TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Banniere web 728x90px-01

Politique

La loupe : Panique chez Claudine Prudencio

Claudine-Prudencio

Les élections législatives sont à la porte des hommes politiques. Sauf pour les naïfs ou les nouveaux venus qui attendent l'an 2019 pour se décider. Le train sera déjà parti. L'affaire leur sera contée en histoire.

En effet, Patrice Talon ayant demandé et exigé que tous ses soutiens se répartissent sur trois blocs politiques, n'a pas précisé, en tant que félin, espiègle, et rusé, que nul ne doit aller vers le Prd de maître Adrien Houngbédji sans son autorisation. C'est lui le seul maître à bord. C'est lui l'arbitre définitif. C'est lui le  maître à jouer. Il ne veut pas non seulement perdre les législatives, mais il sait qu'il existe deux manières de perdre. Perdre en laissant ses adversaires conquérir le maximum  de sièges. Et perdre en positionnant sur sa liste des taupes ou des indécis qui pourraient après la victoire lui tourner le dos.

L'honorable Prudencio Claudine, la pauvre dame, qui confond la haute politique avec les kermesses, les meetings et le folklore, s'est précipitée pour aller chercher refuge auprès du Prd. Elle a cru naïvement que la mouvance présidentielle n'est que la mouvance présidentielle. Elle ne sait pas qu'il ya mouvance présidentielle dans mouvance présidentielle.
Depuis quelques jours elle a fait volte-face. Revirement à quatre vingt dix degrés. Elle a rejoint le Parti Progressiste en gestation sans la garantie de la position qui lui est réservée.
Et ce n'est pas fini. Elle court, à gauche, et à droite, en demandant pardon partout. En jurant qu'elle n'a jamais mené une démarche pareille. Et qu'elle ne ferait jamais une chose pareille.

Avis aux uns et aux autres. Avis aux naïfs qui n'ont pas l'information. Avis aux chasseurs de tête de liste. Avis à ceux qui veulent être tête de liste coûte que coûte sur n'importe liste.
Mais il est loisible à qui veut de rejoindre l'opposition si les conditions et les exigences ne lui conviennent.
C'est cela la Rupture.

Patrice Talon ne s'amuse pas.
Il tient malgré son silence, et sa supposée indifférence à rester le capitaine du bateau.
La preuve est que le MOELE ou la MOELLE de Jacques Ayadji est en route pour le Parti Progressiste.

Le tout nouveau Parti Politique du médiocre (politiquement) ministre de l'enseignement primaire Salimane Karimou aussi est en route pour le Parti Progressiste. Il ne peut pas faire autrement.

Ainsi manœuvre la Rupture.

Dine ABDOU

En savoir plus...

Refus de Talon d’aller au référendum : Le Bmp, Démissionner ou se cacher

politique

Le Chef de l’Etat a publiquement pris le contrepied des  ambitions  du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp).  Il n’organisera pas de référendum. En prenant une telle décision, il a souligné  les incohérences  qui caractérisent  les actions de ce groupe de députés.

Le Bmp est-il toujours crédible? Ce bloc peut-il toujours continuer à clamer son appartenance à la mouvance présidentielle? La situation est devenue plutôt difficile après la sortie médiatique du Chef l’Etat le 31 juillet 2018. Le Bloc avait en effet pris des positions osées par rapport au référendum. Après le vote du 05 juillet 2018 qui imposait l’organisation d’un référendum à propos de la proposition d’amendement de la Constitution, les députés du bloc s’étaient lancés dans une campagne précoce en faveur du «oui». Chacun avait commencé à défendre la tenue du référendum dans sa localité. A l’Assemblée nationale, la majorité parlementaire avait même envisagé de modifier la loi portant conditions de recours au référendum. Elle voulait sauter certains obstacles contenus dans la loi de 2012 afin de rendre possible la tenue du scrutin cette année. Par ailleurs, pour les membres du Bmp, la concrétisation des points inscrits dans la proposition d’amendement devrait changer le Bénin. Ils avaient soutenu que le Chef de l’Etat voulait du référendum. Sans prendre l’avis des populations, certains chefs de partis politiques avaient osé déclarer que celles-ci exigeaient la tenue du scrutin. Ce qui est en déphasage total avec la réalité. Sur le terrain, le peuple est déçu. C’est la déception générale. La morosité économique est ambiante. Et dans un contexte aussi difficile, il serait difficile pour le gouvernement d’obtenir l’avis favorable du peuple. Le référendum aurait été un vrai échec. Le Chef de l’Etat l’a très tôt compris. Le 31 juillet dernier, il a renoncé à l’organisation du référendum. Ce faisant, il met en difficulté ses soutiens du Bmp qui continuaient à défendre les chances de réussite de l’élection jusqu’au 30 juillet. Désavoués et ridiculisés par le Chef de l’Etat, ils sont obligés d’abandonner cette trouvaille dont ils devraient tirer de gros intérêts. Les membres du bloc se retrouvent désormais dans une position difficile. Il est clair qu’ils se sont trompés sur les vraies intentions du Chef de l’Etat. Manifestement, le Bmp n’a pu servir à rien dans la dernière bataille engagée pour réviser la Constitution. Il mérite simplement de disparaître.   

