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Fourniture d’énergie électrique : 50 ans d’engagement de la CEB au Bénin et au Togo

CEB

(Une conférence de presse pour lancer les manifestations)
Le Directeur général de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) Karimou Chabi Sika a animé une conférence de presse, vendredi 27 juillet 2018, aux côtés de son adjoint Katari Foly Bazi et de tout le personnel de l’entreprise. L’initiative marque le démarrage des manifestations commémoratives du cinquantième anniversaire de la Ceb. C’était au siège de l’institution à Lomé.

Créée le 27 juillet 1968, par l’Accord international portant code Daho-Togolais de l’électricité, la Ceb est un organisme international à caractère public qui traduit la solidarité concertée dans le secteur de l’électricité en vue d’un développement rapide, harmonieux et durable du Bénin et du Togo. Sa principale mission est de fournir de l’énergie électrique en quantité, en qualité et à moindre coût aux deux Etats dans un esprit d’équité environnementale et sociale.

50 années de réalisations au service des peuples

Selon les explications du directeur général de la Ceb, Karimou Chabi Sika, en 50 ans d’activités, la Ceb s’est efforcée à remplir ses missions. Ainsi, dès sa création, elle s’est d’abord dotée d’un Centre de formation professionnelle et de perfectionnement (Cfpp) dont la mission principale était de former ses futurs agents. En 1973, en vue d’interconnecter le Ghana, le Togo, et le Bénin, afin de permettre à ces deux derniers de bénéficier de l’électricité bon marché du barrage d’Akossombo, il a été construit les premiers postes et  la première ligne. Ainsi, pour assurer le transport de l’énergie, 1763 km-circuits de lignes HT, 22 sous-stations de transformation et un centre de contrôle à Lomé et un centre de secours à Cotonou ont été construits. En matière de production, la Ceb a construit une centrale hydroélectrique de 65 MW et deux centrales thermiques de 20 MW. Elle dispose d’un Centre de formation à Abomey-Calavi. Ainsi, à en croire le Directeur général, modèle réussi d’intégration sous régionale, la Ceb a inspiré la Cedeao à créer le Wapp qui regroupe 14 pays continentaux en matière de coopération et d’échange énergétique. Aux dires de Karimou Chabi Sika, pour assurer la pérennité de l’œuvre, il a été initié  la construction de la ligne 161 kV Onigbolo-Parakou et Sakété-Porto-Novo, la ligne interconnexion 330 kV Ghana-Togo-Bénin, les lignes 161 kV Bembèrèkè-Kandi-Malanville et la fourniture de câble de garde fibres optiques (Cgfo) sur le tronçon de 161 kV Momé-Hagou-Nangbéto-Atakpamè et Bohicon. Pour le directeur, en dépit des 50 années d’engagement de la Ceb au service des peuples, des défis restent à relever.

Des défis à relever

A en croire le Directeur général de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), Karimou Chabi Sika, les  prochains défis de la Ceb résident dans l’accélération du développement de l’hydroélectricité pour soutenir l’effort de production, la poursuite de la densification, et la sécurisation du réseau de transport et son positionnement de comme fournisseur de fibres optiques. Karimou Chabi Sika a fini ses propos, en rendant un vibrant hommage aux Pères fondateurs de l’instrument pour leur vision éclairée, ainsi qu’aux Chefs d’Etat du Togo, Faure Gnassingbé et du Bénin, Patrice Talon, pour l’attention particulière qu’ils accordent à la structure. Plusieurs autres manifestations sont prévues dans le cadre de la commémoration.

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Afrique : Quelle diplomatie pour en finir avec la lampe à pétrole ?

Lampe-a-petrole

La question de l’électrification de l’Afrique est aussi  préoccupante  que la lutte contre le paludisme. Si l’électricité n’est plus un luxe pour l’Europe, elle est l’est pour l’Afrique  dont la moitié n’a pas encore d’électricité. Les chiffres ne sont guère reluisants. Ils provoquent  d’ailleurs de l’indignation d’homme de grande culture : « Plus de 640 millions d’Africains n’ont pas l’électricité et s’éclairent avec la lampe à  pétrole ».  Il y a donc matière à penser à être  dans la lumière (1) par une diplomatie de l’électricité (2)

