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Adhésion de nouveaux pays africains à Open Government Partnership : Deux critères bloquent le Bénin

Open-Government-Partnership

En attente depuis 2015, le Bénin n’a pu, cette fois-ci, valider son adhésion au Partenariat pour un gouvernement ouvert. Alors que de nouveaux pays africains notamment le Sénégal, le Maroc, et l’Etat de Kaduna (Nigéria) ont vu leur adhésion officiellement acceptée au Sommet de Tbilissi qui s’est tenu en Géorgie  du 17 au 19 juillet 2018, le Bénin devra encore satisfaire à deux critères pour rejoindre ce Réseau mondial qui prône la transparence de l’action publique et son ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile, en s'appuyant notamment sur les technologies du numérique…

L’accès à l’information et la publication du revenu et des avoirs des élus et responsables publics. Ce sont les deux critères auxquels le Bénin n’a pu encore se conformer pour valider son adhésion à Open Government partnership. En effet,  pour adhérer au Partenariat pour un gouvernement ouvert, les Etats qui en font la demande doivent remplir quatre critères à savoir : (1) accès à l'information; (2) la publication du revenu et des avoirs des élus et responsables publics; (3) la transparence budgétaire et fiscale qui implique la mise à disposition du public et la mise à jour régulière des documents fondamentaux relatifs à la dépense publique et (4) la participation et l'engagement des citoyens dans l'action publique. Le Bénin n'a pas encore rempli les deux premiers critères. Le Bénin reste alors inéligible. Le Partenariat pour un Gouvernement, faut-il le rappeler, est un mécanisme multilatéral regroupant à la fois des Etats, des collectivités locales, et des organisations de la société civile qui vise à promouvoir les valeurs du "gouvernement ouvert" à savoir la transparence de l'action publique et son ouverture à de nouvelles formes de concertation et de collaboration avec la société civile, en s'appuyant notamment sur les technologies du numérique. Soulignons par ailleurs que plusieurs organisations de la société civile dont Association des blogueurs du Bénin - AB-Bénin et Social Watch Bénin mènent des actions pour accompagner l'exécutif à remplir ces conditions d'accès. C'est ainsi que durant la première semaine du mois de mai précisément du 7 au 11 mai 2018, il a été organisé au Bénin, la semaine du gouvernement ouvert. Mais cela n’a pu tellement faire bouger les lignes quand bien même, des discussions ont eu lieu sur les critères concernés lors du forum gouvernement-société civile. “L’adhésion à l’OGP doit être une cause autour de laquelle une coalition doit se former comme autour de la création de la Cour des comptes. Le plaidoyer et le lobbying doivent être constants et non se résumer à des actions sporadiques éparses” avait suggéré Pamela Agbozo de Social Watch Bénin dans article sur le blog du journaliste Maurice Thantan.

Aziz BADAROU

Erratum
Dans la publication de l’article ci-dessus, nous avons relayé des propos de Pamela Agbozo de Social Warch Bénin sans préciser la source notamment le Blog du journaliste Maurice Thantan. En effet, lesdits propos ont été rapportés par le confrère Maurice Thantan sur son blog dans un article sur Open GovWeek 2018. De ce fait, nous présentons nos sincères excuses à madame Pamela Agbozo pour les désagréments qu’aurait engendré la non-précision de la source dans notre article.

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21eme Championnat d’Afrique Asaba : Odile Ahouanwanou championne d’Afrique en heptathlon

Odile-Ahouanwanou

(Elle décroche l’or pour le Bénin)
L’athlète béninoise, Odile Ahouanwanou a remporté l’or au 21e Championnat d’Afrique d’athlétisme au Nigéria,  Asaba 2018. Spécialiste de l’heptathlon (une combinaison de 7 épreuves que sont 100m haies, 200m, 800m, saut en hauteur, saut en longueur, javelot et lancé de poids, Ndlr), elle a été, ce dimanche 5 août, première dans cette discipline avec 5262 points devant la Burkinabè Marthe Koala (5.226 points). L’athlète du Stade Sottevillais 76, a fait trembler la planète athlétisme en s’adjugeant une médaille en or historique pour le Bénin. Grâce à elle, l’hymne du Bénin a retenti à Asaba. Une première pour le Bénin depuis 1960. De son côté, sa compatriote NoélieYarigo a fini 7e lors de la finale des 800m. Le Bénin a fini 12e sur 19 pays au classement général.