M.M

En savoir plus...

La loupe : Eustache Kotingan ?

Eustache-Kotingan

Affaire Bibe.
L'affaire dont le verdict est en train de mettre en prison pour cinq années fermes peut avoir des circonvolutions inattendues. En tant que président du conseil  d'administration du Cnsr, Eustache Kotigan, très proche de Patrice Talon, a toutes les chances de connaître bientôt des ennuis judiciaires?
L'affirmatif  prend le devant sur le négatif.
Les rumeurs avaient circulé qu'une convocation lui avait été adressée il ya quelques semaines. Le lundi suivant, alors qu'on s'attendait à sa comparution, le ballon s'est dégonflé. Qu'est ce qui a dû se passer? Difficile de le dire avec certitude. De toutes les façons, qu'on y croit ou pas, il est vraisemblable qu'une affaire rocambolesque risque d'appeler le nom de Kotigan bientôt.
Cela concernerait plusieurs centaines de millions. Ça pourrait concerner aussi des' placements bancaires. Ça tourne et ça retourne dans tous les sens, sans pouvoir franchir le seuil de l'information publique.
Les sources révèlent cependant que le chef de l'Etat, serait décidé à laisser la justice faire son travail. Son entourage estime que ceci risque d'entacher la crédibilité du régime, ou du chef, l'intéressé étant dans le cercle restreint du pouvoir. Il est vrai que depuis peu, les connaisseurs du sérail, révèlent que les relations se sont considérablement refroidies avec les hommes clés du régime.
Un paramètre qui pourrait lui être défavorable.
Depuis hier, le bruit refait surface, même si ça n'a pas atteint le niveau qu'il faut pour que tout le monde en fasse ses choux gras.
Dans tous les cas, si tout ça se révèle solide et définitif,  ce serait un test pour le chef de l'Etat.
Nous le petit peuple, gardons la main au menton

Dine ABDOU

En savoir plus...

Test de popularité : Pourquoi Talon doit se méfier des foules « maquillées»

Patrice-Talon-foule

Le mercredi 1er août 2018, Patrice Talon  a voulu montrer un autre visage aux Béninois en se fondant dans la foule venue assister aux manifestations officielles. A y voir de près, c’est un montage qui ne servira pas vraiment au Chef de l’Etat.

De nature taiseux et éloigné de la masse, Patrice Talon a tenté de montrer un autre personnage ce mercredi. Après le cinéma de l’année dernière, et une brève apparition il y a quelques mois à Akpakpa (Cotonou), Patrice Talon a réédité son opération de communication en 2018. Un peu après la fin du défilé militaire organisé sur le boulevard des armées à Cotonou, le Chef de l’Etat a consacré près de trente  (30) minutes à ses invités et aux curieux présents sur les lieux. Patrice Talon s’est en effet offert un bain de foule. Des femmes presque en extase se sont battues l’une contre l’autre pour arracher la main présidentielle. Des têtes couronnées et d’autres catégories de personnes ont aussi bénéficié de la même bienveillance du président Talon. Quelques minutes après l’opération, certains affidés du gouvernement ont inondé la toile de vidéos montrant Patrice Talon au cœur de la foule. Et c’est bien cela l’objectif. On veut souligner que Patrice Talon est proche de son peuple. Or, c’est une mise en scène. Selon nos sources, ce sont des femmes, vendeuses du marché de Dantokpa qui ont été mobilisées pour la cause par une autorité. S’il est vrai que le Chef de l’Etat qui traverse une période un peu critique de son quinquennat a besoin de temps en temps de s’assurer le soutien de ses partisans, il y a néanmoins des limites à ne pas franchir. Pour évaluer sa cote de popularité, le président Patrice Talon doit éviter de tomber dans certains pièges de son entourage. La foule montée le mercredi dernier ne reflète pas en réalité le peuple. C’est un choix qui ne lui sera d’aucune utilité. Pour savoir s’il est apprécié ou pas, le Chef de l’Etat sait comment s’y prendre. Il pourrait prendre son véhicule, tromper la vigilance de sa garde rapprochée et investir l’esplanade du stade Général Mathieu Kérékou comme il l’a su faire aux premières heures de la Rupture. Patrice Talon pourrait organiser  des descentes sur le terrain, à Cotonou où dans les contrées lointaines pour échanger avec ses concitoyens dans un environnement naturel. Il a besoin de toucher lui-même la désillusion et la déception des Béninois pour savoir les solutions à prendre afin de retourner la situation en sa faveur. La manipulation lui complique la tâche. Elle l’emprisonne dans une bulle et l’empêche de faire des choix rationnels.  

Mike MAHOUNA

En savoir plus...

Le renoncement au référendum : Un camouflet pour le Bmp

Assemblee-Nationale

Fini la récréation, tout le monde en classe pour des lendemains meilleurs. Le Président Talon a sifflé la fin des ambitions inavouées et inavouables du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). C’était mardi dernier, veille des 58 ans de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale,au coursde son message à la nation et d’un entretien avec la presse nationale.

