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Quand des disciplines font oublier le football

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Pendant que le sport roi béninois est absent de toute compétition internationale, les autres disciplines sportives essaient de sauver l’honneur du Bénin lors des rendez-vous régionaux, continentaux et mondiaux. C’est le moins qu’on puisse dire des dernières performances des équipes béninoises présentes aux activités sportives sur le continent.
Si les cadets footballeurs sont toujours en lice pour une probable qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) des moins de 17 ans qu’organise le Niger en 2015, juniors et séniors quant à eux, sont déjà éliminés des compétitions internationales. Par contre, les  disciplines, dites de ‘’parent pauvre’’ tels que : le scrabble, la boxe, le judo, le karaté, ainsi que le tchoukball font toujours briller les couleurs nationales aux différents rendez-vous sportifs sur le continent faisant ainsi oublier aux béninois, la mauvaise prestation ayant conduit à l’élimination des Ecureuils footballeurs. Et pour cause :

Le scrabble


Cette discipline a permis au Bénin de décrocher pour la première fois, un titre mondial aux derniers Championnats du Monde de Scrabble (France). C’est le Béninois Julien Affaton qui est, en effet monté sur la première marche du podium devenant champion du monde de scrabble classique. Trois fois vice champion du Monde en 2011, 2012 et 2013, il concrétise ainsi son rêve après trois éditions de revers.

Le tchoukball

Inconnue des Béninois, cette discipline sportive entend inscrire son nom dans l’arène du sport béninois. Et sans trop de bruit, elle fait déjà parler d’elle. Pour cause, elle a permis au Bénin de remporter la 2è place de la Coupe d’Afrique des Nations de Tchoukball, la 3è du nom abritée par notre pays du 14 au 17 août 2014. En finale, le Bénin chute face au Togo (55-49) et reste maître de cette discipline, trois titres en trois éditions. Quant au Bénin, il reste éternel vice-champion, deux sur trois possibles. De quoi compter sur cette discipline sportive qui fera certainement parler d’elle dans les années à venir.

La boxe

L’autre discipline qui a permis au Bénin de s’adjuger de titres mondiaux est le noble art. Grâce à Ange Adjaho et Victor Kpadénou, le Bénin est le roi de la boxe version IBU. Des titres raflés  à l’occasion du dernier gala de boxe organisé par le promoteur béninois Barthélemy Adoukounou et qui a eu pour cadre le Palais des sports de Kouhounou (à Cotonou en juillet dernier). Ces deux titres mondiaux s’ajoutent à celui décroché par Justin Savi quelques années plus tôt. Grâce à sa boxe, le Bénin pourra désormais se faire compter parmi les grandes nations de sport de la sous-région. Déjà, elle essaie de sortir la tête de l’eau à chaque rendez-vous sportif dans le monde et sur le continent. Une discipline adorée des béninois aux temps d’un certain Aristide Sagbo dit ‘’Soweto’’ (Paix à son âme). Le nouveau bureau mis en place et dirigé par Germain Mehinto en qualité de Président a donc redonné vie à cette discipline qui regorge assez de talents au Bénin.


Le judo

L’art martial béninois est donc au top et ne manque aucun événement sportif pour faire parler du Bénin. Les judokas béninois ont aussi  hissé haut le drapeau national à Treichville (Côte d’Ivoire) dans le cadre de la 4è édition du Tournoi International de l’Afrique de l’Ouest (Tiao). Quatre athlètes présents, quatre médailles en poche pour revenir au bercail dont 3 Argent et 1 en Bronze au terme de la compétition en se classant 3è derrière le Gabon (2è) et la Côte d’Ivoire (1ère), qui a présenté plus d’une cinquantaine de compétiteur avec à la clé 13 médailles dont 5 en Or, 3 en Argent et 5 en Bronze. Outre la prestation des pratiquants béninois, les arbitres et commissaires ont aussi contribué à ce que le drapeau béninois brille davantage à Treichville suite à un examen de passage de diplôme international. Le Président de la FBJ Anicet Glitho a par ailleurs reçu le satisfecit de l’expert international de judo.

L’athlétisme

Les béninois ont été à Marrakech (Maroc) du 10 au 14 août dernier pour les 19èmes Championnats d’Afrique d’Athlétisme où le Bénin est revenir bredouille malgré quelques bonnes prestations de Noélie Yarigo qui a échoué en finale des 800 mètres en terminant 5è de la course avec un temps de 2’01’’54. Par la même occasion, elle bat son propre record. D’autres athlètes béninois ont tenté de tutoyer les ténors mondiaux de l’athlétisme mais les réalités du haut niveau sont tout autres. Toutefois, avec ces jeunes, l’avenir est donc prometteur s’il y a un suivi rigoureux et une planification dans la durée.

Le karaté

Un championnat peut en cacher un autre. En effet, du 10 au 16 août derniers, les karatékas béninois étaient sur les tatamis de Dakar (Sénégal) pour prendre part aux 15èmes Championnats d’Afrique de Karaté. Si le Bénin est absent du carré d’As, il aura quand même montré un  meilleur visage. Ce qui lui a permis de revenir au bercail avec deux médailles dont une en Bronze (Kata par équipe) et une en Argent  (Kumité). Un résultat qui permet au Bénin de se positionner à la 8è place au classement général. Il faut souligner que seulement trois athlètes béninois ont participé à ce rendez-vous continental. Il s’agit de Ganiéro océane, Rokiath Moustapha et Joanita Dagnizo. Trois femmes qui ont fait la fierté du karaté béninois au Sénégal. C’est l’Egypte qui a damé le pion aux autres pays en se plaçant en première position avec 13 médailles dont 5 en Or, 3 en Argent et 5 en Bronze. Quant aux représentants béninois, ils méritent d’être  encouragés.

Le ministère des sports, une fois encore indexé
Ces différentes performances, qui loin d’être une satisfaction sur laquelle on doit dormir sur nos lauriers  doivent faire réfléchir les autorités en charge du sport béninois, qui prennent le football comme un sport qui peut décrocher d’ici peu pour le Bénin, un trophée africain (Can cadet, junior, sénior) ou mondial (Coupe du Monde), alors que rien de potable ne se fait à la base au niveau des responsables du sport roi béninois.
Pendant ce temps, les autres disciplines sportives, avec les miettes de subvention (parfois même préfinancée par les présidents de fédération) essaient de toujours hisser les couleurs nationales au firmament lors des différents rendez-vous sportifs.   Le Ministère des sports ne doit pas être celui du football mais de toutes les disciplines sportives. Il y va de l’intérêt de la nation car lorsque le sport roi béninois pleure, ce sont ces disciplines ‘’délaissées’’ qui sauvent vaillamment l’honneur. Cependant, le cas actuel du football béninois doit faire réfléchir les cadres du Ministère des Sports, qui dorénavant doivent miser sur toutes les disciplines sportives. A bon entendeur….   

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