A.F.S.

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Lutte contre l’extrémisme violent : Lomé lance le faisceau de l’espoir

Sommet-CEDEAO

Le Sommet Conjoint des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’est tenu le 30 juillet 2018, à Lomé au Togo.  L’aréopage de chefs d’Etat a réfléchi pour aboutir à une déclaration dite de Lomé qui donne  des motifs  de penser que la rencontre a été d’une grande utilité pour les deux communautés. En effet, il  a été question de renseignements pour prévenir  (1) et d’engagement pour dé-radicaliser  (2). De quoi, y croire.

1.  Se renseigner pour  prévenir.

Le renseignement est l’investissement le plus rentable de l’Etat.  Les Chefs de l’Etat de la CEDEAO ET du CEEAC  l’ont  si bien compris qu’ils ont lancé «  un appel à tous les Etats membres des deux Communautés, dans un esprit de solidarité intercommunautaire, d’apporter un appui matériel, financier, technique et en renseignements aux forces armées des Etats engagés dans la lutte contre le terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad et au Sahel ».   La volonté selle ne suffit pas. Elle doit être soutenue. On peut donc comprendre l’appel lancé par la CEDEAO et la CEEAC  au A cet effet, ils demandent au Conseil de sécurité des Nations Unies de placer la Force du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies en vue de lui assurer un financement durable et multilatéral. Avant le financement, il faut structurer les services compétents en un mécanisme fiable. C’est pourquoi les Chefs des Etats des deux régions engagent les services à   échanger les informations et les renseignements pertinents. C’est un espoir lumineux qui pourrait faire le lit à la dé-radicalisation.

2. S’engager pour dé-radicaliser

Prévenir l’extrémisme violent, par l’approche sociologique.  Le sommet de   Lomé a  pris la résolution d’impliquer les  «  leaders religieux et communautaires, des femmes, des acteurs du système éducatif et autres groupes concernés de la société civile » dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de dé-radicalisation, de réinsertion, de réintégration et de réconciliation ». Le programme en question doit être pluridisciplinaire pour repêcher les endoctrinés de la sauvagerie. Il s’agit en fait de les humaniser par l’exemple. Car ce qui favorise la radicalisation c’est l’injustice. Quand des innocents sont jetés en prisons  par orgueil et fantaisie, il y a des semences de la radicalisation qui sont enfouies quelque part en des âmes.  Aussi devra-t-on  engager « des politiques publiques et des programmes de valorisation des régions affectées par les activités des groupes terroristes, notamment par la création de pôles moteurs de croissance et de développement, générateurs de revenus en faveur de la jeunesse ». Les régions abandonnées sont des terreaux de la radicalisation. Là où prospère le terrorisme, c’est que l’ignorance et la pauvreté font bon ménage. Comment ne pas se réjouir de ce que les Chefs de l’Etat se soient engagés à  soutenir  l’investissement public et privé  dans tous les secteurs productifs pour une «  croissance inclusive afin de lutter contre la pauvreté ». C’est bien beau. Mais le temps presse d’abandonner le discours et d’entamer le parcours. Voilà pourquoi le   Comité Ministériel de Suivi de la mise en œuvre des décisions du  Sommet Conjoint de Lomé juillet 2018 doit être efficace pour  mettre en ordre d’application la Commission de la CEDEAO  et le Secrétariat  Général de la CEEAC.  La déclaration de Lomé est un nouvel espoir.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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Présidentielle au Mali : Les nuages immobiles…

Presidentielles-Mali

La présidentielle  malienne du 29 juillet 2018 s’est déroulée avec une courbe de satisfaction variable. Kidal, Tombouctou  ont été remarqués par des actes anti démocratiques. Ce qui n’est pas une surprise. Les groupes rebelles islamistes installés dans le nord du pays sont toujours aux aguets. La grande équation est  la sincérité du scrutin (1) et sa crédibilité (2)

1. La sincérité du scrutin.

Evoquer la sincérité du scrutin, revient à naviguer    dans le droit électoral malien.  Trois critères sont à explorer. Il s’agit de  l'égalité, la liberté et le caractère secret du vote.  Le Principe de l’égalité est –il observé ? Il convient de le définir.   Le principe de l’égalité  suppose l'égalité des conditions de la compétition, ce qui signifie que toutes les candidatures individuelles ou collectives ont été  soumises au même traitement. Cela concerne surtout les campagnes électorales des uns et des autres  aussi bien à travers leur financement qu'à travers l'accès aux médias audiovisuels.  Pour l’instant, les principaux candidats ne s’en plaignent guère.  Cependant, les perturbations enregistrées au Nord et au Centre du pays constituent des problèmes sérieux sur l’intégrité et l’intégration des populations sur le territoire malien.