Désormais, les pressions, les tensions et les intrigues vont se dissiper, comme par enchantement, pour laisser la place à un ciel cristallin, une ambiance plus sereine et studieuse. Les préparatifs dans les partis politiques pour aller à l’assaut des populations vont se dégonfler comme une peau de baudruche. Déjà aux lendemains du vote du projet de révision de la Constitution le jeudi 05 juillet dernier, le Bmpétait monté au créneau,dans un jeu de retournement,pour affirmer que l’objectif principal du projet d’amendement était le référendum, la consultation populaire.

La responsabilité du Bloc de la majorité parlementaire

Cependant, d’après l’analyse  du journaliste Thibaud C. NAGNONHOU du quotidien La Nation du mardi 03 juillet 2018, soit deux jours avant le vote, les jeux étaient faits au regard de la configuration actuelle de l’Assemblée nationale, du moins arithmétiquement. Les députés de la majorité parlementaire avaient déjà apprêté les flûtes pour sabler le champagne de la victoire. Cette analyse de Thibaud C. NAGNONHOU démontrait à suffisance que les députés duBmp n’étaient pas partis ce jeudi-là à l’hémicycle pour un résultat a minima. Ils auraient assuré le Président Talon qu’ils décrocheraient le jackpot, sans cela, celui-ci ne leur aurait pas permis de tenter l’aventure. Et le désaveu était venu, comme pour rétablir la vérité, de la bouche du député Mathurin NAGO, l’un des ténors (et pas des moindres) de la révision. Il avait affirmé sur la chaîne Golfe TV, le dimanche 08 juillet 2018,que du bloc auquel il appartenait -assurément le Bloc de la majorité parlementaire- voulait éviter le référendum.L’intervention du Directeur de la communication présidentielle 24 heures plutôtsur la chaîne RFI,qui déclarait que l’objectif du vote était le référendum, n’était qu’un exercice de communication politique consistant à assurer le service après-vente. L’image à la une du quotidien La Nation du lundi 09 juillet 2018 le prouve aisément.Elle montre, à la conférence de presse duBmp au lendemain du vote, des députés aux visages déconfits. Si c’était le résultat attendu, ceux-ci, loin d’afficherun visage éploré auraient été plutôt souriants, détendus et affables. Ils avaient l’air triste, pensif, soucieux et décontenancé. En journalisme, l’image n’est jamais neutre, elle est toujours expressive. Pour être prosaïque, il n’est pas dans la nature humaine de vouloir le moins quand on peut le plus. Les députés duBmp n’étaient pas partis à l’hémicycle pour se contenter de l’admissibilité. C’était pour gagner du coup. Théoriquement ils ne seraient pas allés au bout de leur engagement. Ils ont porté le projet de révision à-bras-le-corps ; ils en ont été les initiateurs, selon certains. Ils devraient en principe en assumer la responsabilité, reconnaître leur manque de discernement dans le jeu politique de ce jeudi 05 juillet dernier qui a abouti au référendum. Le Chef de l’Etat n’avait pasimaginé un tel dénouement sinon il n’aurait pas donné son accord.

L’obstination du Bloc de la majorité parlementaire

Néanmoins, sans hélas ! rien devoir se reprocher,le Bloc de la majorité parlementaire, du 06 juillet au 31 juillet 2018, soit pendant plus de trois semaines, aurait poussé par tous les moyens le Président Talon à franchir le rubicond. Que de pressions n’aurait-il pas reçuesdurant ces trois semaines ? Que de nuits blanches  connues ! Les mobilisations des masses autour de ce référendum ont marqué ces trois dernières semaines du mois de juillet comme si leBmp avait voulu se redorer le blason aux yeux du Chef de l’Etat. Les faits sont là qui témoignent de la détermination du Bloc de voir la procédure d’amendement de la Constitution par référendum  aller à son terme.

A en croire la publication de La Nation du 18 juillet 2018, toutes les dispositions étaient déjà en cours à l’Assemblée nationale pour lever le verrou qui empêchait d’aller au référendum. Un texte de loi  modificatif de la loi n° 2011-27 du 18 janvier 2012 portant conditions de recours au référendum en République du Bénin serait déjà déposé à l’Assemblée nationale. Les aménagements de la proposition de loi modificative dont la mouture, selon toujours La Nation du 18 juillet 2018, est en circulation à l’hémicycle, portent sur les articles 7, 10, 11, 12, 17 et 32 de la loi n°2011-27 du 18 janvier 2012 portant conditions de recours au référendum. Dans ce projet de texte, tout est mis en œuvre pour réduire le délai du processus référendaire.  En effet, l’article 7 de la loi du 18 janvier 2012 dispose que « la convocation des électeurs en vue du référendum est faite par décret du Président de la République pris en conseil des ministres, cent vingt (120) jours avant la date du scrutin ».

