

 

7-Affo Dende

Si sous l’ancien président de la République, Yayi Boni, il n’a pas pu se présenter aux législatives de 2015, les signaux semblent être bons maintenant pour que l’ancien Directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (Caa) tente l’aventure. A tête d’une institution bancaire, Adam Affo Dendé a déjà remué plusieurs fois Savalou ouest (Ottola, Doumè, Djaloukou..) au profit du patron de la Rupture. D’habitude il ne le fait pas seul. D’autres figures politiques des Collines vont le soutenir. Le fait-il juste pour la forme ? Difficile d’être péremptoire. Cependant, on peut se demander si tout en gagnant la confiance du chef de l’Etat, Adam Dende Affo ne caresse pas le rêve d’être appelé ‘’Honorable’’ à la 8èmelégislature ? 2019, c’est dans quelques mois. Même s’il n’est pas aussi bouillant que d’autres dans 9ème, il reste un pion important surtout dans cette zone ifè ou itcha.

 

8-Donklam Abalo

Aussitôt fait Responsable à la communication de l’Usl, Union sociale liberale, parti dont l’homme d’affaires Sébastien Ajavon, 3ème à la présidentielle dernière, en est le président d’honneur, Donklam Abalo a démissionné de son poste de Directeur de la radio Soleil fm du même homme d’affaire pour se consacrer à la politique. Très actifs sur les réseaux sociaux, il n’est pas moins présent dans la presse locale et étrangère. Depuis lors, il s’implique davantage dans la politique et voyage souvent pour rencontrer et entretenir la diaspora sur l’actualité au pays, notamment la gouvernance Talon. Il fait partie aussi des jeunes qui ont récemment créré une coalition des jeunes de l’opposition et des activistes baptisée Pôle unifié des jeunes de l’Opposition (Pujo). «Quelles ques soient les conditions que l’on met dans la loi électorale, quelles ques soient les manipulations qu’on fait dans la nouvelle charte des partis politiques, l’Usl sera présente à toutes les élections. On peut même mettre 1 milliard, si on veut, pour qu’on puisse aller aux élections (…) nous serons présents», a averti le jeune diplômé de l’Enam. C’est osé. Seulement, rien n’est encore clair pour ce qui est du positionnement de l’homme. Va-t-il abandonner son job de directeur d’une célèbre radio pour ne rien gagner politiquement ? Si non, sera-t-il titulaire ou suppléant sur la liste Usl ou en alliance avec d’autres forces politiques ? Dans la 15è ? Dans la 16è ou dans la 19ème ? C’est une question de temps.

 

9-Armand Gansè

Ces dernières semaines, il faut le dire, Armand Gnasè est resté très effacé. Du moins, il apparaît moins dans les médias pour ce qui est de ses actions sur le terrain. Est-ce à cause du deuil que vit le Royaume de Dahomey suite au décès du roi Agoli Agbo ? Sinon, des vacances scolaires sans tournoi de football médiatisé pour le compte du jeune Directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), cela n’est pas courant. On ne le voit non plus s’afficher sur d’autres champs montrant sa générosité au profit de telle ou telle couche défavorisée. Peut-être que l’homme a changé de stratégies. Mais dans des milieux proches  de lui, il n’est pas exclu qu’il nourrît des ambitions pour les législatives prochaines. Des indiscrétions vont jusqu’à parler d’une prétendue guerre de leadership entre le jeune Dg et un vieux briscard de la politique dans la 23èmecirconscription électorale à cause desdites actions sur un terrain contrôlé jusque-là par ce second très populaire.

10-Aubin Adoukonou

S’il est vrai que ces derniers temps il est un peu caché, certainement plus concentré sur les activités du Centre national de sécurité routière (Cnsr) dont il est le Directeur général depuis l’avènement de Patrice Talon en 2016, Aubin Adoukonou n’est pas moins ambitieux que les jeunes de sa génération. Des informations qui nous parviennent, dans la 15èmeou la 16èmecirconscription électorale, c’est tentant pour lui. Ce sont des fiefs qu’il connait bien, du moins la 16ème, pour avoir travaillé pendant longtemps dans l’ombre d’un autre fin stratège et animal politique très connu et qui est aujourd’hui en froid avec le pouvoir de Patrice Talon pour lequel il a pris énormément  de risques sous l’ancien régime de Yayi Boni. Les sorties répliques du jeune Dg syndicaliste, il y a quelques mois ne sont donc pas anodines pour ceux qui savent qu’en politique on ne joue pas dans le hasard.

11-Emile Kougbadi

 Ce qui est sûr, si la Rupture le positionnait pour la bataille en vue des législatives de 2019,  il ne va pas cracher là-dessus. En tout cas, pour l’heure, rien n’est officiel de son côté. Mais son activisme sur le terrain notamment dans son Dassa-Zoumè natal, amène à s’interroger. Même s’il a bénéficié d’un mandat électif au conseil communal de la cité des 41 Collines, le Dg Absup-Cep ne reste pas les bras croisés. Emile Kougbadi réédite chaque année son tournoi de football doté de trophées et d’autres prix. Président du parti Union fraternelle (Uf), ce jeune de Dassa-Zoumè  ne rate non plus aucune occasion pour passer des messages à chaque célébration ou commémoration de fête nationale ou internationale. Certainement qu’en tant que Dg des communications électroniques et de la poste, il cherche le bon réseau pour pouvoir bien se connecter pour les joutes de 2019 qui s’annoncent serrées dans la 9ème.

 

12-Eustache Akpovi

Tel un phénix, il renait de ses cendres et réapparait sur la scène politique. Est-ce un recul pour mieux sauter ? Une chose est sûre, Eustache Akpovi est là désormais. Le jeune ancien vice-président de l’Assemblée nationale sous l’ancien chef de l’Etat Mathieu Kérékou, dans son come-back ne marchande pas son soutien à Patrice Talon et ses actions. Fin juillet 2018, en tant que président de l’Alliance pour la démocratie et l’esprit citoyen (Adec), il a déclaré publiquement dans sn Savalou natal, son adhésion à la coalition Bénin en route (Ber) de Jean Baptiste Hounguè. Qu’est-ce qui se mijote ainsi ? L’a-t-il fait sans perspectives ? Vas-t-il travailler pour l’élection de quelqu’un d’autre aux prochaines échénaces ? Ce serait bien absurde surtout que Eusatche Akpovi n’a pas que cela comme actif sur le terrain depuis 2016. Tout porte à croire que de son côté, il s’echauffe pour 2019 même si on le voit encore dans les vestiaires.

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