Mairie de Cotonou : Plus de 200 millions de redevances publicitaires impayées

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(Le Tribunal doit interpeller les cadres des services marchands et financiers)

La gestion des espaces publicitaires dans la ville de Cotonou connait de graves disfonctionnements. Un désordre est entretenu dans le secteur au mépris des règles en la matière. Conséquence, des redevances de plus de 200 millions FCFA sont restées impayées à ce jour. Au banc des accusés, les cadres des services marchands, financiers et juridiques.

Le souci d’augmenter ses recettes a conduit la ville de Cotonou à concéder des espaces publicitaires suivant plusieurs lots à des prestataires. C’et alors qu’un proche de l’ancien maire Léhady Soglo s’est fait concéder plus de la moitié des espaces avec plusieurs entreprises. Mais toujours insatisfait des avantages que lui procurent toutes ces concessions y compris même des exclusivités sur certains supports, ce dernier trouve des alibis pour ne pas payer ses redevances à la mairie. A tel point que, quand on fait le compte à ce jour, il reste devoir à la mairie de Cotonou des centaines de millions. Ce qui veut dire que les agences appartenant à ce proche de l’ancien maire de Cotonou continuent de vendre des espaces aux clients sans payer les redevances y afférentes. L’un des alibis qui servent de prétexte à ces agences pour ne pas payer à la mairie ce qui lui revient de droit, est que la mairie perçoit elle-même directement les taxes sur les  panneaux publicitaires de petit-format, les publicités sur les murs et sur les toits des immeubles. Les agences en question considèrent donc que c’est un manque à gagner pour eux. Or, dans le même temps, d’autres agences plus professionnelles et qui ne comptent sur aucun parrain, sont à jour vis-à-vis de la mairie. Ce qui signifie que le prétexte de taxes évoqué ne tient pas. La faute incombe donc aux cadres des services marchands, financiers et juridiques qui ne font pas bien leur travail. Il urge que ces cadres qui ne font pas ce qu’il faut pour amener ces prestataires à payer ce qu’ils doivent, soient interpellés par la justice comme cela a été le cas avec l’affaire de pollution esthétique où des cadres de la mairie de Cotonou ont comparu pour complicité d’abus de confiance et de pollution esthétique et condamnés à verser chacun une amende de 200 mille FCFA. C’est une première dans l’histoire qui prouve que la justice peut condamner un agent qui ne fait pas bien le travail pour lequel il est rémunéré.

La responsabilité de l’Ancb et du ministère de la décentralisation engagée

 L’association nationale des communes du Bénin (Ancb) et le ministère de la décentralisation doivent commencer par s’intéresser de plus près aux contrats de concession des espaces publicitaires dans les mairies. Ce sont les mêmes prestataires qui passent dans presque toutes les communes, promettent aux conseils municipaux et communaux des montants faramineux. Mais une fois qu’ils ont le marché, ils ne s’acquittent plus des redevances mettant ainsi la trésorerie des mairies à rudes épreuves, bien entendu avec la complicité de certains élus. En tant que faîtière, l’Ancb doit prendre des dispositions pour que les recettes dues par ces prestataires soient entièrement payées. Il en est de même du ministère de la décentralisation qui doit exercer sa tutelle en cherchant à voir clair dans la gestion des espaces publicitaires, faire le point des sociétés qui gèrent lesdits espaces et le niveau de respect de leur engagement.

M.M

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