 Si cela devrait se faire, à la date du 18 juillet 2018, c‘est plus de quatre mois après, soit en novembre prochain, que devra se tenir le vote référendaire. Mais ce n’est pas la seule difficulté. Selon La Nation du 18 juillet 2018, l’autre difficulté est relative aux dispositions de l’article 300 alinéa 4 du Code électoral. Celui-ci stipule : «  la liste électorale permanente informatisée doit être établie au plus tard soixante (60) jours avant la date du scrutin ». Or le Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de la Lépi installé le 29 juin dernier pour un mandat de six mois n’a même pas encore réellement démarré ses travaux d’actualisation du fichier électoral. Les agents de terrain, dont les membres des commissions communales d’actualisation (Cca) et les délégués d’actualisation d’arrondissement (Daa), ne sont même pas encore connus.Autre difficulté, l’article 2 du Protocole A/SPI/12/01 de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernanceimpose qu’  « aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans six(6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ». Pour ne pas violer cet instrument communautaire, il importe que le référendum constitutionnel soit organisé avant le mois d’octobre prochain.Toutes ces dispositions expliquent le branle-bas au niveau du Bloc de la majorité parlementaire, qui cherche à réduire les délais du processus électoral référendaire, relativementaux articles 7 et 17. Ainsi, au lieu de cent vingt (120) jours pour la convocation des électeurs comme prévu par l’article 7 ce serait cinquante (50) jours avant la date du scrutin. De plus,trente (30) joursau lieu de quatre vingt dix (90) jours comme indiqué par l’article 17 pour la mise à jour finale, par la Commission électorale nationale approfondie (Céna), de la liste définitive des partis politiques autorisés à prendre part à la campagne en vue du référendum.

Dans cet ordre d’idée, sur le terrain, des campagnes d’information et de sensibilisation vont bon train pour mobiliser les populations et expliquer les raisons profondes d’aller au référendum. Les partis du Bmpse déploient sur le terrain dans cette perspective. Pour preuve, la recomposition du paysage politique qui a donné naissance le dimanche 22 juillet dernier à Cotonou au Bloc progressiste, un rassemblement de plus d‘une dizaine de partis et alliances politiques.Au cours de cette sortie, les cadres des partis signataires, plus de 500, selon La Nation du 23 juillet 2018, ont été entretenus sur la pertinence de la réforme en vue.  A la lumière de tous ces faits, il ne fait aucun doute que les députés duBmp étaient dans leur logique : faire tout pour se racheter aux yeux du Président Talon.


La magnanimité du Chef de l’Etat

Depuis le 05 juillet, tous les regards étaient tournés vers le Chef de l’Etat. Tous ses faits et gestes étaient scrutés. Le Bmp continuait de façon inlassable et impassible à s’investir dans le processus référendaire dans l’attente infaillible de la convocation des électeurs. Aucun devin n’était à même de lire dans la pensée du Président Talon. Tout le monde se perdait en conjecturespendant que le Chef de l’Etat attendait patiemment le moment opportun pour abattre sonjeu. Trois semaines plus tard, et contre toute attente,précisément dans la nuit du 31 juillet, veille de la fête nationale, la décision tombe provoquant le tsunami dans le rang duBmp. Il n’y aura pas de référendum !

Voilà, une clairvoyance du Chef de l’Etat sur le Bloc de la majorité parlementaire qui l’a poussé pour des raisons inavouées et inavouables dans cette entreprise sans lendemain. Le pragmatisme a payé. La raison et le cœur ont parlé. En effet, les conditions sociales ne sont pas mures pour tenter une autre aventure. Les motivationsdu Chef de l’Etat sont objectives, raisonnables et matérielles. Pas question de distraire des ressources financières pendant qu’on en a ardemment besoin. La situation sociale caractérisée par un panier de la ménagère précaire n’est pas non plus favorable. Le Programme d’Action du Gouvernement (PAG)manquant aussi de visibilité, du moins pour l’instant, sur le terrain ;les taxes plombant lequotidien des populations ; tout cela n’est pas de nature à porter au pinacle le Président Talon.

Ainsi, tel un stratège avéré, le Chef de l’Etat a laissé s’époumoner le Bloc de la majorité parlementaire avant de prendre sa décision.Plus de match désormais ! C’est là un acte magnanime qui marquera à jamais l’histoire du Bénin, car le Président opte pour le plus grand bien des populations de nos villes et campagnes. Nous n’en doutons guère !


Jacques da MATHA
Journaliste / Expert en Information et Communication
Ancien Directeur Général de l’Office de Radiodiffusion
et Télévision du Bénin
Ancien Directeur du Centre de Formation de l’Union des Radiodiffusions
et Télévisions Nationales d’Afrique (URTNA) à Ouagadougou

En savoir plus...

Secteur de la santé : Le diagnostic de Talon qui fonde les réformes

Patrice--Talon

Le Chef de l’Etat, Patrice Talon, au cours de son intervention sur l’émission télévisée « A cœur ouvert », est revenu sur les réformes engagées par le gouvernement béninois dans le secteur de la santé notamment le récent décret portant exercice en clientèle privée. Pour le Président de la République, des mesures radicales s’imposent face au niveau critique de dysfonctionnement du système sanitaire et de moralité dans le secteur. Des réformes liées aux évacuations sanitaires à celles liées à la réorganisation du sous-secteur pharmaceutique, le Président Patrice Talon estime avoir toujours agi en fonction des impératifs pour solutionner les problèmes des populations béninoises…