La garantie de liberté passe par la neutralité et l'objectivité de l'État.  Cette garantie est mise à rude épreuve par les réserves de la  mission européenne.

2. La crédibilité du scrutin

Le Chef de la mission européenne, Cécile Kyenge a émis quelques réserves quant à la transparence de la consolidation des résultats. Par exemple, la mission n’a pas la liste des communes perturbées ou empêchées dans le cadre du scrutin.  Le gouvernement malien voulant jouer la carte de la crédibilité, a promis que  tous les observateurs, nationaux et internationaux,  devront  suivre le processus de centralisation des résultats à tous les niveaux. Le même gouvernement  se rétracte avec des considérations discutables comme quoi «  il existe des  cas exceptionnels ! ». Le doute s’installe dans le respect de la parole donnée. Dès lors  la crédibilité du processus peut faire l’objet d’interrogation.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

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Fourniture d’énergie électrique : 50 ans d’engagement de la CEB au Bénin et au Togo

CEB

(Une conférence de presse pour lancer les manifestations)
Le Directeur général de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) Karimou Chabi Sika a animé une conférence de presse, vendredi 27 juillet 2018, aux côtés de son adjoint Katari Foly Bazi et de tout le personnel de l’entreprise. L’initiative marque le démarrage des manifestations commémoratives du cinquantième anniversaire de la Ceb. C’était au siège de l’institution à Lomé.

Créée le 27 juillet 1968, par l’Accord international portant code Daho-Togolais de l’électricité, la Ceb est un organisme international à caractère public qui traduit la solidarité concertée dans le secteur de l’électricité en vue d’un développement rapide, harmonieux et durable du Bénin et du Togo. Sa principale mission est de fournir de l’énergie électrique en quantité, en qualité et à moindre coût aux deux Etats dans un esprit d’équité environnementale et sociale.

50 années de réalisations au service des peuples

Selon les explications du directeur général de la Ceb, Karimou Chabi Sika, en 50 ans d’activités, la Ceb s’est efforcée à remplir ses missions. Ainsi, dès sa création, elle s’est d’abord dotée d’un Centre de formation professionnelle et de perfectionnement (Cfpp) dont la mission principale était de former ses futurs agents. En 1973, en vue d’interconnecter le Ghana, le Togo, et le Bénin, afin de permettre à ces deux derniers de bénéficier de l’électricité bon marché du barrage d’Akossombo, il a été construit les premiers postes et  la première ligne. Ainsi, pour assurer le transport de l’énergie, 1763 km-circuits de lignes HT, 22 sous-stations de transformation et un centre de contrôle à Lomé et un centre de secours à Cotonou ont été construits. En matière de production, la Ceb a construit une centrale hydroélectrique de 65 MW et deux centrales thermiques de 20 MW. Elle dispose d’un Centre de formation à Abomey-Calavi. Ainsi, à en croire le Directeur général, modèle réussi d’intégration sous régionale, la Ceb a inspiré la Cedeao à créer le Wapp qui regroupe 14 pays continentaux en matière de coopération et d’échange énergétique. Aux dires de Karimou Chabi Sika, pour assurer la pérennité de l’œuvre, il a été initié  la construction de la ligne 161 kV Onigbolo-Parakou et Sakété-Porto-Novo, la ligne interconnexion 330 kV Ghana-Togo-Bénin, les lignes 161 kV Bembèrèkè-Kandi-Malanville et la fourniture de câble de garde fibres optiques (Cgfo) sur le tronçon de 161 kV Momé-Hagou-Nangbéto-Atakpamè et Bohicon. Pour le directeur, en dépit des 50 années d’engagement de la Ceb au service des peuples, des défis restent à relever.

