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Afrique : Quelle diplomatie pour en finir avec la lampe à pétrole ?

Lampe-a-petrole

La question de l’électrification de l’Afrique est aussi  préoccupante  que la lutte contre le paludisme. Si l’électricité n’est plus un luxe pour l’Europe, elle est l’est pour l’Afrique  dont la moitié n’a pas encore d’électricité. Les chiffres ne sont guère reluisants. Ils provoquent  d’ailleurs de l’indignation d’homme de grande culture : « Plus de 640 millions d’Africains n’ont pas l’électricité et s’éclairent avec la lampe à  pétrole ».  Il y a donc matière à penser à être  dans la lumière (1) par une diplomatie de l’électricité (2)

1. Etre éclairé par la lumière

Toute l’Afrique n’est pas éclairée.  Ce n’est pas une affirmation, c’est un constat bien amer révélé par bien  de gens biens pour faire du bien aux victimes de l’obscurité. La lumière, partant l’électricité est bien vitale. Avec l’électricité, on a de multiples fonctions. Par exemple,  éloigner l’obscurité, travailler  sous toutes les formes avec les merveilles de la technologie, téléphones, ordinateurs, ascendeurs, lampadaires. La question de l’électrification des pays africains  est un sujet important. Sans lumière, on est dans la main des autres. L’absence d’électricité dans les districts  ruraux  ne favorise pas l’apprentissage. On ne peut pas appendre dans l’obscurité.Qui n’a pas de lumière est en dehors de l’humanité.  C’est une faute politique que de ne pas donner de l’électricité à ses électeurs. Etre éclairé par la lumière, c’est donner un sens à la mission de transformation de l’humanité.  La lumière devrait une priorité des priorités. L’électrification doit aller de pair avec l’éducation.  Pas de sécurité pour tous sans lumière pour tous. D’où l’urgence d’une diplomatie de l’électricité qui suppose une stratégie et une feuille de route.

2. Une diplomatie de l’électricité

Tous les gouvernants se proposent  de donner de l’électricité aux populations d’Afrique.  Pourquoi n’y arrivent –ils pas ?  Cette question trouve sa réponse dans la faiblesse de la volonté politique et  dans la gouvernance des programmes d’électricité. Plusieurs initiatives internationales  ont vu le jour pour compatir à la douleur de l’Afrique. On retient d’abord le pèlerinage de la Fondation Energies pour l’Afrique de Jean-Louis Borloo  qui  a  entraîné tout le monde dans la certitude que toute croissance économique et tout développement humain découle de l’électricité.  Un  beau théorème qui s’est révélé comme une prose  comme le cri des alouettes au pays du matin calme.  Les rêves  rassurent ceux qui y croient avant  la désillusion.  La prose de Borloo  a duré  le temps d’une idylle.  La diplomatie de l’électricité c’est d’abord la coopération et l’exploration des champs du possible.  De ce point de vue, il est important de mettre les banques à contribution. On parle de Solaire, on parle de l’énergie nucléaire à partir du Niger. On parle et on parle…Le temps de l’action est venu. Ce temps, c’est  le succès collectif à partir des opportunités géographiques.  Faire la diplomatie de l’électricité, c’est conjuguer les efforts pour vaincre la fatalité supposée  de la lampe à pétrole.  Vouloir c’est pouvoir. Nos gouvernants en sont capables. Il suffit de le vouloir sincèrement. A moins de vouloir à tort penser que cela aussi, c’est le travail de Macron, Trump, Poutine.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO
Droit International, Institutions  Diplomatiques et Consulaires

Dernière modification lelundi, 30 juillet 2018 07:16
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