Se prononçant sur le décret présidentiel obligeant les médecins du secteur public à décider de servir soit dans les cliniques privées soit dans les hôpitaux publics, le Chef de l’Etat juge inadmissible que des médecins formés avec l’argent du contribuable, recrutés et payés par l’Etat béninois consacrent la majeure partie de leur temps, de leur énergie dans les centres de santé privés. « Les béninois ne sont pas satisfaits de l’offre de soins, dans les centres de santé, les hôpitaux publics. Et pourtant, l’Etat du Bénin depuis des décennies a investi massivement dans la formation des médecins condamne le Président Patrice Talon. Et de poursuivre « Nous avons tout perverti au Bénin…dans ce domaine sensible, les médecins qui sont dans le secteur public qui sont des Agents permanents de l’Etat, des Agents contractuels de l’Etat, qui ont la possibilité d’aller exercer ponctuellement et de manière marginale dans le secteur privé, ont délaissé complètement leur sacerdoce et consacrent plus assez de leur temps, de leur énergie, de leur volonté aux soins qu’ils donnent dans le secteur privé parce que  cela leur apporte une rémunération complémentaire».  Tout en reconnaissant qu’il leur était permis, comme partout dans le monde, de pouvoir faire de la consultation ou des interventions dans les centres de santé privés dans le but qu’ils puissent concilier la satisfaction de leurs obligations au profit du public et leurs prestations dans le secteur privé pour ajuster leurs revenus et surtout mettre leur science au service de ceux qui recourent aux centres de santé privés pour se soigner, Patrice Talon déplore, par contre, une mauvaise foi des médecins. Ces derniers payés avec l’argent du contribuable se permettent, selon les propos du Président de la  République, de détourner des malades des centres de santé publics vers des cliniques privées. Plus inadmissible, c’est  que ces malades font l’objet d’escroquerie dans les centres de santé privés avec à la clé, des surfacturations.  Ce qui ne peut être fait au niveau des hôpitaux publics car les fonds vont dans les caisses nationales.  Cela devient alors une gangrène qu’il faudra combattre, selon Patrice Talon. Toute chose qui justifie la mesure radicale prise par le gouvernement pour contraindre les médecins à opérer désormais un choix définitif. Ils disposent d’un délai allant jusqu’au 1er septembre 2018 pour choisir soit de rester dans le public et renoncer à leurs activités dans le privé soit de rester dans le privé et démissionner du public. Le gouvernement entend donc faire tout ce qu’il faut pour que le service public retrouve sa noblesse. Et pour Patrice Talon, la question de qualité du plateau technique ne saurait être une excuse pour justifier la mauvaise qualité des soins dans les hôpitaux publics. A l’en croire, les formations sanitaires publiques disposent des meilleurs plateaux techniques et il n’y a pas de raison que les soins offerts par les structures sanitaires privées soient meilleurs que ceux offert dans les hôpitaux publics. « Ce n’est pas le plateau technique qui fait la médecine, le plateau technique accompagne la médecine fera savoir le Chef de l’Etat. Le gouvernement entend également recruter de médecins s’il le faut, pour compenser les départs dans la fonction publique tout en prenant des mesures d’accompagnement en faveur de ceux qui resteront dans le secteur public pour leur permettre d’ajuster leurs revenus. De plus, le Président Patrice Talon annonce que des mesures seront prises pour procéder au contrôle du respect des normes, de protocoles et des tarifs de prestations dans les cliniques privées.

De la légalité du dé-cret présidentiel…

Le décret présidentiel n’est pas en contradiction avec la loi portant organisation de l’exercice en clientèle privée, des professions médicales et paramédicales notamment dans son article 9 qui permet aux praticiens hospitaliers, médecins, de fournir des prestations dans le privé. En tout cas, c’est ce qu’a tenu à clarifier le Chef de l’Etat. Pour Patrice Talon, la loi ne donne pas le droit, la loi permet mais à condition que l’Etat donne l’autorisation et la loi ne saurait permettre que ceux que l’Etat embauche fassent ce qu’ils veulent. « La loi leur permet d’exercer en clientèle privée sous autorisation préalable du ministre de la santé. A défaut d’autorisation, ce droit ne peut s’exercer. Aujourd’hui, nous avons décidé de retirer les autorisations. Aucun texte ne fait obligation au ministre de la santé de délivrer systématiquement les autorisations Il est malheureux de constater que les médecins ont perverti totalement le système » a martelé Patrice Talon.

Evacuations sanitaires : rationnaliser les dépenses…

Face aux ressources limitées du Bénin, le gouvernement du Président Patrice Talon a perçu la nécessité d’opter pour une rationalisation des dépenses liées aux évacuations sanitaires. Pour le Chef de l’Etat, pourquoi consacrer un milliard pour soigner un seul individu alors que cela pourrait servir à soigner tous les béninois. Il importe alors de gérer les ressources disponibles avec parcimonie. «…nous dépensons plus d’argent qu’il n’en faut pour les mêmes soins…Nous  avons décidé d’instaurer la transparence et la rationalisation » a expliqué Patrice Talon pour justifier le partenariat noué avec un groupe d’hôpital qui propose des tarifs plus bas pour la prise en charge des évacuations sanitaires. Les réformes, selon Patrice Talon, ont permis de « rapatrier près de 600 millions de francs CFA, qui existaient sous forme de provision dans des hôpitaux étrangers où certains de nos compatriotes allaient se faire soigner pour des qualités de soins pas tout à fait différentes (...) ». Quant aux réformes amorcées pour la réorganisation du sous-secteur pharmaceutique, le chef  de l’Etat a confié que des experts internationaux ont été sollicités pour faciliter l’assainissement du sous-secteur afin de garantir la disponibilité et l’accessibilité des médicaments de qualité à tous.

