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Mondial de football 2018 : La Perestroïka diplomatique de Poutine

Vladmir-Poutine

Derrière le jeu, il y a la politique. Derrière le football, sport roi, très coûteux, il y a une diplomatie de sport à l’allure de géopolitique. La Russie de Poutine après avoir gagné le pari de l’organisation (1) s’illustre, monte en galons d’interlocuteur légitime (2).

1.  Le pari de l’organisation

Au commencement  était la question de savoir si la Russie peut relever le défi de l’organisation et de la participation qualitative de l’équipe nationale.  Ceci d’autant plus  que le doute planait sur la capacité de la Russie  à être dans le sens de la performance. En effet, quelques faits sont évocateurs de ce qu’on devrait afficher une assurance relative  à l’égard  de la Russie. En effet, le contexte  d’avant juin 2018  était marqué par les sanctions économiques de la part des Européens et des Américains, l'annulation du G8 prévu en mars 2014 à Sotchi. Dans ce cas, on comprend bien la précaution de la Russie à montrer à la face du monde qu’elle est un pays fréquentable et capable. Le Mondial 2018 lui offre l’occasion.  

Les contre-performances ont été domptées en ce que le pays est parvenu à passer le premier tour. Ce n’était pas donné à l’avance. Et c’est assez suffisant  pour oublier le cauchemar  des JO de l’hiver 2014. Tout se passe comme si relèvent du passé l’annexion de la Crimée, la guerre dans le Donbass, la  législation sur des homosexuels, le sujet qui fâche les officiels russes, le dopage des athlètes

2. Un interlocuteur fréquentable

Les pays comme l’Allemagne, la France, l’Espagne  sont éliminés. La  Russie pourrait bien justifier l’absence de leurs Présidents ou chef de Gouvernement à un show médiatique éventuel. Un bel alibi pour renforcer l’image de la Russie Normale.  L’attrait des investisseurs en ligne de mire, l’organisation a fait le choix de la facilité du transport pour les touristes  occidentaux.

Le succès d’image est en construction. C’est assez tôt pour le dire car une finale avec la Russie  est forcément un acte de réussite sportive et  diplomatique. La communication politique de la Russie pourra-t-elle effacer sa brouille tenace avec l’Angleterre qui par la voix de la Première ministre britannique Theresa May  avait annoncé qu’aucun   membre du gouvernement anglais  et de la famille royale ne se rendra en Russie entre le 14 juin et le 15 juillet 2018 ?  La pomme de discorde c’est  l'empoisonnement d'un ex-espion russe sur le sol anglais.

La Coupe du monde est la bonne occasion pour le Président russe  de parfaire son image. Il s’y attèle de toute vraisemblance.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

Dernière modification lelundi, 09 juillet 2018 05:52
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