1. Etre éclairé par la lumière

Toute l’Afrique n’est pas éclairée.  Ce n’est pas une affirmation, c’est un constat bien amer révélé par bien  de gens biens pour faire du bien aux victimes de l’obscurité. La lumière, partant l’électricité est bien vitale. Avec l’électricité, on a de multiples fonctions. Par exemple,  éloigner l’obscurité, travailler  sous toutes les formes avec les merveilles de la technologie, téléphones, ordinateurs, ascendeurs, lampadaires. La question de l’électrification des pays africains  est un sujet important. Sans lumière, on est dans la main des autres. L’absence d’électricité dans les districts  ruraux  ne favorise pas l’apprentissage. On ne peut pas appendre dans l’obscurité.Qui n’a pas de lumière est en dehors de l’humanité.  C’est une faute politique que de ne pas donner de l’électricité à ses électeurs. Etre éclairé par la lumière, c’est donner un sens à la mission de transformation de l’humanité.  La lumière devrait une priorité des priorités. L’électrification doit aller de pair avec l’éducation.  Pas de sécurité pour tous sans lumière pour tous. D’où l’urgence d’une diplomatie de l’électricité qui suppose une stratégie et une feuille de route.

2. Une diplomatie de l’électricité

Tous les gouvernants se proposent  de donner de l’électricité aux populations d’Afrique.  Pourquoi n’y arrivent –ils pas ?  Cette question trouve sa réponse dans la faiblesse de la volonté politique et  dans la gouvernance des programmes d’électricité. Plusieurs initiatives internationales  ont vu le jour pour compatir à la douleur de l’Afrique. On retient d’abord le pèlerinage de la Fondation Energies pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo  qui  a  entraîné tout le monde dans la certitude que toute croissance économique et tout développement humain découle de l’électricité.  Un  beau théorème qui s’est révélé comme une prose  comme le cri des alouettes au pays du matin calme.  Les rêves  rassurent ceux qui y croient avant  la désillusion.  La prose de Borloo  a duré  le temps d’une idylle.  La diplomatie de l’électricité c’est d’abord la coopération et l’exploration des champs du possible.  De ce point de vue, il est important de mettre les banques à contribution. On parle de Solaire, on parle de l’énergie nucléaire à partir du Niger. On parle et on parle…Le temps de l’action est venu. Ce temps, c’est  le succès collectif à partir des opportunités géographiques.  Faire la diplomatie de l’électricité, c’est conjuguer les efforts pour vaincre la fatalité supposée  de la lampe à pétrole.  Vouloir c’est pouvoir. Nos gouvernants en sont capables. Il suffit de le vouloir sincèrement. A moins de vouloir à tort penser que cela aussi, c’est le travail de Macron, Trump, Poutine.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions  Diplomatiques et Consulaires

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Jean-Pierre Bemba : «Je souhaite l'unité de l'opposition»

Jean-Pierre-Bemba

L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba avait invité ce mardi après-midi à Bruxelles plusieurs médias au lendemain de l'annonce de son retour à Kinshasa pour le 1er août. Notre journaliste Sonia Rolley était à cette conférence de presse. A part un mot de remerciement à ses militants pour le congrès de son parti le 8 juin dernier et son acquittement, le président du MLC ne s’était pas exprimé publiquement depuis dix ans. Jean-Pierre Bemba sera l'invité de RFI ce mercredi 25 juillet.

Jean-Pierre Bemba s'est excusé pour ce long silence. Il a expliqué qu'il avait besoin de temps avec sa famille, de temps pour réfléchir à ce qu'il voulait faire, et aussi pour consulter. Mais il le dit ouvertement aujourd'hui : il veut être candidat à la présidentielle. Le chairman du MLC agite un énorme dossier à couverture bleue. « C’est mon programme, il fait plus de 200 pages, je l’ai écrit à La Haye », explique l’opposant congolais. Preuve que, même pendant ses dix années de prison, Jean-Pierre Bemba pensait revenir en politique.

« Cette décision était mûrement réfléchie. Les circonstances de ma libération ont permis avec mon parti de pouvoir relancer l'idée. Et surtout, cette flamme je l'ai toujours, je l'ai depuis 1998. » Il cite aussi l’année 2006, l’année de la présidentielle qui a permis à Joseph Kabila d’être un président élu. Une élection dont il avait contesté les résultats. La bataille politique entre les deux hommes avaient dégénéré en conflit armé à Kinshasa.