Aziz BADAROU

En savoir plus...

Le Chef de l’Etat à l’occasion des 58 ans d’indépendance du Bénin : « J’ai décidé (…) de ne pas organiser de référendum »

Patrice-Talon

Le Bénin a célébré hier, 1er août 2018, le 58ème anniversaire de l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale. Les manifestations ont été marquées par un défilé militaire et paramilitaire à la Place de l’Etoile Rouge. La veille, le Chef de l’Etat s’est adressé aux Béninois. Patrice Talon a, dons son message, répondu à l’attente de son peuple. Celle de ne pas soumettre les finances publiques à rudes épreuves dans l’organisation d’un référendum. « J’ai décidé (…) de ne pas organiser de référendum ». Ainsi s’est exprimé Patrice Talon. Une sage décision qui met fin à la polémique et conforte le journal Matin Libre dans ses analyses.
Lire l’intégralité du message du Chef de l’Etat

MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA FETE NATIONALE

Béninoises, Béninois,
Chers compatriotes,

Il y a tout juste un an, lors de la célébration du 57ème anniversaire de notre indépendance, je vous exhortais au courage et à l’espoir, puisque la lutte que nous menons ensemble pour faire du Bénin un pays moderne et prospère, est longue et difficile, mais exaltante ; et qu’au bout de l’effort et des sacrifices, le Bénin dans lequel nous vivrons et que nous laisserons à nos enfants, sera un Bénin où l’essentiel des ressources aura été consacré aux besoins vitaux de la population : l’eau potable et l’électricité, les écoles, les centres de santé et les hôpitaux, les routes, l’internet, les ports et aéroports, un commerce florissant pour les grands opérateurs comme pour les tout petits commerçants.
C’est à cette tâche que mon Gouvernement s’est attelé avec détermination.

S’il est vrai que le développement d’un pays requiert du temps, on peut dire aujourd’hui que le succès est à portée de main, car, sous nos yeux, les importantes transformations et réalisations qui s’opèrent progressivement donneront bientôt à notre pays, un autre visage.

Ainsi, pouvons-nous observer :

-    que nous sommes déjà à mi-parcours pour l’atteinte de nos objectifs en matière d’énergie électrique ;
-    que notre programme de fourniture d’eau potable à tous nos concitoyens, a démarré un peu partout dans le pays ;
-    que l’asphaltage des rues de certaines de nos grandes villes est entré dans sa phase visible avec l’attribution des marchés aux entreprises ;
-    que notre sécurité dans nos villes, nos campagnes et sur nos axes routiers est désormais une réalité, même s’il nous reste encore beaucoup à faire.
La protection de notre côte maritime, le développement du réseau routier, les progrès de la production agricole, l’assainissement des finances publiques, les réformes administratives et bien d’autres actions promises et programmées sont déjà appréciables.
Chers compatriotes,
Notre pays n’est déjà plus le même. Il est en pleine transformation et aucune commune ne sera oubliée.
Mais pour redresser durablement la barre et prendre significativement notre part dans le renforcement de notre indépendance, nous devons garder courageusement le cap pour conduire à bonne fin, avec détermination, tous ces chantiers ouverts dans tous les secteurs.
Pour y parvenir, il est indispensable que nous soyons absolument débarrassés du fléau de la corruption qui assèche nos ressources et rend inopérante l’énergie que nous consacrons au développement avec tant de sacrifices.
Lalutte contre l’impunité est un chantier majeur.
Tel est le but des réformes que nous avons engagées au niveau de l’appareil judiciaire, afin qu’il soit plus diligent et plus efficace dans cette lutte.
Je me réjouis de constater, à la suite des levées d’immunité parlementaire intervenues ces derniers jours, que l’Assemblée Nationale elle aussi s’est mise au diapason.
Je voudrais remercier à cet égard la société civile, l’opinion publique en général ainsi que nos partenaires techniques et financiers, pour leur soutien et leurs encouragements.
C’est dans ce contexte volontariste qu’est intervenue l’initiative prise par les Députés, d’introduire une proposition d’amendement de notre Constitution qui se résume en quatre points :

