Faible taux d’admissibilité dans les établissements scolaires publics : Vers l’encadrement de l’intervention des enseignants Ace-Ape dans les privés ?

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Au-delà des mouvements de grèves pointés du doigt quant aux causes des résultats catastrophiques enregistrés aux différents examens de fin d’année scolaire, d’autres accusent les enseignants contractuels et permanents de l’Etat (Ace-Ape) qui s’adonneraient plus dans les établissements scolaires privés que pulics. Et, c’est ce qui justifierait, selon les dires, les forts taux de réussite des candidats dans le privé… Le gouvernement décidé à tout pour que le service public retrouve ses lettres noblesse, doit-on craindre une mesure allant dans le sens de l’encadrement de l’intervention des enseignants Ace-Ape dans les établssements privés, comme c’est déjà le cas dans le secteur de la santé ?

Dans son intervention sur la télévision nationale à la veille de la fête de l’Indépendance, le Président Patrice Talon a réitéré son engagement de tout faire pour que le service public retrouve ses lettres de noblesse. Et pour cela, il faudra surtout agir en fonction des impératifs pour solutionner les problèmes. Si le secteur de la santé précisément les médecins en font déjà les frais avec la nouvelle règlementation de l’exercice en clientèle privée, le secteur éducatif ne serait-il pas également dans le viseur en raison des faibles pourcentages de réussite enregistrés dans les établissements scolaires publics aux examens nationaux ? Certaines langues agitent déjà la question et selon d’autres, l’insistance de la presse, d’une part sur le fort taux d’échecs aux différents examens, et d’autre part sur la discipline qu’il convient désormais que les enseignants observent face à ‘’la thérapie de choc’’ du chef de l’Etat au secteur de l’éducation, ne sont pas anodins. D’ailleurs, d’aucuns voient les prémices d’une réforme du genre dans l’évaluation intellectuelle et pédagogique des enseignants, qui s’est soldé par un fiasco. Ne voulant pas démordre, le gouvernement a visiblement changé de fusil d’épaule en se rabattant sur ceux-là qui sont formés dans des écoles normales. Est-ce pour un éventuel recrutement en complément à l’effectif actuel des enseignants ? Est-ce pour pour avoir du répondant sur le banc de touche pour procéder en son temps au remplacement d’enseignants récidivistes qui s’opposeraient aux réformes ? De toutes les façons, à l’allure où vont les choses, rien n’est exclu. Toute action de la part du gouvernement dans le secteur de l’éducation est à analyser de près. Aller jusqu’à encadrer l’intervention des enseignants de l’Etat dans le privé ne sera qu’une suite logique de ce qui a été fait sans grand bruit dans le domaine de la santé.

Aziz BADAROU

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