Je nourris cette idée chère de faire quelque chose pour mon pays et ma population. Cette flamme, je l'ai toujours, je l'ai eu depuis 1998, en 2006 également. Je suis toujours déterminé à pouvoir faire quelque chose pour que ce pays sorte de cette contradiction : un pays extrêmement riche et une population des plus pauvres du monde. Dix ans dans ces conditions, ça vous change un homme. Ca vous permet de réfléchir d'abord sur vous-même sur les causes que vous servez. Evidemment, que je ne suis pas le même homme qu'il y a dix ans.

Pourquoi il veut être candidat

Ceux qui se souviennent d'un Jean-Pierre Bemba au tempérament bien trempé, parfois brutal ou même autoritaire auraient été sans doute surpris de voir le chairman du MLC immédiatement préciser qu'il ne faisait pas une fixation sur cette candidature. Il se dit même prêt à s'effacer si nécessaire pour obtenir l'unité de l'opposition : « Si nous voulons le changement dans ce pays, nous devons passer par une unité, un seul candidat au niveau de l'opposition. Je milite pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat au niveau de l'opposition. Bien sûr, si ce n'était pas moi, je soutiendrais le candidat qui sera désigné par l'opposition, ça c'est clair. »
Depuis sa libération, les moindres faits et gestes de Jean-Pierre Bemba et des cadres de son parti sont scrutés. Certains notent que l'opposant a obtenu son passeport diplomatique sans difficulté quand son collègue Moïse Katumbi peine à avoir ses papiers.

D'autres encore soulignent la présence d'un représentant du parti au pouvoir au congrès du MLC. Intéressé sur l'existence d'un potentiel accord avec Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba dément : « D'abord, il n'y a pas de deal entre Joseph Kabila et moi-même. Vraiment je suis formel, je ne sais pas d'où viennent ces rumeurs, on appelle ça aujourd'hui des fakes news. Joseph Kabila est en fin de mandat, il a fait ses deux mandats, je ne vois pas quel genre de deal il pourrait y avoir. »

Jean-Pierre Bemba dément également toute volonté de reprendre les armes. L'ancien chef de guerre rappelle que son mouvement est un parti politique depuis 2003. De même, il affirme qu'il est hors de question de demander un report du scrutin. Même s'il s'est déclaré tard, il se dit prêt à faire campagne ; même si, comme c'est le cas pour ses collègues de l'opposition, le processus électoral l'inquiète. Tout le monde a intérêt à avoir un processus électoral apaisé n'a cessé de répéter le chairman du MLC.

rfi.fr

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Affaire Benalla : L'étau se resserre autour de l'Elysée

Emmanuel-Macron-et-Gerard-Collomb

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et le préfet de police de Paris Michel Delpuech ont répondu ce lundi 23 juillet aux questions des députés de la commission des Lois de l'Assemblée nationale chargée de faire la lumière sur l'affaire Benalla.

Gérard Collomb et Michel Delpuech se défendent de tout manquement. Pas question pour eux de servir de fusible dans une affaire qui, d'après eux, ne les concerne pas.

Chacun leur tour, le ministre de l'Intérieur et le préfet de police de Paris ont été passés sur le gril des députés de la commission des Lois qui cherchent à comprendre comment Alexandre Benalla, ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron, s'est retrouvé à frapper des manifestants aux côtés des CRS lors de la fête du Travail. Et surtout pourquoi personne n'a saisi la justice après avoir eu connaissance des faits. Car l'article 40 du Code de procédure pénal est clair : tout fonctionnaire ayant connaissance d'un délit doit en informer le procureur de la République.

Collomb et Delpuech se dédouanent

Premier à être interrogé, Gérard Collomb a d'abord affirmé ne pas avoir été prévenu par avance de la présence de M. Benalla comme observateur avec la police lors des manifestations du 1er-Mai, et avoir été informé des faits de violence dès le lendemain. Aussitôt, a-t-il déclaré sous serment, il s'est assuré que la préfecture de police et le cabinet de la présidence de la République avaient été destinataires de l'information. C'était à eux d'agir, a estimé le ministre. « C'est la règle pour tous les manquements », a-t-il assuré.

Deux heures plus tard, assis à la même place, le préfet de police s'est à son tour dédouané. Après avoir appris l'existence d'une vidéo attestant du dérapage du proche du président, Michel Delpuech dit avoir contacté le ministère de l'Intérieur, qui lui aurait répondu être « déjà en liaison » avec la présidence de la République. Dès lors « il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait », a-t-il indiqué.

Michel Delpuech s'est également défendu d'avoir lui-même autorisé la présence de Benalla aux côtés des forces de l'ordre ce 1er mai. « Je n'ai jamais été sollicité par qui que ce soit dans ce sens », a-t-il assuré. Selon lui, c'est là encore l'Elysée qui aurait décidé d'intégrer Alexandre Benalla en demandant directement à la division qui gérait la sécurité de la manifestation, sans passer par lui. Pour lui, ces liens entre certains collaborateurs de l'Elysée et des gradés des forces de l'ordre relèvent du « copinage malsain ».

La version du pouvoir un peu plus malmenée

Troisième à être interrogé ce lundi par la commission d'enquête, le directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Alain Gibelin, est allé dans le même sens que son supérieur. « Alexandre Benalla ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation » en tant qu'« observateur », a-t-il répété. Ce haut-gradé, chargé notamment de la gestion des opérations de maintien de l'ordre lors des grandes manifestations, contredit ainsi la version livrée par le porte-parole de l'Élysée Bruno Roger-Petit qui, jeudi, affirmait que M. Benalla bénéficiait d'une autorisation en tant qu'« observateur ».

L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron a également assuré ce lundi, dans un communiqué de ses avocats, avoir « été invité » par la préfecture de police de Paris. Mais d'après Alain Gibelin, cette invitation avait été accordée, sans en référer à sa hiérarchie, par l'un des trois cadres de la police soupçonnés d'avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits et mis en examen dimanche.

Questionné par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, M. Gibelin a également reconnu qu'Alexandre Benalla était présent à des réunions entre ses services et l'Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l'adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron était censé être sous le coup d'une mise à pied de quinze jours.

Les regards braqués vers l'Elysée

Tous les regards se tournent désormais vers le sommet de l'Etat. Le directeur de cabinet de la présidence Patrick Strzoda, celui qui, précisément, était censé avoir sanctionné Alexandre Benalla, doit à son tour être entendu ce mardi. Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler est prévu jeudi. Mais pour certains élus de l'opposition, Emmanuel Macron doit lui-même être convoqué par la commission d'enquête de l'Assemblée.
« Je pense que Collomb est démissionné d'office. Il ne peut plus être cru par personne. Ni par les policiers qui comme vous l'avez vu ont très mal pris cette espèce d'inversion des responsabilités, ni par le président de la République qui vient de se rendre compte que M. Collomb était prêt à le lâcher en audition ni par nous, parlementaires, qu'il a refusé de rencontrer plus tôt », a déclaré plus tard sur LCI le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.
L'ancien candidat à la présidentielle et fondateur du mouvement Génération-s Benoît Hamon a de son côté posté sur Twitter une vidéo où il demande que les commissions d'enquête de l'Assemblée et du Sénat convoquent « le président de la République ». « Parce que c'est bien autour de lui que tout se joue », estime-t-il.

Benoît Hamon

« Il faut désormais que les commissions d’enquête à l’Assemblée et au Sénat convoquent le Président de la République, parce qu’il détient la plupart des clefs de la vérité.«

« Depuis le début, c'est un peu la course à l'échalote, a réagi la députée En Marche Naïma Moutchou. Après avoir demandé la convocation, séance tenante, du ministre de l'Intérieur, du Premier ministre, la constitution d'une commission d'enquête, la motion de censure, la destitution du président de la République, on entend tout. »

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a quant à lui qualifié de « tribunal politique » la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. « Quand vous avez dès ce matin, avant même que les auditions ne se soient déroulées, le co-rapporteur, Guillaume Larrivé, qui explique qu'on a affaire à une milice parallèle, à une organisation souterraine, et que c'est une affaire d'Etat, moi je m'interroge sur la déontologie de cette commission », a-t-il déclaré sur LCI.

Quelles options pour Macron ?

Depuis les révélations du Monde mercredi 18 juillet, le chef de l'Etat reste quant à lui muet. Il s'est contenté de faire savoir dimanche via son entourage, à l'issue d'une réunion à l'Elysée, qu'il considérait les faits reprochés à son ex-collaborateur « inacceptables » et qu'il n'y aurait « pas d'impunité ». Le président a par ailleurs annoncé qu'il n'assisterait pas à une étape du Tour de France mercredi dans les Pyrénées. « Rien à voir » avec l'affaire Benalla, a affirmé son entourage.
On peut cependant en douter. En pleine crise, Emmanuel Macron ne pouvait pas donner l'impression de ne pas prendre la mesure des événements en se rendant sur les routes ensoleillées du Tour comme si de rien n'était.

Les propos tenus en privé dimanche soir par le chef de l'Etat et rapportés par son entourage, selon lesquels il serait déterminé « à établir la vérité », ne pourront suffire à calmer les esprits et à lui permettre de se dégager de toute responsabilité aux yeux des Français. Emmanuel Macron va devoir aller plus loin. En s'exprimant publiquement ? Certainement. Il a fait savoir qu'il le ferait en temps utile. Mais peut-être pas avant d'avoir pris des décisions concrètes et trouvé un fusible. Reste à savoir qui.

Rfi

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Incendies à Athènes : La Grèce appelle à l'aide

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Au moins vingt personnes ont péri ce lundi 23 juillet dans les incendies selon le gouvernement. Les feux continuaient de ravager dans la nuit les alentours d'Athènes. Le gouvernement a activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires.

La Grèce était ravagée ce lundi par des incendies de forêt hors de contrôle qui ont déjà fait au moins vingt morts et des dizaines de blessés, et détruit de nombreuses maisons et fortement perturbé les transports.

Tard dans la nuit, les autorités cherchaient à évacuer les habitants de la côte entre les localités de Mati et Rafina, où nombre de sinistrés se sont réfugiés sur les plages à l'approche des flammes.

Des bateaux militaires et de la police portuaire participaient à ces opérations de regroupement et d'évacuation, a indiqué le secrétaire général de la Protection civile, Yannis Kapakis.

Alexis Tsipras a écourté un déplacement à Mostar, en Bosnie, pour revenir coordonner les opérations. Le Premier ministre a présidé une réunion de crise. « L'heure est à la lutte contre les flammes », a-t-il déclaré après cette réunion, tout en ajoutant : « La nuit sera difficile ».

Les autorités ont déclenché le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires. Chypre et l'Espagne ont déjà proposé de l'aide.

Les incendies ont pris alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius.

Rfi.fr

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Tournoi de lutte africaine de la Cedeao : Plutôt, aucune médaille remportée par le Bénin

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Du 13 au 15 juillet 2018, s’est déroulée à Niamey au Niger, avec la participation effective de 12 pays de l'Afrique de l'Ouest, la 11e édition du Tournoi de lutte africaine de la Cedeao (Tolac 2018). Au terme de la compétition, le Bénin n’a pu remporter la moindre médaille malgré les efforts des uns et des autres.

«Cedeao : une vision, un destin commun». C’est à travers ce thème que les lutteurs venus du Burkina Faso, de la Côte-d'Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée Bissau, du Libéria, du Mali, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, du Sierra Léone, et du Bénin, se sont affrontés. En compétition par équipe, le Bénin logé dans le groupe C en compagnie de la Côte-d’Ivoire et du Nigéria n’a pu valider son billet pour le carré d’as, que seuls, les premiers de chaque poule valident. Ainsi, le Bénin a fini à la deuxième place de son groupe derrière le Nigéria, qui a décroché la troisième place au classement final, derrière le Niger (2e) et le Sénégal. Quant à la Gambie, elle a terminé au pied du podium. Même sort pour les lutteurs béninois en compétition individuel (à élimination directe) où chaque pays engage un seul lutteur par catégorie de poids. A ce niveau, dans les catégories de 66kg, 86 kg, et 120 kg, les lutteurs béninois Baki Tchani, Boni Tigri Siambeni, et Aliou Ali Kperegue ont été respectivement éliminés au premier tour alors que Fridaousse Assanti dans la catégorie de 100kg, a raté la médaille de bronze en match de classement en concédant un revers face au lutteur gambien Mboce Babacar. Le Bénin aurait pu avoir une médaille de bronze si Issôvalè Boukari n’avait pas également perdu son combat en match de classement face au Sénégalais Niakhe Ngor. Mais avant, ce brave lutteur béninois malgré son état de santé (il était en convalescence, Ndlr), a, en moins de 30 secondes, terrassé les lutteurs venus du Ghana et du Libéria avant de s’incliner en demi-finales.

En somme, aucune médaille n’a été remportée par le Bénin lors de la 11e édition du Tolac 2018 contrairement à notre première publication (en date du vendredi 20 juillet 2018, Ndlr) dans laquelle, nous avions affirmé que le Bénin a remporté une médaille de bronze.

Top 4 du tournoi par équipe

1er: Sénégal
2e : Niger
3e : Nigéria
4e : Gambie

Classement final par catégorie

Catégorie des 66 kg
1er  Sénégal
2e    Nigéria
3e    Niger

Catégorie des76 kg
1er   Niger
2e    Nigéria
3e    Sénégal

Catégorie des 86 kg
1er  Guinée
2e.   Nigéria
3e    Burkina Faso

Catégorie des 100 kg
1er.  Sénégal
2e.   Ghana
3e.   Gambie

Catégorie des 120 kg
1er.  Sénégal
2e.   Sierra Léone
3e.    Niger

A.F.S.

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Centrifugeuse au PDCI-RDA : Bédié en bon chef baoulé

Bedie

Les cadres  du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui ont bravé la directive du parti de ne pas s’associer à la création au forceps du parti unifié RHDP ont été exclus sans tam-tam. En procédant à l’exclusion des cadres ayant assisté à l’assemblée générale constitutive du parti unifié, le 16 juillet 2018, le Président Henri Konan Bédié  réaffirme ainsi le statut philosophique du chef baoulé qu’il demeure (1) tout en donnant une leçon d’éthique politique aux rebelles du parti (2)

1. Un chef baoulé pur sang

On ne brave pas un chef baoulé impunément. En tout cas, le Président du PDCI-RDA n’a pas tardé à sortir son stylo à bille pour donner sens et valeur à un acte d’honneur.  C’est ainsi qu’il tient à montrer à l’opinion  qu’il est un chef. Surtout que la parole du chef se respecte.  Lorsque le roi est bafoué dans  sa majesté, il cesse d’être un roi. Dans cette Afrique où la tradition est pesante, il n’est pas possible d’appréhender les phénomènes politiques sans les circonscrire aux codes sociologiques.   La parole de Bédié a été bafouée. Elle n’a pas été respectée. Quand l’outrage  vient  de « ministres » de la cour, ce n’est pas seulement une rébellion, on dit que «  le roi se dénude ». Quand le pagne du roi commence à tomber, il le réajuste rapidement. C’est un attribut essentiel du pouvoir . Le chef baoulé ne pouvait  qu’agir ainsi pour donner de l’autorité à son office.

2. Précis d’éthique politique

Peut-on appartenir à la  fois à deux partis politiques  dans le même pays ? De deux choses l’une. Un cadre se respecte en respectant les directives de son parti. Que peut-on espérer  de ceux qui bravent la direction de leur parti pour aller clandestinement se constituer avec d’autres pour fonder un parti ?
Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes conditions. La sanction d’exclusion est une pédagogie.  On ne saurait laisser  prospérer ces comportements de cadres africains sans principes. Obnubilés par les avantages précaires, ils renoncent à eux mêmes et sont prêts à se prêter à des jeux qui les rendent vulnérables. Ce qui est fort, c’est moins l’homme que le parti. Un parti , c’est d’abord des valeurs . On est fort que lorsqu’on est dans un ensemble fort.  Un homme fort sans un ensemble fort est vulnérable. C’est l’enseignement essentiel de l’exclusion des cadres rebelles du PDCI-RDA.

Dans une ironie dont il a seul le secret, Narcisse Ndri Kouadio, le porte-parole du Président du PDCI-RDA  estime que «  l'exclusion des ministres (du secrétariat exécutif du parti)  leur permettra de mieux servir l'intérêt général des Ivoiriens. La messe est dite. Une nouvelle page s’écrit au sein du parti de Félix Houphouët Boigny.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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Adhésion de nouveaux pays africains à Open Government Partnership : Deux critères bloquent le Bénin

Open-Government-Partnership

En attente depuis 2015, le Bénin n’a pu, cette fois-ci, valider son adhésion au Partenariat pour un gouvernement ouvert. Alors que de nouveaux pays africains notamment le Sénégal, le Maroc, et l’Etat de Kaduna (Nigéria) ont vu leur adhésion officiellement acceptée au Sommet de Tbilissi qui s’est tenu en Géorgie  du 17 au 19 juillet 2018, le Bénin devra encore satisfaire à deux critères pour rejoindre ce Réseau mondial qui prône la transparence de l’action publique et son ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile, en s'appuyant notamment sur les technologies du numérique…