1-    inscrire l’abolition de la peine de mort dans la Constitution, pour lui donner une valeur supérieure à celle que lui confère le Code Pénal ;
2-    créer une Cour des Comptes pour assurer la rigueur et la transparence dans la gestion des fonds publics, et nous conformer aux différents traités internationaux que nous avons signés ;
3-    améliorer la présence des femmes à l’Assemblée Nationale par une disposition particulière permettant l’élection d’un nombre minimum de femmes, comme l’ont déjà fait de nombreux pays dans le monde, et même en Afrique ;
4-    regrouper autant que possible les élections, sans remettre en cause la durée du mandat du Président de la République, pour réduire leur impact sur les ressources de l’Etat et pour consacrer davantage de temps à l’œuvre passionnante de développement.
Cette initiative était des plus pertinentes et il était permis de penser qu’elle ferait l’unanimité ou réunirait tout au moins un nombre suffisant de Députés pour que la révision soit acquise par la voie parlementaire.
A la surprise des Députés eux-mêmes et d’une grande partie de l’opinion publique, cette proposition de révision a juste recueilli le vote favorable de 62 Députés sur les 82 que compte désormais l’Assemblée Nationale, au lieu des 66 suffrages nécessaires.
Je rends ici un hommage mérité aux Députés qui ont initié, soutenu et voté ladite proposition.
Je remercie l’opinion publique qui, dans sa très grande majorité a appuyé ce projet d’amendement de la Constitution.
A ce stade, la loi me donne la faculté de parachever cette réforme, par l’organisation d’un référendum sur les quatre sujets débattus par l’Assemblée Nationale et approuvés par 62 Députés contre 20.
J’ai décidé, chers Compatriotes, de ne pas user de cette faculté et donc de ne pas organiser de référendum sur ce sujet.
D’abord parce que dans son état actuel, la loi organique sur le référendum ne me permet pas d’y recourir sans méconnaître ses dispositions essentielles : je suis garant de la légalité républicaine.
Ensuite, parce que le coût de l’organisation d’un référendum mettrait à contribution la trésorerie de l’Etat pour un montant incompatible avec ma volonté de consacrer nos ressources actuelles aux besoins vitaux de la population.
Un référendum coûte cher, et nous sommes à quelques mois des élections législatives.
La réforme initiée par l’Assemblée Nationale est importante certes, mais elle ne constitue pas, à mes yeux, pour l’heure, un enjeu prioritaire.
Je suis convaincu qu’un jour, le sens de l’intérêt national et la raison finiront par l’emporter sur la politique politicienne.
Ce jour-là, que j’appelle de tous mes vœux, les acteurs politiques trouveront en leur sein, le consensus nécessaire pour valider une réforme dont l’utilité n’est plus à démontrer.
Il y va de l’indépendance du mandat et de la mission politiques à l’égard des intérêts personnels et sentimentaux des mandataires politiques.


C’est avec beaucoup d’espoir en notre Capacité à transformer notre Cher Pays le Bénin,à le faire grand, que je voudrais, chers Compatriotes, vous souhaiter à tous une Bonne Fête de l’indépendance, notre Fête Nationale.
Vive le Bénin !

Je vous remercie

En savoir plus...

La Loupe: Le 1er Août, un cas de conscience

independance-du-benin

Le mercredi prochain, un pays économiquement soumis, socialement lugubre, fête son indépendance. Cette fois ci avec moins d’austérité que l’an dernier. La Rupture prend du goût aux fêtes onéreuses? Je n’ai rien dit.
Revenons à nos moutons.
Quel type d’indépendance voulons-nous célébrer mercredi prochain?
Elle s’est opérée dans quel domaine et quel indice permet de la toucher du doigt?
Je dirai ce que je sais, et j’attendrai qu’on me dise ce qui est caché que je ne connais pas et qui ressemble à l’indépendance.
Notre agriculture reste presque archaïque et nous sommes loin de l’autosuffisance alimentaire dans un pays où le climat est clément.
Les langues nationales ne sont pas enseignées officiellement à l’école.
Les populations du Bénin sont analphabètes à 80%
Les compétences locales exercent à l’étranger pour la plupart.
L’inadéquation du marché de l’emploi et de la formation est encore criarde.
Le plateau technique dans le domaine de la santé reste malgré tout dérisoire.
L’eau potable est un luxe.
Les ressources du sous-sol sont à l’étape brute.
Le mythe de l’étranger ronge encore nos étudiants.
Au plan politique, les règlements de compte constituent encore le mode de fonctionnement de l’l’État.
La presse est encore strangulée.
La lutte contre la corruption sélective.
Les institutions de Breton Woods restent encore nos références et nos repères en matière de performances économiques.
L’environnement est pollué
L’énergie est décadente
Et la recherche universitaire inexistante.
C’est dans ces conditions que le mercredi prochain, le gouvernement de la Rupture et les béninois vont célébrer pour la cinquante huitième fois leur fête de l’indépendance.
Sans dignité, ni aucune fierté.
Mais bon, de peur d’être traité d’apatride par les faux fuyants et les hypocrites, je nous souhaite tout de même bonne fête de l’indépendance, avec pincement au cœur.

Dine ABDOU

En savoir plus...

Message du Chef de l’Etat à la Nation ce jour : Talon range le référendum

Patrice-Talon

Ce jour mardi 31 juillet 2018, veille de la célébration de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale, le Chef de l’Etat va s’adresser à la Nation. Des sujets qui seront évoqués figure en bonne place, son adhésion ou non à la tenue d’un référendum en vue de l’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Patrice Talon va-t-il convoquer le corps électoral ?