Des défis à relever

A en croire le Directeur général de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), Karimou Chabi Sika, les  prochains défis de la Ceb résident dans l’accélération du développement de l’hydroélectricité pour soutenir l’effort de production, la poursuite de la densification, et la sécurisation du réseau de transport et son positionnement de comme fournisseur de fibres optiques. Karimou Chabi Sika a fini ses propos, en rendant un vibrant hommage aux Pères fondateurs de l’instrument pour leur vision éclairée, ainsi qu’aux Chefs d’Etat du Togo, Faure Gnassingbé et du Bénin, Patrice Talon, pour l’attention particulière qu’ils accordent à la structure. Plusieurs autres manifestations sont prévues dans le cadre de la commémoration.

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Afrique : Quelle diplomatie pour en finir avec la lampe à pétrole ?

Lampe-a-petrole

La question de l’électrification de l’Afrique est aussi  préoccupante  que la lutte contre le paludisme. Si l’électricité n’est plus un luxe pour l’Europe, elle est l’est pour l’Afrique  dont la moitié n’a pas encore d’électricité. Les chiffres ne sont guère reluisants. Ils provoquent  d’ailleurs de l’indignation d’homme de grande culture : « Plus de 640 millions d’Africains n’ont pas l’électricité et s’éclairent avec la lampe à  pétrole ».  Il y a donc matière à penser à être  dans la lumière (1) par une diplomatie de l’électricité (2)

1. Etre éclairé par la lumière

Toute l’Afrique n’est pas éclairée.  Ce n’est pas une affirmation, c’est un constat bien amer révélé par bien  de gens biens pour faire du bien aux victimes de l’obscurité. La lumière, partant l’électricité est bien vitale. Avec l’électricité, on a de multiples fonctions. Par exemple,  éloigner l’obscurité, travailler  sous toutes les formes avec les merveilles de la technologie, téléphones, ordinateurs, ascendeurs, lampadaires. La question de l’électrification des pays africains  est un sujet important. Sans lumière, on est dans la main des autres. L’absence d’électricité dans les districts  ruraux  ne favorise pas l’apprentissage. On ne peut pas appendre dans l’obscurité.Qui n’a pas de lumière est en dehors de l’humanité.  C’est une faute politique que de ne pas donner de l’électricité à ses électeurs. Etre éclairé par la lumière, c’est donner un sens à la mission de transformation de l’humanité.  La lumière devrait une priorité des priorités. L’électrification doit aller de pair avec l’éducation.  Pas de sécurité pour tous sans lumière pour tous. D’où l’urgence d’une diplomatie de l’électricité qui suppose une stratégie et une feuille de route.

2. Une diplomatie de l’électricité

Tous les gouvernants se proposent  de donner de l’électricité aux populations d’Afrique.  Pourquoi n’y arrivent –ils pas ?  Cette question trouve sa réponse dans la faiblesse de la volonté politique et  dans la gouvernance des programmes d’électricité. Plusieurs initiatives internationales  ont vu le jour pour compatir à la douleur de l’Afrique. On retient d’abord le pèlerinage de la Fondation Energies pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo  qui  a  entraîné tout le monde dans la certitude que toute croissance économique et tout développement humain découle de l’électricité.  Un  beau théorème qui s’est révélé comme une prose  comme le cri des alouettes au pays du matin calme.  Les rêves  rassurent ceux qui y croient avant  la désillusion.  La prose de Borloo  a duré  le temps d’une idylle.  La diplomatie de l’électricité c’est d’abord la coopération et l’exploration des champs du possible.  De ce point de vue, il est important de mettre les banques à contribution. On parle de Solaire, on parle de l’énergie nucléaire à partir du Niger. On parle et on parle…Le temps de l’action est venu. Ce temps, c’est  le succès collectif à partir des opportunités géographiques.  Faire la diplomatie de l’électricité, c’est conjuguer les efforts pour vaincre la fatalité supposée  de la lampe à pétrole.  Vouloir c’est pouvoir. Nos gouvernants en sont capables. Il suffit de le vouloir sincèrement. A moins de vouloir à tort penser que cela aussi, c’est le travail de Macron, Trump, Poutine.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions  Diplomatiques et Consulaires

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Jean-Pierre Bemba : «Je souhaite l'unité de l'opposition»

Jean-Pierre-Bemba

L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba avait invité ce mardi après-midi à Bruxelles plusieurs médias au lendemain de l'annonce de son retour à Kinshasa pour le 1er août. Notre journaliste Sonia Rolley était à cette conférence de presse. A part un mot de remerciement à ses militants pour le congrès de son parti le 8 juin dernier et son acquittement, le président du MLC ne s’était pas exprimé publiquement depuis dix ans. Jean-Pierre Bemba sera l'invité de RFI ce mercredi 25 juillet.

Jean-Pierre Bemba s'est excusé pour ce long silence. Il a expliqué qu'il avait besoin de temps avec sa famille, de temps pour réfléchir à ce qu'il voulait faire, et aussi pour consulter. Mais il le dit ouvertement aujourd'hui : il veut être candidat à la présidentielle. Le chairman du MLC agite un énorme dossier à couverture bleue. « C’est mon programme, il fait plus de 200 pages, je l’ai écrit à La Haye », explique l’opposant congolais. Preuve que, même pendant ses dix années de prison, Jean-Pierre Bemba pensait revenir en politique.

« Cette décision était mûrement réfléchie. Les circonstances de ma libération ont permis avec mon parti de pouvoir relancer l'idée. Et surtout, cette flamme je l'ai toujours, je l'ai depuis 1998. » Il cite aussi l’année 2006, l’année de la présidentielle qui a permis à Joseph Kabila d’être un président élu. Une élection dont il avait contesté les résultats. La bataille politique entre les deux hommes avaient dégénéré en conflit armé à Kinshasa.

Je nourris cette idée chère de faire quelque chose pour mon pays et ma population. Cette flamme, je l'ai toujours, je l'ai eu depuis 1998, en 2006 également. Je suis toujours déterminé à pouvoir faire quelque chose pour que ce pays sorte de cette contradiction : un pays extrêmement riche et une population des plus pauvres du monde. Dix ans dans ces conditions, ça vous change un homme. Ca vous permet de réfléchir d'abord sur vous-même sur les causes que vous servez. Evidemment, que je ne suis pas le même homme qu'il y a dix ans.

Pourquoi il veut être candidat

Ceux qui se souviennent d'un Jean-Pierre Bemba au tempérament bien trempé, parfois brutal ou même autoritaire auraient été sans doute surpris de voir le chairman du MLC immédiatement préciser qu'il ne faisait pas une fixation sur cette candidature. Il se dit même prêt à s'effacer si nécessaire pour obtenir l'unité de l'opposition : « Si nous voulons le changement dans ce pays, nous devons passer par une unité, un seul candidat au niveau de l'opposition. Je milite pour qu'il n'y ait qu'un seul candidat au niveau de l'opposition. Bien sûr, si ce n'était pas moi, je soutiendrais le candidat qui sera désigné par l'opposition, ça c'est clair. »
Depuis sa libération, les moindres faits et gestes de Jean-Pierre Bemba et des cadres de son parti sont scrutés. Certains notent que l'opposant a obtenu son passeport diplomatique sans difficulté quand son collègue Moïse Katumbi peine à avoir ses papiers.

D'autres encore soulignent la présence d'un représentant du parti au pouvoir au congrès du MLC. Intéressé sur l'existence d'un potentiel accord avec Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba dément : « D'abord, il n'y a pas de deal entre Joseph Kabila et moi-même. Vraiment je suis formel, je ne sais pas d'où viennent ces rumeurs, on appelle ça aujourd'hui des fakes news. Joseph Kabila est en fin de mandat, il a fait ses deux mandats, je ne vois pas quel genre de deal il pourrait y avoir. »

Jean-Pierre Bemba dément également toute volonté de reprendre les armes. L'ancien chef de guerre rappelle que son mouvement est un parti politique depuis 2003. De même, il affirme qu'il est hors de question de demander un report du scrutin. Même s'il s'est déclaré tard, il se dit prêt à faire campagne ; même si, comme c'est le cas pour ses collègues de l'opposition, le processus électoral l'inquiète. Tout le monde a intérêt à avoir un processus électoral apaisé n'a cessé de répéter le chairman du MLC.

rfi.fr

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Affaire Benalla : L'étau se resserre autour de l'Elysée

Emmanuel-Macron-et-Gerard-Collomb

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et le préfet de police de Paris Michel Delpuech ont répondu ce lundi 23 juillet aux questions des députés de la commission des Lois de l'Assemblée nationale chargée de faire la lumière sur l'affaire Benalla.