L’accès à l’information et la publication du revenu et des avoirs des élus et responsables publics. Ce sont les deux critères auxquels le Bénin n’a pu encore se conformer pour valider son adhésion à Open Governmentpartnership. En effet,  pour adhérer au Partenariat pour un gouvernement ouvert, les Etats qui en font la demande doivent remplir quatre critères à savoir : (1) accès à l'information; (2) la publication du revenu et des avoirs des élus et responsables publics; (3) la transparence budgétaire et fiscale qui implique la mise à disposition du public et la mise à jour régulière des documents fondamentaux relatifs à la dépense publique et (4) la participation et l'engagement des citoyens dans l'action publique. Le Bénin n'a pas encore rempli les deux premiers critères. Le Bénin reste alors inéligible. Le Partenariat pour un Gouvernement, faut-il le rappeler, est un mécanisme multilatéral regroupant à la fois des Etats, des collectivités locales, et des organisations de la société civile qui vise à promouvoir les valeurs du "gouvernement ouvert" à savoir la transparence de l'action publique et son ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile, en s'appuyant notamment sur les technologies du numérique. Soulignons par ailleurs que plusieurs organisations de la société civile dont Association des blogueurs du Bénin - AB-Bénin et Social Watch Bénin mènent des actions pour accompagner l'exécutif à remplir ces conditions d'accès. C'est ainsi que durant la première semaine du mois de mai précisément du 7 au 11 mai 2018, il a été organisé au Bénin, la semaine du gouvernement ouvert. Mais cela n’a pu tellement faire bouger les lignes quand bien même, des discussions ont eu lieu sur les critères concernés lors du forum gouvernement-société civile. “L’adhésion à l’OGP doit être une cause autour de laquelle une coalition doit se former comme autour de la création de la Cour des comptes. Le plaidoyer et le lobbying doivent être constants et non se résumer à des actions sporadiques éparses” avait suggéré Pamela Agbozo de Social Watch Bénin.

Aziz BADAROU

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3 èmesJeux africains de la jeunesse : Difficile et dur apprentissage pour les jeunes rugbymen béninois

Rugbymen-Beninois

A l’instar de plusieurs disciplines sportives, le rugby béninois était aussi du côté d’Alger pour la première fois en compétition continentale des Jeux africains de la jeunesse. Une première expérience amère pour les jeunes rugbymen béninois qui ont fait face aux vraies réalités du haut niveau.

«L’essentiel est de participer», pourrait-on dire pour les rugbymen béninois qui ont pris part, pour la première fois, à la phase finale des Jeux africains de la jeunesse (Jaj). Logé dans la poule B, le Bénin n’a pas fait long feu dans le tournoi (du 19 au 21 juillet 2018). Les jeunes béninois étaient face à des adversaires plus forts qu’eux et qui avaient l’expérience de ces genres de compétition. Les résultats enregistrés en disent long. En effet, le Bénin a livré quatre rencontres dans la poule B pour zéro victoire, une égalité (Côte-d’Ivoire # Bénin 12-12) et trois défaites (Bénin # Namibie 0-51 ; Maroc # Bénin 12-5 ; Maurice # Bénin 26-0). Logiquement, il s’est retrouvé en dernière position de la poule B avec 5 points (-84). Il a marqué 17 points et en a encaissés 101. En match de classement pour la neuvième position, le Bénin a encore courbé l’échine (Tunisie # Bénin 41-0). En termes de statistique, le Bénin a concédé 17 essais et en a obtenus trois (soit -14). Au niveau de la transformation, on retiendra une pour le Bénin et huit en sa défaveur. Enfin, le Bénin a reçu trois cartons jaunes tout au long de la compétition du rugby à VII catégorie messieurs.«Nous venons de passer une aventure constructive pour l'avenir du rugby béninois, surtout que nous nous sommes croisés avec les plus grands d'Afrique. Nous avons appris beaucoup et nous comptons tirer de belles leçons pour l'avenir », a affirmé le chef de mission de la Fébérugby, Roger Innocent Allagbé, joint au téléphone.

Les scores des rencontres du Bénin

Bénin # Namibie 0-51
Maroc # Bénin 12-5
Côte-d’Ivoire # Bénin 12-12
Maurice # Bénin 26-0
Tunisie # Bénin 41-0

Classement final :

Afrique du Sud, Namibie, Maurice, Burkina Faso, Algérie, Côte-d’Ivoire, Sénégal, Maroc, Tunisie, Bénin

A.F.S.

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