De sources proches du Palais de la Marina, le Chef de l’Etat a fini par trancher la question. Patrice Talon ne convoquera pas le corps électoral dans le cadre d’un référendum. Ce sera probablement la principale information du message du Chef de l’Etat à la Nation ce jour. Deux principales raisons sous-tendent cette décision du président de la république. La première est liée aux réformes en cours. Le Chef de l’Etat est conscient des conséquences desdites réformes sur l’amenuisement du pouvoir d’achat des populations, le panier de la ménagère de plus en vide. Se lancer en ce moment précis dans une entreprise aussi périlleuse peut s’avérer suicidaire. Le ‘’Oui’’ n’a aucune chance de gagner. Certes, il y a des réformes pertinentes. Mais les populations n’en percevront l’importance qu’à la fin.  A l’étape actuelle, elles ne mesurent pas encore la portée des réformes qui sont source de souffrances diverses. Un référendum dans ce cas pourrait se transformer en un vote sanction. Et Talon le sait.

L’autre raison pour laquelle Patrice Talon n’est pas favorable au référendum c’est qu’il veut éviter le piège des députés Bmp. La pression, les appels de pieds des députés Bmp depuis le vote du 05 juillet dernier, n’ont en réalité qu’un objectif. Faire du référendum le moyen  pour constituer une cagnotte de guerre dans le cadres des Législatives de 2019. Ça aussi, Patrice Talon le sait.  Il n’a pas oublié qu’en 2017 lors de la campagne de sensibilisation sur le projet de révision de la Constitution, des députés se réclamant de la majorité présidentielle ont travaillé contre la réussite du projet dans leurs fiefs respectifs. Le Chef de l’Etat a tiré les leçons. Il n’est pas question qu’il se fasse avoir une deuxième fois.

Ainsi Patrice Talon donnera raison à Matin Libre qui depuis, le vote du 05 juillet n’a cessé d’attirer l’attention du Chef de l’Etat sur le marché de dupe des Députés Bmp et sur la nécessité de ne pas davantage saigner les caisses de l’Etat dans l’organisation d’un référendum à l’issue incertaine.

Worou Boro

En savoir plus...

Le Professeur Aïvo sur la gestion de l’Etat : «Le Bénin n’est pas en paix»

Joel-Aivo

Frédéric Joël Aïvo a décrypté quelques sujets de l’actualité nationale le dimanche 28 juillet 2018 sur la télévision Carrefour (Tvc). A entendre le Constitutionaliste, le Bénin n’est pas en paix. Il y a selon le Doyen de la Faculté de Droit et de science politique (Fadesp) de l’université d’Abomey-Calavi, certaines situations qui alimentent des craintes chez de nombreux Béninois.

Sa contribution était attendue dans le débat national ces derniers jours. Désormais, c’est fait. Le Professeur Frédéric Joël Aïvo, l’un des jeunes universitaires les plus sollicités sur le plan international a livré ses réflexions sur la gestion du Bénin. Comme à son habitude, il n’a pas tenu un discours stéréotypé. L’invité de Tvc a montré que le Bénin souffre. Fort de ses expériences, parce que souvent invité dans les pays en conflit pour apporter des solutions de sortie de crise, le Doyen de la Fadesp a montré qu’il y a lieu d’avoir des craintes. «Le Bénin n’est pas en paix. Le Pays est tendu », a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : « Le bilan du président (Patrice Talon, Ndlr) est dans la poche de chaque citoyen». Pour lui, « le développement d’un pays, la croissance économique ne sont pas que le produit d’une politique budgétaire, d’une politique économique, mais c’est aussi et surtout le fruit d’un apaisement social». Frédéric Joël Aïvo a aussi désapprouvé les choix difficiles qu’imposent certains courtisans du Palais de la Marina au Chef de l’Etat. A l’entendre, Patrice Talon doit se méfier des pyromanes.

Le Professeur Aïvo s’inquiète pour la justice constitutionnelle   

Le dimanche dernier, le Constitutionnaliste s’est aussi prononcé comme on pouvait s’y attendre, sur les premières décisions prises par la Cour constitutionnelle. Il a exprimé sa déception. Selon lui, les innovations annoncées par la nouvelle mandature de la Cour  constitutionnelle, et qui sont liées à la célérité des décisions, ne sont pas aussi importantes qu’on veut le faire croire. « La justice constitutionnelle n’est pas une restauration rapide», a-t-il clarifié. Et de se pencher sur les premières décisions de la Cour : « Les décisions  du 21 juin et 28 juin 2018 sont indignes de la Cour constitutionnelle du Bénin».

Frédéric Joël Aïvo qui dirige aussi l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc), une société savante, n’a pas mâché ses mots : « Les décisions de la nouvelle Cour ne sont pas dignes de l’histoire de la Cour constitutionnelle du  Bénin. La Cour constitutionnelle du Bénin ne peut pas avoir été capable de sortir ces décisions qui au fond n’ont rien d’une décision de justice constitutionnelle. La procédure est erronée et la saisine ne tient pas». Il soutiendra par ailleurs que c’est un coup prémédité visant à remettre en cause un certain nombre de décisions prises par la Cour dirigée par le Professeur Théodore Holo. Et de souligner : « Il faut que le pays retrouve son juge sinon la porte est ouverte à tout».  
Mike MAHOUNA

En savoir plus...
S'abonner à ce flux RSS

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !