TPL_GK_LANG_MOBILE_MENU

Banniere web 728x90px-01

Mali : IBK et après ?

Ibrahim-Boubacar-Keita

Au Mali, sans surprise, la suprématie de Ibrahim Boubacar Kéita (IBK)sur l’opposant historique Soumaïla Cissé s’est rendue effective dans les urnes. Si les conditions de déroulement de ce second tour sont pénibles, il reste que  IBK a bénéficié du silence des candidats Aliou Diallo et Cheikh Modibo Diarra arrivés troisième et quatrième au premier tour. IBK, Président, le doute n’y est plus. Il reste au Président de réaffirmer l’autorité de l’Etat (1) et défendre l’intégrité du territoire (2).

1.    Réaffirmer l’autorité de l’Etat

La campagne est terminée. Les résultats seront connus. Il n’y a pas d’oracle à consulter. M.Ibrahim Boubacar Kéita se succède. Les conditions de son élection ne sont pas de nature à appeler à la sérénité.  Le taux de participation pour ce second tour est symptomatique de ce que les maliens ont exprimé peu d’intérêt pour le second tour.  Le refus de donner de consigne par les principaux candidats de l’opposition est la preuve que le scrutin ne leur apparaissait plus sincère. A cela, il convient d’ajouter les suspicions fortes liées à l’organisation du scrutin. Après le temps des contestations, place à l’Etat. L’autorité de l’Etat  est assez faible.  Ceux qui ne se sentent pas suffisamment malien doivent renouer avec la citoyenneté. C’est le rôle de l’Etat. Il est resté longtemps absent. IBK doit travailler à donner aux structures déconcentrées la force de l’Etat.

2.    Défendre l’intégrité du territoire

Le Nord du pays est resté en marge de ce festin démocratique.  A Tombouctou, l’Etat existe-t-il encore ?  Les défis sont immenses. Surtout, la question de l’intégrité du territoire. Le Mali est confronté à une insurrection islamiste qui dicte sa loi, s’empare d’une portion du territoire. La question de lutte contre le terrorisme est une priorité. Pourquoi ne pas dédier un Ministère tout entier à la question de l’intégration nationale pour récupérer les territoires du Mali en proie au diktat des insurgés. Telle est la problématique essentielle. Réconcilier les maliens avec  eux-mêmes est une ligne fondamentale du nouveau programme d’action du gouvernement de Malien. L’aide de la CEDEAO est déterminante.  La force d’intervention du Sahel est aussi d’une utilité inestimable. Le Mali a besoin de tranquillité. Après la campagne difficile, le temps  présent est celui de la reconstruction.

Herbert de  Saint Tauyé HOUNGNIBO

Dernière modification lemardi, 14 août 2018 05:10
Connectez-vous pour commenter
Retour en haut

Application Mobile

app-mobile-android

Abonnement Numérique

abonnement-numerique

Abonnement Papier

abonnement-papier

Inscrivez-vous à notre Newsletter et revevez l'information en continu ! Les dernières nouvelles, les dernières déclarations, l'information où que vous soyez !