Gérard Collomb et Michel Delpuech se défendent de tout manquement. Pas question pour eux de servir de fusible dans une affaire qui, d'après eux, ne les concerne pas.

Chacun leur tour, le ministre de l'Intérieur et le préfet de police de Paris ont été passés sur le gril des députés de la commission des Lois qui cherchent à comprendre comment Alexandre Benalla, ce proche collaborateur d'Emmanuel Macron, s'est retrouvé à frapper des manifestants aux côtés des CRS lors de la fête du Travail. Et surtout pourquoi personne n'a saisi la justice après avoir eu connaissance des faits. Car l'article 40 du Code de procédure pénal est clair : tout fonctionnaire ayant connaissance d'un délit doit en informer le procureur de la République.

Collomb et Delpuech se dédouanent

Premier à être interrogé, Gérard Collomb a d'abord affirmé ne pas avoir été prévenu par avance de la présence de M. Benalla comme observateur avec la police lors des manifestations du 1er-Mai, et avoir été informé des faits de violence dès le lendemain. Aussitôt, a-t-il déclaré sous serment, il s'est assuré que la préfecture de police et le cabinet de la présidence de la République avaient été destinataires de l'information. C'était à eux d'agir, a estimé le ministre. « C'est la règle pour tous les manquements », a-t-il assuré.

Deux heures plus tard, assis à la même place, le préfet de police s'est à son tour dédouané. Après avoir appris l'existence d'une vidéo attestant du dérapage du proche du président, Michel Delpuech dit avoir contacté le ministère de l'Intérieur, qui lui aurait répondu être « déjà en liaison » avec la présidence de la République. Dès lors « il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait », a-t-il indiqué.

Michel Delpuech s'est également défendu d'avoir lui-même autorisé la présence de Benalla aux côtés des forces de l'ordre ce 1er mai. « Je n'ai jamais été sollicité par qui que ce soit dans ce sens », a-t-il assuré. Selon lui, c'est là encore l'Elysée qui aurait décidé d'intégrer Alexandre Benalla en demandant directement à la division qui gérait la sécurité de la manifestation, sans passer par lui. Pour lui, ces liens entre certains collaborateurs de l'Elysée et des gradés des forces de l'ordre relèvent du « copinage malsain ».

La version du pouvoir un peu plus malmenée

Troisième à être interrogé ce lundi par la commission d'enquête, le directeur de l'ordre public et de la circulation (DOPC), Alain Gibelin, est allé dans le même sens que son supérieur. « Alexandre Benalla ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police pour être sur cette manifestation » en tant qu'« observateur », a-t-il répété. Ce haut-gradé, chargé notamment de la gestion des opérations de maintien de l'ordre lors des grandes manifestations, contredit ainsi la version livrée par le porte-parole de l'Élysée Bruno Roger-Petit qui, jeudi, affirmait que M. Benalla bénéficiait d'une autorisation en tant qu'« observateur ».

L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron a également assuré ce lundi, dans un communiqué de ses avocats, avoir « été invité » par la préfecture de police de Paris. Mais d'après Alain Gibelin, cette invitation avait été accordée, sans en référer à sa hiérarchie, par l'un des trois cadres de la police soupçonnés d'avoir transmis à Alexandre Benalla des images de vidéosurveillance tournées au moment des faits et mis en examen dimanche.

Questionné par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, M. Gibelin a également reconnu qu'Alexandre Benalla était présent à des réunions entre ses services et l'Elysée entre le 4 et le 19 mai, période pendant laquelle l'adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron était censé être sous le coup d'une mise à pied de quinze jours.

