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Lutte contre l’extrémisme violent : Lomé lance le faisceau de l’espoir

Sommet-CEDEAO

Le Sommet Conjoint des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) s’est tenu le 30 juillet 2018, à Lomé au Togo.  L’aréopage de chefs d’Etat a réfléchi pour aboutir à une déclaration dite de Lomé qui donne  des motifs  de penser que la rencontre a été d’une grande utilité pour les deux communautés. En effet, il  a été question de renseignements pour prévenir  (1) et d’engagement pour dé-radicaliser  (2). De quoi, y croire.

1.  Se renseigner pour  prévenir.

Le renseignement est l’investissement le plus rentable de l’Etat.  Les Chefs de l’Etat de la CEDEAO ET du CEEAC  l’ont  si bien compris qu’ils ont lancé «  un appel à tous les Etats membres des deux Communautés, dans un esprit de solidarité intercommunautaire, d’apporter un appui matériel, financier, technique et en renseignements aux forces armées des Etats engagés dans la lutte contre le terrorisme dans le Bassin du Lac Tchad et au Sahel ».   La volonté selle ne suffit pas. Elle doit être soutenue. On peut donc comprendre l’appel lancé par la CEDEAO et la CEEAC  au A cet effet, ils demandent au Conseil de sécurité des Nations Unies de placer la Force du G5 Sahel sous le chapitre 7 de la Charte des Nations Unies en vue de lui assurer un financement durable et multilatéral. Avant le financement, il faut structurer les services compétents en un mécanisme fiable. C’est pourquoi les Chefs des Etats des deux régions engagent les services à   échanger les informations et les renseignements pertinents. C’est un espoir lumineux qui pourrait faire le lit à la dé-radicalisation.

2. S’engager pour dé-radicaliser

Prévenir l’extrémisme violent, par l’approche sociologique.  Le sommet de   Lomé a  pris la résolution d’impliquer les  «  leaders religieux et communautaires, des femmes, des acteurs du système éducatif et autres groupes concernés de la société civile » dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes de dé-radicalisation, de réinsertion, de réintégration et de réconciliation ». Le programme en question doit être pluridisciplinaire pour repêcher les endoctrinés de la sauvagerie. Il s’agit en fait de les humaniser par l’exemple. Car ce qui favorise la radicalisation c’est l’injustice. Quand des innocents sont jetés en prisons  par orgueil et fantaisie, il y a des semences de la radicalisation qui sont enfouies quelque part en des âmes.  Aussi devra-t-on  engager « des politiques publiques et des programmes de valorisation des régions affectées par les activités des groupes terroristes, notamment par la création de pôles moteurs de croissance et de développement, générateurs de revenus en faveur de la jeunesse ». Les régions abandonnées sont des terreaux de la radicalisation. Là où prospère le terrorisme, c’est que l’ignorance et la pauvreté font bon ménage. Comment ne pas se réjouir de ce que les Chefs de l’Etat se soient engagés à  soutenir  l’investissement public et privé  dans tous les secteurs productifs pour une «  croissance inclusive afin de lutter contre la pauvreté ». C’est bien beau. Mais le temps presse d’abandonner le discours et d’entamer le parcours. Voilà pourquoi le   Comité Ministériel de Suivi de la mise en œuvre des décisions du  Sommet Conjoint de Lomé juillet 2018 doit être efficace pour  mettre en ordre d’application la Commission de la CEDEAO  et le Secrétariat  Général de la CEEAC.  La déclaration de Lomé est un nouvel espoir.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

Dernière modification lelundi, 06 août 2018 06:24
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