Les regards braqués vers l'Elysée

Tous les regards se tournent désormais vers le sommet de l'Etat. Le directeur de cabinet de la présidence Patrick Strzoda, celui qui, précisément, était censé avoir sanctionné Alexandre Benalla, doit à son tour être entendu ce mardi. Le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler est prévu jeudi. Mais pour certains élus de l'opposition, Emmanuel Macron doit lui-même être convoqué par la commission d'enquête de l'Assemblée.
« Je pense que Collomb est démissionné d'office. Il ne peut plus être cru par personne. Ni par les policiers qui comme vous l'avez vu ont très mal pris cette espèce d'inversion des responsabilités, ni par le président de la République qui vient de se rendre compte que M. Collomb était prêt à le lâcher en audition ni par nous, parlementaires, qu'il a refusé de rencontrer plus tôt », a déclaré plus tard sur LCI le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.
L'ancien candidat à la présidentielle et fondateur du mouvement Génération-s Benoît Hamon a de son côté posté sur Twitter une vidéo où il demande que les commissions d'enquête de l'Assemblée et du Sénat convoquent « le président de la République ». « Parce que c'est bien autour de lui que tout se joue », estime-t-il.

Benoît Hamon

« Il faut désormais que les commissions d’enquête à l’Assemblée et au Sénat convoquent le Président de la République, parce qu’il détient la plupart des clefs de la vérité.«

« Depuis le début, c'est un peu la course à l'échalote, a réagi la députée En Marche Naïma Moutchou. Après avoir demandé la convocation, séance tenante, du ministre de l'Intérieur, du Premier ministre, la constitution d'une commission d'enquête, la motion de censure, la destitution du président de la République, on entend tout. »

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a quant à lui qualifié de « tribunal politique » la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale. « Quand vous avez dès ce matin, avant même que les auditions ne se soient déroulées, le co-rapporteur, Guillaume Larrivé, qui explique qu'on a affaire à une milice parallèle, à une organisation souterraine, et que c'est une affaire d'Etat, moi je m'interroge sur la déontologie de cette commission », a-t-il déclaré sur LCI.

Quelles options pour Macron ?

Depuis les révélations du Monde mercredi 18 juillet, le chef de l'Etat reste quant à lui muet. Il s'est contenté de faire savoir dimanche via son entourage, à l'issue d'une réunion à l'Elysée, qu'il considérait les faits reprochés à son ex-collaborateur « inacceptables » et qu'il n'y aurait « pas d'impunité ». Le président a par ailleurs annoncé qu'il n'assisterait pas à une étape du Tour de France mercredi dans les Pyrénées. « Rien à voir » avec l'affaire Benalla, a affirmé son entourage.
On peut cependant en douter. En pleine crise, Emmanuel Macron ne pouvait pas donner l'impression de ne pas prendre la mesure des événements en se rendant sur les routes ensoleillées du Tour comme si de rien n'était.

Les propos tenus en privé dimanche soir par le chef de l'Etat et rapportés par son entourage, selon lesquels il serait déterminé « à établir la vérité », ne pourront suffire à calmer les esprits et à lui permettre de se dégager de toute responsabilité aux yeux des Français. Emmanuel Macron va devoir aller plus loin. En s'exprimant publiquement ? Certainement. Il a fait savoir qu'il le ferait en temps utile. Mais peut-être pas avant d'avoir pris des décisions concrètes et trouvé un fusible. Reste à savoir qui.

Rfi

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Incendies à Athènes : La Grèce appelle à l'aide

Incendies-a-Athenes

Au moins vingt personnes ont péri ce lundi 23 juillet dans les incendies selon le gouvernement. Les feux continuaient de ravager dans la nuit les alentours d'Athènes. Le gouvernement a activé le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires.

La Grèce était ravagée ce lundi par des incendies de forêt hors de contrôle qui ont déjà fait au moins vingt morts et des dizaines de blessés, et détruit de nombreuses maisons et fortement perturbé les transports.

Tard dans la nuit, les autorités cherchaient à évacuer les habitants de la côte entre les localités de Mati et Rafina, où nombre de sinistrés se sont réfugiés sur les plages à l'approche des flammes.

Des bateaux militaires et de la police portuaire participaient à ces opérations de regroupement et d'évacuation, a indiqué le secrétaire général de la Protection civile, Yannis Kapakis.

Alexis Tsipras a écourté un déplacement à Mostar, en Bosnie, pour revenir coordonner les opérations. Le Premier ministre a présidé une réunion de crise. « L'heure est à la lutte contre les flammes », a-t-il déclaré après cette réunion, tout en ajoutant : « La nuit sera difficile ».

Les autorités ont déclenché le mécanisme européen de protection civile pour demander des renforts à ses partenaires. Chypre et l'Espagne ont déjà proposé de l'aide.

Les incendies ont pris alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius.

Rfi.fr

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